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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2514561

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2514561

mardi 2 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2514561
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantHERVET

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A, ressortissante chinoise, d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 10 novembre 2025. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 9 août et le 22 août 2025, Mme B A, représentée par Me Hervet, demande au juge des référés, statuant par application des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction dans un délai de trois jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle a déposé une demande de renouvellement de titre de séjour le 16 novembre 2024 et que la précédente attestation de prolongation d'instruction qui lui a été délivrée a expiré le 3 juin 2025, qu'elle est injustement exposé à un risque de contrôle et d'interpellation ce qui constitue une atteinte grave à son droit à travailler alors que son employeur souhaite renouveler son contrat, et à son droit à voyager alors qu'elle doit se rendre en Allemagne avec son mari de nationalité allemande pour des raisons familiales au mois d'août.

- la mesure sollicitée est utile dès lors qu'elle lui permettra de poursuivre son activité professionnelle ainsi que ses déplacements personnels ;

- la mesure sollicitée ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 août 2025, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au non-lieu à statuer, dès lors que Mme A s'est vue délivrer une attestation de prolongation d'instruction valable du 11 août 2025 au 10 novembre 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Cordary, première conseillère, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, ressortissant chinoise née le 12 février 1993, a sollicité le 16 novembre 2024 le renouvellement de son titre de séjour valable jusqu'au 1er janvier 2025, et s'est vue délivrer une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 3 juin 2025, qui n'a pas été renouvelée. Par la présente requête, elle demande à la juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

2. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à la présente requête, le préfet des Hauts-de-Seine a délivrer une attestation de prolongation d'instruction à Mme A, valable du 11 août 2025 au 10 novembre 2025, de sorte qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction.

Sur les frais du litige :

3. Il y a lieu, en revanche, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E

Article 1er : Il n'y a pas lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme A.

Article 2 : L'Etat versera la somme de 1 000 euros à Mme A au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressé au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy, le 2 septembre 2025

La juge des référés,

signé

C. CORDARY

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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