LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2516890

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2516890

mercredi 22 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2516890
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantNGOTO

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... pour modifier les mesures d'une précédente ordonnance du 14 août 2025, en raison de l'inexécution par le préfet des Hauts-de-Seine des injonctions de réexamen de sa demande de titre de séjour et de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Constatant que le préfet n'avait pas exécuté ces mesures dans les délais impartis, ce qui constitue un élément nouveau, le tribunal a fait droit à la demande de modification. Il a ainsi prononcé de nouvelles injonctions, assorties d'une astreinte de 200 euros par jour de retard, et a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 septembre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Ngoto, demande à la juge des référés, statuant en application des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) de modifier les mesures ordonnées dans l’ordonnance n° 2513253 rendue le 14 août 2025 par la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise en prononçant une nouvelle injonction au réexamen de sa demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai de sept jours à compter la notification de l’ordonnance à intervenir, assortie d’une astreinte de 200 euros par jour de retard, et une injonction à le munir d’une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler sans délai, assortie de la même astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

Elle soutient que le préfet des Hauts-de-Seine n’a pas exécuté l’ordonnance susvisée rendue par la juge des référés le 14 août 2025 faute d’avoir procédé au réexamen de sa demande et de lui avoir délivré une autorisation provisoire de séjour dans le délai prescrit.

La requête a été communiquée au préfet des Hauts-de-Seine qui n’a pas produit d’observations en défense.

Vu :
- l’ordonnance n° 2513253 rendue le 14 août 2025 par la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;
- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme David- Brochen, juge des référés, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les requêtes en référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience du 3 octobre 2025 à
14 heures.

Le rapport de Mme David-Brochen a été entendu au cours de l’audience publique et la clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

Les parties n’étaient ni présentes, ni représentées.


Considérant ce qui suit :

1. Par une ordonnance n° 2513253 du 14 août 2025, la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisie sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B.... Elle lui a enjoint de réexaminer sa situation dans un délai d’un mois à compter de la mise à disposition de l’ordonnance et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, valable jusqu’à ce qu’il soit procédé au réexamen de sa situation, dans un délai de huit jours à compter de cette mise à disposition. Par la présente requête, Mme B... demande à la juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, de modifier les mesures ordonnées par l’ordonnance de référé du 14 août 2025 susvisée en enjoignant de nouveau au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa demande dans un délai de sept jours et de la munir d’une autorisation provisoire de séjour sans délai, en assortissant ces injonctions d’une astreinte à hauteur de 200 euros par jour de retard.

Sur la demande d’admission à l’aide juridictionnelle provisoire :

2. Aux termes de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique : « Dans les cas d’urgence (…), l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. (…) ». Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu d’admettre la requérante au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :

3. Aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d’un élément nouveau, modifier les mesures qu’il avait ordonnées ou y mettre fin. ».

4. D’une part, les décisions du juge des référés statuant en application de l’article
L. 521-1 du code de justice administrative sont, conformément au principe rappelé à l’article
L. 11 du code de justice administrative, exécutoires en vertu de l’autorité qui s’attache aux décisions de justice. D’autre part, si l’exécution d’une ordonnance prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative peut être recherchée dans les conditions définies par l’article L. 911-4 dudit code, l’existence de cette voie de droit ne fait pas obstacle à ce qu’une personne intéressée demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code précité, de compléter ou de modifier la décision demeurée sans effet. L'inexécution d’une décision juridictionnelle présente le caractère d’un élément nouveau au sens des dispositions de ce dernier article.

5. Il n’est pas contesté par le préfet des Hauts-de-Seine, qui n’a pas produit d’observations en défense et n’était pas présent ni représenté à l’audience, qu’il n’a pas réexaminé la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme B... et qu’il ne l’a pas davantage munie d’une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler depuis la notification de l’ordonnance de référé du 14 août 2025 susvisée. Le préfet n’a donc pas exécuté les injonctions prononcées par la juge des référés dans le délai imparti. Cette inexécution est constitutive d’un élément nouveau au sens de l’article L. 521-4 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu d’assortir l’injonction de réexaminer la demande de Mme B... prononcée par l’ordonnance susvisée d’une astreinte de 200 euros par jour de retard passé un délai de sept jours à compter de la mise à disposition de la présente ordonnance. Il y a lieu, en outre, d’assortir l’injonction de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler prononcée par l’ordonnance susvisée d’une astreinte de 200 euros par jour de retard passé un délai d’un jour à compter de la mise à disposition de la présente ordonnance.

Sur les frais liés au litige :

6.
Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, sous réserve que Me Ngoto renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat et sous réserve de l’admission définitive de sa cliente à l’aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l’Etat le versement à Me Ngoto d’une somme de 800 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans le cas où l’aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme B..., la somme de 800 euros lui sera versée directement.




O R D O N N E :


Article 1er : Mme B... est admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : L’injonction faite au préfet des Hauts-de-Seine, par l’article 3 de l’ordonnance de référé n° 2513253 du 14 août 2025, de réexaminer la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme B... est assortie d’une astreinte de 200 euros par jour de retard passé un délai de sept jours à compter de la mise à disposition de la présente ordonnance.

Article 3 : L’injonction faite au préfet des Hauts-de-Seine, par l’article 3 de l’ordonnance de référé n° 2513253 du 14 août 2025, de délivrer à Mme B... une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler est assortie d’une astreinte de 200 euros par jour de retard passé un délai d’un jour à compter de la mise à disposition de la présente ordonnance.

Article 4 : Sous réserve de l’admission définitive de Mme B... à l’aide juridictionnelle et sous réserve que Me Ngoto renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat, ce dernier versera à Me Ngoto une somme de 800 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l’aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme B... par le bureau d’aide juridictionnelle, la somme de 800 euros lui sera versée directement.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B..., au ministre de l’intérieur et à Me Ngoto.

Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.


Fait à Cergy, le 22 octobre 2025.

La juge des référés,
Signé


L. David-Brochen

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions