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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

155 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

155

Décisions totales

383 581

Ordonnances

251 920

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : ACIEffacer tout
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2414851

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D..., qui s'estime victime de complications suite à sa prise en charge à l'hôpital Henri-Mondor en novembre 2023. L'Assistance publique-hôpitaux de Paris ne s'est pas opposée à cette mesure utile, qui vise à déterminer les responsabilités et l'étendue du préjudice. Un collège d'experts a été désigné pour examiner la conformité des soins aux règles de l'art, l'imputabilité des dommages, et évaluer une éventuelle perte de chance. La demande de l'AP-HP tendant à ce que les frais soient avancés par le requérant a été rejetée comme prématurée.

Avocat : TACITA

9 octobre 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303435

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la chambre des métiers et de l’artisanat des Hauts-de-France et son assureur, la société Axa France Iard, afin d’obtenir réparation des préjudices matériels consécutifs à un incendie survenu le 23 janvier 2019 dans un centre de formation des apprentis. Les requérants recherchaient la responsabilité contractuelle de la région Hauts-de-France, propriétaire du bâtiment mis à disposition, en invoquant un vice de construction à l’origine du sinistre. La région a rejeté cette demande, contestant le caractère contradictoire de l’expertise et l’existence même d’un vice, tout en appelant en garantie les constructeurs et le contrôleur technique sur le fondement de la garantie décennale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’origine de l’incendie n’était pas établie et qu’aucune faute de la région n’était démontrée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE

1 octobre 2025• 6ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2316055

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête indemnitaire de Mme B..., infirmière, qui demandait la condamnation de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour des préjudices financier et moral liés à la régularisation de son congé maladie reconnu comme maladie professionnelle entre 2017 et 2021. Le tribunal estime que l’AP-HP a régularisé la situation de l’agent par des arrêtés rétroactifs et le versement d’une somme de 17 357,32 euros, et que Mme B... n’apporte pas la preuve d’une faute ou d’une insuffisance de cette compensation. La décision s’appuie notamment sur le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.

Avocat : SACILE

29 septembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2206058

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de l'EURL La cave de Babar, qui contestait des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 à 2018. La société avait fait l'objet d'une procédure d'évaluation d'office pour opposition à contrôle fiscal, en application de l'article L. 74 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que l'administration avait légalement mis en œuvre cette procédure, la société ne démontrant pas avoir été privée de la possibilité de présenter ses observations. Les demandes de réduction des impositions et de décharge des pénalités ont donc été rejetées.

Avocat : PACINI

25 septembre 2025• 6ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2206059

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de l'EURL La cave de Babar, qui contestait des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 à 2018. La société soutenait ne pas s'être opposée au contrôle fiscal, mais le tribunal a jugé que l'absence de mise à disposition des documents comptables, due à un défaut de communication de son changement d'adresse par son comptable, constituait une opposition au contrôle justifiant l'évaluation d'office de ses bases imposables. En conséquence, la charge de la preuve du caractère exagéré des impositions incombait à la société, qui n'a pas apporté d'éléments suffisants pour justifier ses écritures comptables ou démontrer l'exagération des bases retenues par l'administration. Les requêtes ont été rejetées, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.

Avocat : PACINI

25 septembre 2025• 6ème Chambre
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2003296

Le Tribunal administratif de Melun a donné acte du désistement d’instance et d’action de la commune de Lagny-sur-Marne, qui demandait la condamnation de la SCCV Carré Balzac au paiement de pénalités de retard pour la livraison d’un parking public. La SCCV Carré Balzac et la société MTR Bâtiment ont accepté ce désistement, et les parties ont convenu de conserver leurs frais respectifs. En conséquence, le tribunal a également pris acte du désistement des conclusions reconventionnelles de la SCCV Carré Balzac et de l’ensemble des demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL RACINE

4 septembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500884

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a été saisi par M. A sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour demander la modification d'une ordonnance du 28 avril 2025, afin que l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivrée soit assortie d'une autorisation de travailler. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que l'injonction initiale impliquait nécessairement le droit de travailler et que l'autorisation délivrée sans cette mention n'avait pas pleinement exécuté l'ordonnance. Constatant que M. A justifiait d'une activité bénévole et de cours de soutien, le juge a fait droit à sa demande en modifiant le dispositif de l'ordonnance pour préciser que l'autorisation provisoire de séjour doit autoriser le travail.

Avocat : DJAFOUR NACIMA

14 août 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508228

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la SNTP Rubans Bleus Pastouret et la SAS Autocars Telleschi pour contester le rejet de leur offre et l'attribution du lot n° 2 d'un marché de transports publics à la société Transdev Bouches-du-Rhône. Le juge a constaté que l'acte d'engagement du lot contesté avait été signé le 15 juillet 2025, postérieurement à l'introduction de la requête. En application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, qui limite les pouvoirs du juge des référés contractuels avant la conclusion du contrat, les conclusions en annulation et en injonction sont devenues sans objet. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté les demandes au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL RACINE MARSEILLE

22 juillet 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2507940

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi en référé par M. B, ressortissant tunisien, afin d’obtenir, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance d’un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le requérant a obtenu le document sollicité et a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Le juge des référés a pris acte de ce désistement par une ordonnance du 16 juillet 2025, sans qu’il soit besoin de statuer sur l’urgence ou le bien-fondé de la demande. Aucune application des textes relatifs au séjour des étrangers ou à l’aide juridictionnelle n’a été nécessaire en l’espèce.

Avocat : TERZAK- GERACI

16 juillet 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2302056

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. Fleurance, qui contestait les impositions supplémentaires et pénalités mises à sa charge en qualité de codébiteur solidaire pour les années 2009 et 2010. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives au recouvrement, faute de réclamation préalable contre un acte de poursuite. Sur le fond, il a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure, de la méconnaissance des droits de la défense et de l'autorité de chose jugée par le juge pénal. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : PACIOCCO

15 juillet 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2507939

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C épouse B, ressortissante tunisienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Alpes-de-Haute-Provence de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a estimé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, à laquelle il ne pouvait faire obstacle sans méconnaître les dispositions de l'article L. 521-3. La demande a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles R. 431-2, R. 431-15-1, R. 432-1 et R. 432-2) et le code de justice administrative.

Avocat : TERZAK- GERACI

10 juillet 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2301197

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de la société CDT Sécurité contestant la délibération du SDIS 81 du 4 novembre 2020 modifiée, qui instaure une participation forfaitaire pour les levées de doute sans action de secours au profit des sociétés de téléassistance. Le tribunal a rejeté les conclusions en annulation de la délibération comme tardives, faute de recours direct dans le délai légal de deux mois suivant sa publication. Il a également jugé irrecevable la demande d'abrogation, la société n'ayant pas démontré un changement de circonstances de droit justifiant une telle demande. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur le fond du moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité.

Avocat : SELARL RACINE BORDEAUX

8 juillet 2025• 1ère Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500490

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux, rendue en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise présentée par des propriétaires bordelais. Ceux-ci allèguent que des travaux de voirie réalisés par Bordeaux Métropole en 2024 sont à l'origine d'infiltrations d'eau dans leur maison. Le tribunal a désigné un expert pour déterminer l'origine et l'étendue des désordres, évaluer les préjudices et identifier les solutions de réparation, sans préjuger des responsabilités. Il a rejeté les demandes de frais de justice et de dépens, estimant qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur ces points dans le cadre de cette mesure d'instruction.

Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE

30 juin 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 505401

Avocat : DJAFOUR NACIMA

26 juin 2025ECLI:FR:CEORD:2025:505401.20250626• Juge des référés
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2305828

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté les requêtes de Mme B contestant les décisions du président du conseil départemental du Nord du 26 mai 2023 et du 20 octobre 2023, qui confirmaient des indus de revenu de solidarité active (RSA) pour un montant total de 13 664,96 euros. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que l'administration avait établi l'absence de résidence en France de la requérante pendant les périodes en cause, justifiant le bien-fondé des indus. Il a également écarté le moyen tiré du droit à l'erreur, estimant que la condition de résidence stable et effective en France, prévue à l'article L. 262-4 du code de l'action sociale et des familles, n'était pas remplie. Les requêtes ont donc été rejetées.

Avocat : SQUILLACI-BAZELA & ASSOCIÉS

24 juin 2025• juge unique (2)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2309730

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté les requêtes de Mme B contestant les décisions du président du conseil départemental du Nord du 26 mai 2023 et du 20 octobre 2023. Ces décisions confirmaient des indus de revenu de solidarité active (RSA) d'un montant total de 13 664,96 euros pour des périodes de 2020 à 2022, en raison de séjours à l'étranger de la requérante. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que l'administration avait correctement établi l'absence de résidence en France, sans que Mme B puisse invoquer un droit à l'erreur en l'absence de bonne foi. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SQUILLACI-BAZELA & ASSOCIÉS

24 juin 2025• juge unique (2)
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504109

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A, qui demandait une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour établir l'imputabilité au service de sa pathologie. Le juge des référés a estimé que cette mesure n'était pas utile, car M. A avait déjà saisi le tribunal d'un recours en excès de pouvoir contre l'arrêté de mise en disponibilité, et que le juge de ce recours pouvait ordonner une telle expertise dans le cadre de ses pouvoirs d'instruction. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'expertise.

Avocat : SELARL RACINE MARSEILLE

6 juin 2025
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301849

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société Edeis Ingénierie comme irrecevable. La société demandait l'annulation de deux titres exécutoires émis par le centre hospitalier La Valette pour recouvrer des sommes dues suite à des condamnations prononcées par des jugements du même tribunal. Le tribunal a jugé que ces titres exécutoires étaient dépourvus de portée juridique propre, car ils visaient uniquement à recouvrer des créances déjà établies par des jugements exécutoires, lesquels constituent des titres exécutoires en vertu de l'article L. 111-3 du code des procédures civiles d'exécution. Par conséquent, ces titres n'étaient pas susceptibles de recours.

Avocat : INTERBARREAUX RACINE

13 mai 2025• 1ère chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2301288

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A et Mme C, propriétaires d’une parcelle traversée par une canalisation d’eau potable communale. Les requérants demandaient l’indemnisation de leurs préjudices matériel et moral ainsi que le déplacement de la canalisation, en invoquant une emprise irrégulière. Le tribunal a jugé que la responsabilité de la commune ne pouvait être engagée, car un arrêté préfectoral du 21 février 2024 avait régularisé la situation en établissant une servitude d’utilité publique. En l’absence de faute et de préjudice direct et certain, les conclusions indemnitaires et à fin d’injonction ont été rejetées.

Avocat : SCP RACINE

12 mai 2025• 3ème chambre
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2507621

Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi par la SCI Mess d’une demande de décharge de taxe sur les logements vacants pour un bien situé à Paris, se déclare incompétent territorialement. Il rappelle que la compétence est déterminée par le siège de l’autorité ayant établi l’imposition, en l’espèce le directeur régional des finances publiques d’Île-de-France et de Paris. En application des articles R. 351-3 et R. 221-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris.

Avocat : PACIOCCO

7 mai 2025