621 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
621
Décisions totales
383 581
Ordonnances
250 120
Avec résumé IA
Avocat : ALBERTINI
Avocat : ALBERTI
Avocat : ALBERTIN
Avocat : ALBERT
Avocat : SCALBERT
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus du préfet de la Drôme de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le requérant, titulaire d'une carte de résident de longue durée UE italienne, sollicitait son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était compétente et suffisamment motivée, et a rappelé que l'obtention d'un tel titre est subordonnée à la possession d'un visa de long séjour, sauf demande dans les trois mois suivant l'entrée en France, condition non remplie par M. A. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 16 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), et l'atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Il a également jugé que l'état de santé de M. A (séropositivité au VIH) ne justifiait pas une erreur manifeste d'appréciation, faute de preuve de l'indisponibilité des soins au Nigeria. La décision s'appuie sur les articles L. 541-1, L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B, ressortissant malien, qui contestait la décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 16 juillet 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d’accueil pour défaut de présentation aux entretiens liés à sa demande d’asile. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute pour le requérant d’avoir apporté des éléments concrets sur sa situation personnelle justifiant une urgence particulière, d’autant que l’audience au fond était fixée au 30 août 2024. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B concernant ses conclusions en annulation et injonction, après que celui-ci a obtenu un titre de séjour en qualité de salarié. La requête initiale visait à contester un arrêté préfectoral de refus de séjour, d’obligation de quitter le territoire et d’interdiction de retour. Le tribunal a rejeté les conclusions restantes au titre des frais d’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A pour contester la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 18 juillet 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. En cours d'instance, l'OFII a rétabli rétroactivement ces conditions, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Il a également rejeté les conclusions accessoires relatives aux frais d'instance, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant mongol, qui contestait un arrêté de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur l'article 12 du règlement UE n° 604/2013, M. C étant titulaire d'un visa allemand périmé depuis moins de six mois, et que la procédure de reprise en charge avait été régulièrement suivie. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire et la méconnaissance des articles 4, 5, 21 et 22 du même règlement, ont été écartés.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Par une ordonnance du 2 août 2024, le tribunal a constaté le désistement d’office du requérant, faute pour celui-ci d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Il a été donné acte de ce désistement, mettant fin à l’instance.