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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

473 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

473

Décisions totales

383 581

Ordonnances

250 510

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : AMILEffacer tout
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302846

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la demande de Mme E... contestant la validité de saisies à tiers détenteurs émises le 30 mars 2023 pour recouvrer des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (2016-2017). La requérante soutenait que les créances n'étaient pas exigibles car l'administration n'avait pas statué sur sa propre réclamation avant l'émission des actes de poursuite. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la réclamation de Mme E... était prématurée et que la décision de rejet de la réclamation de son époux, devenue définitive, rendait les impositions exigibles. La solution s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales, notamment les articles L. 277 et L. 281.

Avocat : SCP CAMILLE ET ASSOCIES

19 novembre 2025• 5ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2312365

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 3 444 euros à M. A..., reconnu prioritaire pour un relogement d’urgence par la commission de médiation le 15 décembre 2021, en raison de la carence fautive de l’administration à exécuter cette décision. Le requérant vivait avec sa famille dans un logement insalubre de 17 m², et la responsabilité de l’État a été engagée à compter du 15 juin 2022, date d’expiration du délai imparti au préfet pour proposer un logement. La solution s’appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article R. 441-16-1 du même code.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : JAMIL

7 novembre 2025• 3ème Chambre (J.U)
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406695

Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision de refus d'entrée sur le territoire national prise le 21 septembre 2024 à l'encontre de M. B..., ressortissant algérien. La juridiction a retenu le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, faute pour l'administration de justifier de la qualité et du grade de l'agent signataire, en méconnaissance des articles L. 332-2 et R. 332-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. La demande de frais de justice présentée par le requérant a été rejetée.

Avocat : BENHAMIDA DJAMILA

7 novembre 2025• 2ème chambre
CAA31Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-24TL00224

Avocat : SCP CAMILLE & ASSOCIES

6 novembre 2025• 1ère chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2301590

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de MM. Bruno A... et Didier Luque, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2017 à 2019, d'un montant total de 108 340 euros. Les requérants soulevaient des moyens relatifs à l'irrégularité de la procédure d'imposition (insuffisance de motivation de la proposition de rectification, défaut de mentions dans les rôles) et au bien-fondé des impositions, soutenant que les sommes perçues constituaient des remboursements de frais professionnels et non des salaires imposables. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que l'administration avait démontré le caractère imposable des sommes en cause. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sans qu'il soit fait droit à la demande de frais de justice.

Avocat : SCP CAMILLE ET ASSOCIES

30 octobre 2025• 5ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2316626

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Opel Automobile GmbH, qui demandait l’annulation d’une décision du 12 avril 2023 du directeur général de l’énergie et du climat. Cette décision imposait des mesures de rappel et de mise en conformité pour 3 659 véhicules Opel Meriva, en raison d’une non-conformité aux normes d’émissions de particules polluantes constatée sur un véhicule testé. Le tribunal a jugé que le prélèvement d’un seul véhicule pour effectuer les tests était légal, car le règlement (UE) n°2018-858 n’exige pas un échantillon statistiquement pertinent pour chaque contrôle individuel. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 8 du règlement et R. 329-10 du code de la route, ainsi que l’erreur manifeste d’appréciation et la violation du principe de proportionnalité, n’étaient pas fondés.

Avocat : CLEARY, GOTTLIEB, STEEN & HAMILTON LLP

30 octobre 2025• 4ème Chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502031

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... tendant à suspendre l’arrêté du 11 février 2025 par lequel la maire de Besançon ne s’est pas opposée à une déclaration préalable de travaux. Le juge a estimé que la condition d’urgence, présumée en matière d’urbanisme, n’était pas renversée, mais qu’en l’état de l’instruction, aucun des moyens soulevés (notamment l’incompétence du signataire, l’absence d’avis de l’architecte des bâtiments de France, et la méconnaissance des articles A1, A2, A3.1, A3.2, A13.2 et A13.3 du règlement du PLU) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande de M. B... a donc été rejetée, sans application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CAMILLE MIALOT AVOCAT

23 octobre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2416661

Le Tribunal administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B..., ressortissant moldave, contestant l’arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 12 octobre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit d’être entendu, l’insuffisance de motivation, et la violation des articles L. 251-1 et L. 233-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, considérant que la décision était légalement fondée sur les dispositions du CESEDA relatives aux citoyens de l’Union européenne et aux membres de leur famille, et que les conditions de proportionnalité et de motivation étaient remplies. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : FORERO VILLAMIL

10 octobre 2025• 6ème chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2300844

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la SAS HVLB, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui octroyer des aides du fonds de solidarité pour la période de février à septembre 2021. La société soutenait que l'administration avait commis une erreur en ne prenant pas en compte le chiffre d'affaires de la SNC Les Ducs, absorbée par transmission universelle de patrimoine, et invoquait une méconnaissance de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que les décisions de rejet n'étaient pas entachées d'illégalité fautive, considérant que l'administration avait fait une exacte application du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. La demande indemnitaire de la SAS HVLB a donc été rejetée.

Avocat : GARNIER CAMILLE

3 octobre 2025• 1ère chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304515

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de la SCI BE & BO, qui sollicitait la condamnation de la commune de Dieppe pour des informations erronées relatives à une procédure de préemption et d’expropriation. Le tribunal a estimé que la responsabilité pour faute de la commune n’était pas engagée, car le refus de préempter et les informations fournies en 2017 n’étaient pas fautifs, la parcelle n’étant alors pas incluse dans le périmètre de la déclaration d’utilité publique. Les préjudices allégués, notamment financiers et de perte de chance, n’ont pas été jugés établis ni en lien direct avec les décisions contestées. La requête a donc été rejetée, ainsi que les conclusions fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : Selarl Camille MIALOT avocats

2 octobre 2025• 2 ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528087

Le Tribunal Administratif de Paris, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par un ressortissant allemand, a annulé l’arrêté du préfet de police du 26 septembre 2025. Cet arrêté prononçait la caducité du droit au séjour de l'intéressé, l'obligeait à quitter le territoire français, lui refusait un délai de départ volontaire et lui interdisait de circuler en France pour 36 mois. Le tribunal a jugé que la menace pour l'ordre public n'était pas établie, faute pour le préfet de produire des éléments suffisants attestant de la matérialité des faits reprochés (incendies volontaires), en application de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FORERO VILLAMIL

2 octobre 2025• 8e Section - MESD
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309349

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A... d'une demande d'indemnisation de 5 000 euros pour le préjudice subi en raison de l'absence de relogement, suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 5 février 2020. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est que l'État est condamné à verser à Mme A... une somme de 5 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, incluant son hébergement précaire et ses difficultés financières. Les textes appliqués sont le code de la construction et de l'habitation, le code de justice administrative, et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : JAMIL

1 octobre 2025• 6ème Chambre (J.U)
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414866

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 1 500 euros à M. A..., reconnu prioritaire pour un relogement d’urgence par la commission de médiation, en raison de la carence fautive de l’administration à lui fournir une offre de relogement dans le délai légal de six mois. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, pour troubles dans les conditions d’existence subis par le requérant, toujours dépourvu de logement et hébergé chez des particuliers. La demande d’aide juridictionnelle provisoire est devenue sans objet, M. A... ayant obtenu l’aide juridictionnelle totale.

Avocat : JAMIL

30 septembre 2025• 3e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414893

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. B... C..., reconnu prioritaire par une commission de médiation, d’une demande d’indemnisation pour l’absence de relogement par l’État. Le tribunal a jugé que la carence du préfet à proposer un logement dans le délai légal de six mois constituait une faute engageant la responsabilité de l’État sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Pour évaluer le préjudice, il a pris en compte la persistance des conditions de logement, la durée de la carence (depuis mars 2022) et la composition du foyer, incluant l’épouse du requérant. L’État a été condamné à verser 2 600 euros à M. B... C... en réparation des troubles dans ses conditions d’existence.

Avocat : JAMIL

30 septembre 2025• 3e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503667

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant sur renvoi du Conseil d’État après annulation partielle d’un précédent jugement, a pris acte du désistement pur et simple de la société Lasserre de ses conclusions tendant à la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’année 2021. Le tribunal a également condamné l’État à verser 1 200 euros à la société au titre des frais d’instance (article L. 761-1 du code de justice administrative), en raison du dégrèvement prononcé par l’administration.

Avocat : SCP CAMILLE ET ASSOCIES

26 septembre 2025
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2516996

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution des décisions de l’université CY Cergy Paris refusant le redoublement en 2e année de licence de droit à M. A B. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (irrégularité de la procédure du jury, défaut de réexamen du recours gracieux, erreur manifeste d’appréciation) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : BARBOSA CAMILLE

25 septembre 2025
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2516192

Le Tribunal Administratif de Montreuil a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 5 janvier 2023 à l'encontre de l'État, pour contraindre le préfet de la Seine-Saint-Denis à loger Mme A... et sa famille sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le logement ayant été attribué le 28 février 2024, le tribunal a fixé le montant de l'astreinte à 6 000 euros pour la période du 1er avril 2023 au 27 février 2024, somme payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Avocat : JAMIL

24 septembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400511

Le Tribunal Administratif de Melun, saisi après renvoi du Conseil d’État, a examiné la légalité d’un permis de construire délivré par le maire de Vincennes pour la surélévation et l’extension d’une maison. Le tribunal a annulé partiellement le permis initial pour méconnaissance des articles UV 11 et UV 12 du plan local d’urbanisme (PLU) relatifs à la hauteur du mur bahut et au stationnement. Le Conseil d’État a annulé le jugement en tant qu’il rejetait le surplus des conclusions, renvoyant l’affaire au tribunal. Dans le cadre du renvoi, le tribunal a également examiné un permis modificatif délivré en 2022, visant à régulariser les vices constatés, et a rejeté les moyens des requérants, confirmant la légalité du permis modificatif.

Avocat : CAMILLE MIALOT AVOCAT

24 septembre 2025• 7ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2314053

Le Tribunal administratif de Melun, dans ses décisions n° 2314053 et n° 2211178, a examiné des recours pour excès de pouvoir formés par le syndicat des copropriétaires du 127 rue Diderot et Mme F D contre deux permis de construire délivrés par le maire de Vincennes à M. A E. Le premier permis, du 11 mai 2020, autorisait la surélévation et l'extension d'une maison, et avait été partiellement annulé par un précédent jugement, annulation confirmée par le Conseil d'État qui a renvoyé l'affaire pour le surplus. Le second permis modificatif, du 19 septembre 2022, visait à régulariser les vices constatés concernant la hauteur du mur-bahut et le nombre de places de stationnement. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles UV 7, UV 11 et UV 12 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) applicable, n'étaient pas fondés, et a appliqué les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour mettre à la charge des requérants les frais de justice.

Avocat : CAMILLE MIALOT AVOCAT

24 septembre 2025• 7ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2404450

Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 3 800 euros à Mme B... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 23 juin 2021. La carence fautive de l'État a été établie à compter du 23 décembre 2021, date d'expiration du délai imparti au préfet pour proposer un logement. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que l'article R. 441-16-1 du même code. La solution retenue est une indemnisation de 3 800 euros, inférieure aux 20 000 euros demandés, en fonction de la durée de la carence et de la composition du foyer (quatre personnes).

Avocat : JAMIL

17 septembre 2025• 5ème Chambre (JU)