155 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
155
Décisions totales
383 581
Ordonnances
251 020
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif d'Orléans a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'arrêt des conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile. Le tribunal a annulé la décision de la directrice territoriale de l'OFII du 23 février 2026, estimant qu'elle était entachée d'une substitution de base légale erronée. La juridiction a jugé que les faits reprochés (déclaration de fuite) relevaient de l'article L. 551-16 du CESEDA (mise à fin des conditions d'accueil) et non de l'article L. 551-15 (refus initial), appliquant également la directive 2013/33/UE.
Avocat : MIAMONECKA
Avocat : RAMON
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La décision fait suite à la demande de la communauté de communes du Pays Fléchois, qui constate d'importants désordres (infiltrations, problèmes d'étanchéité) affectant les menuiseries extérieures d'un pôle petite enfance, suite à des travaux de rénovation. Le juge a estimé que cette mesure d'instruction était utile pour constater les désordres, en déterminer l'origine et évaluer les préjudices, en vue d'éventuelles actions en responsabilité.
Avocat : SELARL DELAGE BEDON LAURIEN HAMON
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante dominicaine, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature régulièrement publié. Il a jugé inopérant le défaut de mention des voies et délais de recours, et a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
Avocat : RADAMONTHE FICHET
Le Tribunal administratif de Nantes statue par ordonnance sur un recours pour excès de pouvoir. La SAS Randstad, ayant initialement demandé l'annulation du refus de l'inspecteur du travail de l'autoriser à ne plus confier de missions à un salarié intérimaire, s'est désistée de sa requête. Le tribunal donne acte de ce désistement et rejette les demandes de prise en charge des dépens présentées par les deux parties, en application des articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL HAMON AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande d'Allianz Iard, agissant en tant qu'assureur subrogé, visant à engager la responsabilité du département du Puy-de-Dôme (assuré par la SMACL) pour un incendie causé par un mineur. La juridiction a jugé que la requête était irrecevable, principalement en raison de la prescription de l'action en responsabilité. Les textes appliqués sont l'article L. 114-1 du code des assurances et l'article R. 411-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP MEUNIER & DAMON
Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé la décision du préfet du 30 novembre 2025 désignant Haïti comme pays de renvoi pour M. A..., ressortissant haïtien. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui prohibe les traitements inhumains ou dégradants. Il s'est fondé sur des rapports des Nations unies et des décisions de la Cour nationale du droit d'asile établissant une situation de violence généralisée et de conflit armé interne sur l'ensemble du territoire haïtien, exposant tout retourné à un risque réel de mauvais traitements.
Avocat : SALAMON SAMY
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête d'une ressortissante turque visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de sa carte de résident et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le séjour en France, interrompu par un retour de quatre ans en Turquie, était insuffisamment ancien et stable pour constituer une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a ainsi jugé que le préfet de Seine-et-Marne n'avait pas méconnu les dispositions de cette convention.
Avocat : TALAMONI
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 mars 2024 retirant sa carte de résident et lui enjoignant de quitter le territoire français. Concernant le retrait, la juridiction a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avait été respectée, l'intéressé ayant été dûment convoqué. Sur l'obligation de quitter le territoire, le tribunal a estimé que cette mesure, au regard des circonstances (une absence prolongée de quatre ans en Turquie), ne constituait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TALAMONI
Désordres affectant la piscine municipale de Maurs (margelles décollées, carreaux fissurés). Le tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, ordonne une expertise pour déterminer l'étendue, les causes et les responsabilités des désordres, ainsi que le coût des travaux de reprise. La demande de la commune est jugée utile dans la perspective d'un litige principal. Les conclusions des parties tendant à ce qu'il soit "donné acte" de leurs protestations et réserves sont rejetées.
Avocat : RAMOND
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de l’association Centre d'équitation de Mallemort, qui contestait des factures d’eau et demandait réparation pour divers préjudices liés à l’alimentation en eau de son centre équestre. La juridiction a rejeté l’ensemble des conclusions de l’association, considérant que la convention signée en 1994 avec la commune était un contrat de droit privé, rendant la juridiction administrative incompétente pour en connaître. En conséquence, le tribunal a également rejeté les demandes d’injonction et de frais de justice, et a condamné l’association aux dépens. Cette décision s’appuie sur les règles de compétence des juridictions administratives, sans application de textes spécifiques mentionnés.
Avocat : TRAMONI-BORONAD
Le Tribunal administratif de La Réunion a été saisi par la SARL SIBEAR d’une demande en décharge et restitution de taxe sur les salaires pour l’année 2021, pour un montant de 4 774 euros. La société s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 22 janvier 2026. Ce désistement étant pur et simple, le magistrat délégué, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, lui a donné acte. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.
Avocat : OLIVIER RAMOND AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Rennes a pris acte du désistement de la SAS Randstad, qui contestait la décision du 16 juillet 2024 par laquelle la ministre du travail avait annulé l'autorisation de ne plus confier de missions à un intérimaire protégé. La requête en excès de pouvoir étant abandonnée, le tribunal a donné acte du désistement sans examiner le fond. Il a également rejeté la demande de l'intérimaire tendant au remboursement de ses frais de justice. Cette ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL HAMON AVOCAT
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 18 juillet 2025 portant refus de séjour et expulsion, ainsi que de l'arrêté du 23 octobre 2025 portant assignation à résidence, présentée par M. B..., ressortissant sri-lankais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les mesures contestées (interdiction de quitter le département et obligation de pointage) ne portant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation pour justifier une suspension. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur de droit quant à la menace pour l'ordre public, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions, compte tenu de la condamnation pénale de l'intéressé pour agression sexuelle sur mineur.
Avocat : MIAMONECKA
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, par une ordonnance du 7 janvier 2026, a donné acte du désistement pur et simple de Mme E..., Mme C... et Mme B... D... de leur requête en plein contentieux. Les requérantes demandaient initialement la condamnation de l’État à leur verser 2 300 euros en réparation d’un préjudice, assortie des intérêts légaux. Le désistement ayant été accepté, le tribunal a constaté qu’aucun obstacle ne s’opposait à cette demande, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : RAMOND
Avocat : SALAMON SAMY
Avocat : DIAMONEKA LEBEAULT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant philippin, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 15 mai 2024 lui refusant un titre de séjour pour soins, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour raisons médicales. Se fondant sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, il a estimé que le préfet avait correctement appliqué ces dispositions. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Avocat : TALAMONI
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale » et la délivrance d’un récépissé l’autorisant à travailler. En cours d’instance, le préfet de police a convoqué l’intéressé pour lui délivrer le récépissé sollicité, ce qui a conduit M. A... à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a condamné l’État à verser 800 euros à M. A... au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MIAMONECKA
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2019 et 2020. La requérante demandait la décharge des impositions résultant de la réintégration de pensions alimentaires versées à ses parents, mais le tribunal a jugé que ses parents ayant leur propre foyer fiscal, elle ne pouvait les déduire. La mise en demeure de payer a été validée, la majoration de 10 % pour retard de paiement étant légalement appliquée sur le montant total dû. La décision s'appuie sur les articles 156 et 1730 du code général des impôts.
Avocat : RAMON