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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

109 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

109

Décisions totales

383 581

Ordonnances

252 720

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : AMONEffacer tout
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601307

Le Tribunal administratif d'Orléans a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'arrêt des conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile. Le tribunal a annulé la décision de la directrice territoriale de l'OFII du 23 février 2026, estimant qu'elle était entachée d'une substitution de base légale erronée. La juridiction a jugé que les faits reprochés (déclaration de fuite) relevaient de l'article L. 551-16 du CESEDA (mise à fin des conditions d'accueil) et non de l'article L. 551-15 (refus initial), appliquant également la directive 2013/33/UE.

Avocat : MIAMONECKA

27 mars 2026• Reconduite à la frontière
CAA13Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA01293

Avocat : RAMON

19 mars 2026• 3ème chambre - formation à 3
123456Suivant »
Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510621

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La décision fait suite à la demande de la communauté de communes du Pays Fléchois, qui constate d'importants désordres (infiltrations, problèmes d'étanchéité) affectant les menuiseries extérieures d'un pôle petite enfance, suite à des travaux de rénovation. Le juge a estimé que cette mesure d'instruction était utile pour constater les désordres, en déterminer l'origine et évaluer les préjudices, en vue d'éventuelles actions en responsabilité.

Avocat : SELARL DELAGE BEDON LAURIEN HAMON

17 mars 2026
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401499

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante dominicaine, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature régulièrement publié. Il a jugé inopérant le défaut de mention des voies et délais de recours, et a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.

Avocat : RADAMONTHE FICHET

26 février 2026• 1ère Chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2102965

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande d'Allianz Iard, agissant en tant qu'assureur subrogé, visant à engager la responsabilité du département du Puy-de-Dôme (assuré par la SMACL) pour un incendie causé par un mineur. La juridiction a jugé que la requête était irrecevable, principalement en raison de la prescription de l'action en responsabilité. Les textes appliqués sont l'article L. 114-1 du code des assurances et l'article R. 411-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP MEUNIER & DAMON

24 février 2026• Chambre 3
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500820

Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé la décision du préfet du 30 novembre 2025 désignant Haïti comme pays de renvoi pour M. A..., ressortissant haïtien. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui prohibe les traitements inhumains ou dégradants. Il s'est fondé sur des rapports des Nations unies et des décisions de la Cour nationale du droit d'asile établissant une situation de violence généralisée et de conflit armé interne sur l'ensemble du territoire haïtien, exposant tout retourné à un risque réel de mauvais traitements.

Avocat : SALAMON SAMY

20 février 2026• 1ère Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404555

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête d'une ressortissante turque visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de sa carte de résident et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le séjour en France, interrompu par un retour de quatre ans en Turquie, était insuffisamment ancien et stable pour constituer une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a ainsi jugé que le préfet de Seine-et-Marne n'avait pas méconnu les dispositions de cette convention.

Avocat : TALAMONI

17 février 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404558

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 mars 2024 retirant sa carte de résident et lui enjoignant de quitter le territoire français. Concernant le retrait, la juridiction a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avait été respectée, l'intéressé ayant été dûment convoqué. Sur l'obligation de quitter le territoire, le tribunal a estimé que cette mesure, au regard des circonstances (une absence prolongée de quatre ans en Turquie), ne constituait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : TALAMONI

17 février 2026• 1ère chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503877

Désordres affectant la piscine municipale de Maurs (margelles décollées, carreaux fissurés). Le tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, ordonne une expertise pour déterminer l'étendue, les causes et les responsabilités des désordres, ainsi que le coût des travaux de reprise. La demande de la commune est jugée utile dans la perspective d'un litige principal. Les conclusions des parties tendant à ce qu'il soit "donné acte" de leurs protestations et réserves sont rejetées.

Avocat : RAMOND

29 janvier 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2201357

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de l’association Centre d'équitation de Mallemort, qui contestait des factures d’eau et demandait réparation pour divers préjudices liés à l’alimentation en eau de son centre équestre. La juridiction a rejeté l’ensemble des conclusions de l’association, considérant que la convention signée en 1994 avec la commune était un contrat de droit privé, rendant la juridiction administrative incompétente pour en connaître. En conséquence, le tribunal a également rejeté les demandes d’injonction et de frais de justice, et a condamné l’association aux dépens. Cette décision s’appuie sur les règles de compétence des juridictions administratives, sans application de textes spécifiques mentionnés.

Avocat : TRAMONI-BORONAD

29 janvier 2026• 3ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2418938

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant philippin, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 15 mai 2024 lui refusant un titre de séjour pour soins, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour raisons médicales. Se fondant sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, il a estimé que le préfet avait correctement appliqué ces dispositions. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : TALAMONI

8 décembre 2025• 1ère Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532721

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale » et la délivrance d’un récépissé l’autorisant à travailler. En cours d’instance, le préfet de police a convoqué l’intéressé pour lui délivrer le récépissé sollicité, ce qui a conduit M. A... à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a condamné l’État à verser 800 euros à M. A... au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MIAMONECKA

3 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305336

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2019 et 2020. La requérante demandait la décharge des impositions résultant de la réintégration de pensions alimentaires versées à ses parents, mais le tribunal a jugé que ses parents ayant leur propre foyer fiscal, elle ne pouvait les déduire. La mise en demeure de payer a été validée, la majoration de 10 % pour retard de paiement étant légalement appliquée sur le montant total dû. La décision s'appuie sur les articles 156 et 1730 du code général des impôts.

Avocat : RAMON

27 novembre 2025• 6ème Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2307821

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SAS Funécap Topco, qui demandait le rétablissement de ses déficits reportables pour les exercices 2015 et 2016. La société contestait la remise en cause, par l'administration fiscale, de la déduction d'intérêts sur des obligations convertibles émises à un taux de 12 %, au motif que ce taux n'était pas conforme aux conditions normales de marché. Le tribunal a appliqué les dispositions combinées du 3° du 1 de l'article 39 et du a du I de l'article 212 du code général des impôts, qui limitent la déduction des intérêts versés à des entreprises liées au taux de marché de référence. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la société, y compris celles relatives aux dépens et aux frais d'instance.

Avocat : CABINET RAMOND OLIVIER AVOCAT

18 novembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403079

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Facilit’Rail France, qui demandait l’annulation du refus de l’inspecteur du travail d’autoriser le licenciement de M. B..., salarié protégé, ainsi que du rejet de son recours hiérarchique par le ministre du travail. Le tribunal a jugé que la décision de l’inspecteur du travail était suffisamment motivée au regard de l’article R. 2421-12 du code du travail. Il a également estimé que la société n’avait pas respecté un délai aussi court que possible pour présenter sa demande d’autorisation de licenciement après la mise à pied conservatoire, en méconnaissance des exigences de l’article R. 2421-14 du code du travail.

Avocat : LAMONICA

4 novembre 2025• 1ère chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2502722

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative par M. et Mme C..., qui contestaient un arrêté du maire de Riom autorisant la construction d’un immeuble collectif. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance des règles de hauteur maximale (9 mètres) et d’implantation prévues par le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), ainsi qu’une erreur substantielle dans l’affichage du permis. La juridiction a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie en raison de la tardiveté du recours, les requérants ayant eu connaissance du projet dès décembre 2024. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les articles UR 3, UR 4 et UR 6 du règlement du PLUi.

Avocat : MEUNIER ET DAMON

10 octobre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510995

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en urgence sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et L. 300-1 du même code, a été saisi par M. B A, reconnu prioritaire et devant être logé en urgence par la commission de médiation de la Loire-Atlantique le 7 novembre 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée à M. A dans le délai légal de six mois, le tribunal a fait droit à sa demande. Il a enjoint au préfet de la Loire-Atlantique d'attribuer un logement à M. A, sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter d'un délai de trois mois suivant la notification du jugement.

Avocat : HAMON

9 septembre 2025• Président 7 : Mme BERIA-GUILLAUMIE - R. 222-13
TA104Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2500163

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie annule l'arrêté du 2 janvier 2025 par lequel le maire de Dumbéa a infligé à M. A, caporal sapeur-pompier, une sanction de mise à pied avec suspension de salaire de trois mois. La décision est annulée pour insuffisance de motivation, car elle se borne à évoquer la "gravité des faits reprochés" sans les préciser, en méconnaissance des articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et 56 de l'arrêté du 22 août 1953. Le tribunal admet provisoirement M. A au bénéfice de l'aide judiciaire et fixe à 4 le nombre d'unités de valeur pour l'indemnité de son avocat.

Avocat : HAMON

14 août 2025• 1ère CHAMBRE
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505651

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le requérant, dont la première demande d'asile avait été rejetée, avait déposé une nouvelle demande qui a été qualifiée de demande de réexamen, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 515-15 (3°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant la décision de l'OFII légalement motivée et non entachée d'erreur de droit ou d'appréciation.

Avocat : DIAMONEKA-LEBEAULT

29 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206842

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. B, qui contestait la suspension de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) par la caisse d'allocations familiales du Val-de-Marne. La juridiction a jugé la requête irrecevable, car M. B n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles avant de saisir le tribunal. Par conséquent, les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : CHAMON

17 juillet 2025• 8ème chambre