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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 782 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 782

Décisions totales

383 581

Ordonnances

249 377

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ANDREEffacer tout
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509066

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur la demande du préfet du Haut-Rhin, a ordonné l'expulsion de Mme C... du logement qu'elle occupait sans titre au sein du centre d'accueil de demandeurs d'asile (CADA) Adoma Les Vignes à Colmar. La juridiction a fait droit à la requête préfectorale sur le fondement des articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, en raison de l'urgence et de l'absence de contestation sérieuse, le maintien de l'intéressée entravant l'accueil de nouveaux arrivants. Le tribunal a rejeté les moyens de défense de Mme C... tirés de l'incompétence du juge administratif et de l'atteinte à son droit au logement et à sa vie familiale.

Avocat : CABINET MONHEIT-ANDRE-MAI

26 novembre 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509271

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur la demande du préfet du Haut-Rhin, a ordonné l'expulsion de la famille A... du logement HUDA qu'elle occupait sans droit. La juridiction a estimé que la mesure était urgente et utile, le maintien de la famille faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile dans un contexte de pénurie de places. Elle a écarté l'exception d'incompétence et les moyens tirés de l'atteinte au droit au logement et à la vie familiale, en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET MONHEIT-ANDRE-MAI

26 novembre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2105443

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi de deux requêtes (n° 2105443 et 2105444) visant à annuler un permis de construire initial (24 décembre 2020) et un permis modificatif (1er décembre 2021) délivrés par la maire d’Aix-en-Provence à la SCI Molfino pour la restauration et la surélévation d’un immeuble. Les requérants, voisins du projet, invoquaient notamment l’incomplétude du dossier, la méconnaissance du plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) et des règles de hauteur. Le tribunal a rejeté les requêtes, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les permis respectaient les dispositions du code de l’urbanisme et du PSMV applicables.

Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT

25 novembre 2025• 10eme Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306845

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, était saisi par la SARL Air Attack Technologies d’une demande de remboursement d’un crédit de TVA de 55 800 euros. L’administration fiscale avait compensé cette créance avec des rappels d’impôts contestés par la société, sans lui notifier l’avis de compensation prévu à l’article R. 257 B-1 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l’absence de notification de cet avis n’est pas prescrite à peine de nullité et que la créance du comptable public était liquide et exigible, permettant la compensation sur le fondement de l’article L. 257 B du même code. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de la directive TVA et des principes de neutralité fiscale et de confiance légitime.

Avocat : ANDRE & ASSOCIES (AVOCATS)

24 novembre 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2402711

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, a examiné la requête de la SARL Air Attack Technologies contestant un avis de compensation du 27 novembre 2023. Par cet avis, l'administration fiscale avait compensé un crédit de TVA de 33 564 euros dû à la société avec des dettes fiscales antérieures. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'administration, jugeant que la consignation de la somme litigieuse ne privait pas le litige d'objet. Sur le fond, il a annulé l'avis de compensation au motif que les créances fiscales de l'administration n'étaient pas liquides et exigibles, la société ayant obtenu un sursis de paiement pour les dettes contestées. Cette solution est fondée sur les articles L. 257 B et R. 257 B-1 du livre des procédures fiscales, qui exigent que les créances soient liquides et exigibles pour permettre une compensation.

Avocat : ANDRE & ASSOCIES (AVOCATS)

24 novembre 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2206201

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SARL Air Attack Technologies, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés et de TVA pour les exercices 2016 et 2017. La société invoquait une irrégularité de la procédure de vérification, notamment le non-respect du contradictoire et l'absence de débat oral, ainsi que le mal-fondé des redressements. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que les chefs de rectification étaient justifiés, en application des dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales. La demande de décharge a donc été rejetée.

Avocat : ANDRE & ASSOCIES (AVOCATS)

24 novembre 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304964

Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la demande de M. D... et Mme E... tendant à être déchargés des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2016 et 2017. Le tribunal a jugé que les moyens relatifs à la régularité de la procédure de vérification de comptabilité de la SARL Air Attack Technologies étaient inopérants en raison du principe d'indépendance des procédures fiscales. Il a également estimé que les propositions de rectification des 18 décembre 2019 et 24 septembre 2020 étaient suffisamment motivées au sens des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : ANDRE & ASSOCIES (AVOCATS)

24 novembre 2025• 2ème chambre
CAA13Décision

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA01490

Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT-COLLIN

24 novembre 2025• 1ère chambre - formation à 3
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2300227

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de l’association « Le collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest » qui demandait l’annulation du refus du préfet d’Ille-et-Vilaine de lui délivrer un agrément au titre de l’article L. 141-1 du code de l’environnement. Le tribunal a jugé que, bien que l’objet statutaire de l’association relève de la protection de l’environnement, ses activités effectives et publiques attestent qu’elle œuvre principalement pour la défense des victimes des pesticides, et non à titre principal pour la protection de l’environnement au sens des articles L. 141-1 et R. 141-2 du code de l’environnement. Par conséquent, la décision de refus n’est pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

20 novembre 2025• 3ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2300540

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du 10 novembre 2022 par laquelle La Poste avait refusé de reconnaître la pathologie de l’épaule de Mme A... comme maladie professionnelle. Le tribunal a retenu que cette décision était entachée d’incompétence, faute pour le signataire de justifier d’une délégation de pouvoir régulièrement publiée à la date de l’acte. La requérante était agent titulaire de La Poste et sollicitait la reconnaissance de sa maladie au titre du tableau 57A des maladies professionnelles. Le jugement s’appuie notamment sur l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT

19 novembre 2025• 7ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405166

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... qui demandait l’annulation du refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le juge a estimé que les troubles psychiques et la perte d’autonomie invoqués par le requérant ne caractérisaient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied au sens de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue s’appuie sur les critères stricts de l’arrêté du 3 janvier 2017, qui exigent notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique pour les déplacements extérieurs.

Avocat : WAHRHEIT MARC-ALEXANDRE

19 novembre 2025• 5ème Chambre (JU)
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500205

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de M. C... contestant le refus du CIVEN de l'indemniser pour un cancer du colon qu'il attribue aux essais nucléaires. Le tribunal rappelle que, selon la loi du 5 janvier 2010 modifiée, le demandeur bénéficie d'une présomption de causalité s'il remplit les conditions de temps, de lieu et de pathologie. Cette présomption ne peut être renversée que si l'administration prouve que la dose annuelle reçue était inférieure à 1 mSv. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement applique les dispositions des lois n° 2010-2 et n° 2018-1317 relatives à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

18 novembre 2025• 1ère Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305328

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de Mme B..., qui sollicitait la condamnation du département des Alpes-de-Haute-Provence à l’indemniser pour le préjudice résultant de la fermeture prolongée d’une portion de la route départementale 111. Le tribunal a jugé que l’allongement de parcours et les difficultés d’accès à sa propriété, bien que réels, ne constituaient pas une sujétion anormale et spéciale excédant les charges normalement supportées sans indemnité, excluant ainsi l’engagement de la responsabilité sans faute de la collectivité. Il a également écarté le moyen tiré d’un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public. En conséquence, les conclusions indemnitaires, ainsi que les demandes d’injonction et d’astreinte, ont été rejetées.

Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT

14 novembre 2025• 5ème Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2500995

Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. B..., ressortissant turc, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte les moyens d'insuffisance de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que la procédure a respecté les garanties applicables. Il juge que le requérant n'a pas été empêché de présenter ses observations avant la décision, conformément à l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : ANDRE

14 novembre 2025• 1ère Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2303530

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme B... contestant un titre exécutoire émis par le recteur de l'académie de Strasbourg pour un montant de 1 643,24 euros. Le tribunal a constaté que le recteur avait annulé ce titre le 7 juin 2023, rendant les conclusions en annulation sans objet. Il a rejeté la demande de remboursement de 1 852,27 euros, car cette somme, prélevée sur salaire en 2019, était sans lien avec le titre exécutoire annulé. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 500 euros à Mme B... pour frais d'instance.

Avocat : ALEXANDRE - LÉVY - KAHN - BRAUN & ASSOCIÉS

13 novembre 2025• 4ème Chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400437

Le Tribunal Administratif de Limoges était saisi par la société Nexelec d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de l’OPH Creusalis de lui communiquer les caractéristiques de l’offre retenue et les certifications de l’attributaire, en application de l’article R. 2181-2 du code de la commande publique. La société demandait également l’annulation du marché attribué à la société Safe Home Detector et l’indemnisation de son préjudice. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête, considérant que le refus de communication n’était pas fondé sur un motif erroné et que les moyens tirés de l’irrégularité de l’offre et de l’erreur manifeste d’appréciation n’étaient pas établis. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes d’annulation du marché ni d’indemnisation.

Avocat : ANDREANI - HUMBERT

13 novembre 2025• 1ère chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2201934

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A... contre l'arrêté du maire du Tholonet du 5 janvier 2022 s'opposant à sa déclaration préalable pour un court de tennis. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que la décision n'était pas purement confirmative compte tenu des évolutions du projet. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté au motif que le maire avait commis une erreur d'appréciation en estimant que le projet portait atteinte au caractère des lieux avoisinants au sens de l'article N11 du plan local d'urbanisme et de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. En conséquence, il a enjoint à la commune de délivrer une décision de non-opposition dans un délai d'un mois et a condamné la commune à verser 1 500 euros à M. A... au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT

12 novembre 2025• 4ème Chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501732

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A... B..., ressortissant comorien, contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré ses allégations de précarité administrative et de risques professionnels. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : WANDREY STEFAN

12 novembre 2025
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501730

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... visant à suspendre la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré l'invocation de sa vie privée et familiale et d'un projet de voyage. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d'injonction ont été rejetées, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : WANDREY STEFAN

12 novembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519179

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du maire de Colombes refusant de retirer un permis de construire délivré en 2023. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les travaux étant très avancés et le requérant ayant attendu deux ans pour agir, et que les moyens invoqués (fraude sur les données altimétriques et le nombre d'arbres abattus) ne créaient pas de doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes relatifs au code de l'urbanisme (articles UB10, UB7.3, UB13 du PLU) en raison de l'absence d'urgence caractérisée.

Avocat : JACQUES-ALEXANDRE BOUBOUTOU

10 novembre 2025