2 410 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 410
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 470
Avec résumé IA
Avocat : CARMIER
Avocat : ARMAND
Avocat : CABINET D'AVOCATS PARME
Avocat : DARMON
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 11 février 2025 par laquelle le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. A... vers Malte, responsable de l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a jugé que le droit à l’information prévu à l’article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 avait été méconnu, faute pour l’administration de démontrer que la brochure d’information avait été remise au requérant dans une langue qu’il comprend. Cette irrégularité a été considérée comme substantielle, privant l’intéressé d’une garantie essentielle. En conséquence, la décision de transfert a été annulée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête.
Avocat : CLEMENT D'ARMONT
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités bulgares, responsables de l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que de l’article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, en application du règlement Dublin III et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : ARMAND LIONEL
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B A pour contester le refus de la commune de Saint-Malo de supprimer un plateau surélevé situé boulevard de la Rance. Le requérant s'est toutefois désisté purement et simplement de sa requête le 4 avril 2025. Par ordonnance du 8 avril 2025, le tribunal, statuant sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : SOCIETE DAVOCATS SEBAN ARMORIQUE
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C A, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Ain. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la préfète avait valablement exercé son pouvoir discrétionnaire de régularisation, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation. Il a également estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale du requérant. La solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MARMIN
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A pour contester le refus de la commune de Beaussais-sur-Mer de supprimer deux ralentisseurs. Par un mémoire du 4 avril 2025, le requérant s'est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A, ressortissant roumain, contestant l’arrêté du préfet du Nord du 2 avril 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature régulièrement publié. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur la légalité de la décision au regard des articles L. 251-1 à L. 251-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que des stipulations de la convention européenne des droits de l’homme et de la convention internationale des droits de l’enfant.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le recours de M. A C contre l'arrêté du préfet du Nord du 14 juin 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité de la procédure devant le collège de médecins de l'OFII et une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision de refus était suffisamment motivée, que la procédure collégiale avait été respectée et que l'état de santé de M. C ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour. Par conséquent, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
Avocat : SELARL PARME AVOCATS
Avocat : CARMOUSE
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant irakien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 29 janvier 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que des articles 17 et 18 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur l'acceptation par l'Allemagne de la reprise en charge de l'intéressé.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. B A, qui contestait le rejet par l'administration fiscale de la déduction d'une perte en capital de 214 940 euros, subie suite à un investissement frauduleux aux États-Unis, de ses revenus fonciers français de 2017. Le tribunal a jugé que, selon la loi fiscale française, les déficits constitués par des pertes en capital ne sont pas déductibles du revenu global. Il a également écarté l'application de la convention fiscale franco-américaine, estimant que celle-ci ne permet pas l'imputation de déficits américains sur le revenu français. La requête a donc été rejetée.
Avocat : DE LARMINAT
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète du Loiret refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A, ressortissant malien reconnu réfugié. Le juge a considéré que l'urgence était présumée en raison de la qualité de réfugié du requérant et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, la préfète n'ayant pas délivré la carte de résident dans les délais légaux prévus par les articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, sous astreinte.
Avocat : LARMANJAT