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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 821 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 821

Décisions totales

383 581

Ordonnances

249 624

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ARMEffacer tout
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512685

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C..., ressortissant soudanais, qui contestait l'arrêté du 19 décembre 2025 du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était légale, notamment en ce qu'elle ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), en l'absence de preuve de défaillances systémiques en Italie. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. C..., incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

9 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512363

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet du Nord du 17 décembre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant que la décision était suffisamment motivée au regard des critères de l’article L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Il a également rejeté l’exception d’illégalité de l’obligation de quitter le territoire sous-jacente, celle-ci étant devenue définitive. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en prononçant cette interdiction, compte tenu de l’absence de circonstances humanitaires et de la menace à l’ordre public constituée par le maintien irrégulier de l’intéressé.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

8 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300515

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. et Mme C... qui demandaient l’annulation d’un permis d’aménager délivré le 9 novembre 2020 par le maire de Montbeton pour la création d’un lotissement de vingt-et-un lots et sept logements sociaux. Les requérants contestaient notamment l’insuffisance du dossier de demande concernant l’organisation des accès et la méconnaissance de l’article L. 332-15 du code de l’urbanisme. Le tribunal a jugé que le dossier était suffisant, les accès étant décrits par les plans et la notice, et que le pétitionnaire bénéficiait d’une servitude de passage pour la viabilisation, sans que le maire ait à imposer des prescriptions supplémentaires. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles R. 441-3 et L. 332-15 du code de l’urbanisme.

Avocat : CABINET DECHARME

8 janvier 2026• 3ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523797

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d’Oise refusant un titre de séjour à M. B..., ressortissant algérien. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’accord franco-algérien et l’erreur manifeste d’appréciation, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondée sur un trouble à l’ordre public lié à une fraude au mariage. La condition d’urgence n’a pas été examinée, le rejet étant prononcé sur le fond. Les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers ont été appliqués.

Avocat : MARMIN

7 janvier 2026
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511297

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. E... C..., ressortissant soudanais, qui contestait l’arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation, et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ainsi que du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert fondée sur l’article 13.1 du règlement Dublin III, après accord implicite des autorités italiennes.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

7 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514989

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait la délivrance d’un titre de séjour portant la mention « entrepreneur / profession libérale » alors qu’il exerçait une activité salariée et sollicitait un titre portant la mention « vie privée et familiale ». Le juge a constaté l’urgence et l’utilité de la mesure, le titre délivré ne correspondant pas à la situation professionnelle du requérant et faisant obstacle à son activité de salarié intérimaire. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à M. B... un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois, et a condamné l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : CARMIER

7 janvier 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522279

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour les filles de Mme G..., ressortissante congolaise reconnue réfugiée. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 561-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La condition d'urgence n'a pas été examinée.

Avocat : HARMES RAYSSA

6 janvier 2026
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405529

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation collégiale (6ème chambre), a annulé la décision implicite du préfet des Alpes-Maritimes refusant la délivrance d’un titre de séjour à Mme A..., épouse B..., ressortissante marocaine. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, en raison de l’atteinte disproportionnée portée à sa vie privée et familiale, compte tenu de sa résidence en France avec son mari, titulaire d’un titre de séjour, et leurs deux enfants nés en France. La solution retenue est l’annulation de la décision attaquée pour excès de pouvoir.

Avocat : DARMON

6 janvier 2026• 6ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2506316

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 20 février 2025 refusant son admission au séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a annulé l'arrêté au motif que la décision de refus de séjour méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée portée à la vie privée et familiale du requérant. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour ont également été annulées. Le jugement s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : CARMIER

6 janvier 2026• 7ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523265

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. B..., ressortissant thaïlandais, à un rendez-vous en préfecture dans un délai d’un mois pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le juge a retenu l’urgence et l’utilité de la mesure, en raison d’un délai anormalement long de plus de deux ans pour obtenir un rendez-vous, plaçant le requérant dans une situation de précarité administrative. L’État a également été condamné à verser 800 euros à M. B... au titre des frais de justice. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MARMIN

5 janvier 2026
CAA31Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL00801

Avocat : SCP D'AVOCATS MICHEL LABROUSSE - CELINE REGY - FRANCOIS ARMAND & ASSOCIES

31 décembre 2025• 1ère chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502850

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. C..., ressortissant guinéen, contestant un arrêté préfectoral du 20 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions contestées sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

31 décembre 2025• 3ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2511330

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour d'un an pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, notamment au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : MARMIN

30 décembre 2025• 5ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2206388

Le Tribunal Administratif de Lille a condamné l’État à verser 1 000 euros à Mme A... pour le préjudice moral résultant de l’illégalité d’un refus de renouvellement de titre de séjour (arrêté du 31 août 2018), annulé pour erreur manifeste d’appréciation. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de cette faute, mais les autres préjudices (matériel et trouble dans les conditions d’existence) n’ont pas été jugés établis ou en lien direct avec l’illégalité. La somme allouée est assortie des intérêts au taux légal à compter du 21 juin 2022. Les textes appliqués sont le code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

30 décembre 2025• 1ère Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2207664

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la demande indemnitaire de Mme A..., qui sollicitait 13 000 euros en réparation des préjudices résultant de l'illégalité du refus de renouvellement du titre de séjour de sa fille. La requérante n'a pas démontré de lien de causalité direct et certain entre la faute commise par le préfet du Nord et les préjudices allégués (moral, matériel et trouble dans les conditions d'existence), d'autant qu'elle-même bénéficiait d'un titre de séjour valide. La solution retenue s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute de l'État, sans application de textes spécifiques.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

30 décembre 2025• 1ère Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2504063

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. B..., ressortissant européen, contestant un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation de trois ans. Lors de l’audience, le requérant a abandonné ses conclusions contre l’obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination, ne contestant plus que le refus de délai de départ volontaire et l’interdiction de circulation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet avait justifié le refus de délai de départ volontaire par la menace à l’ordre public que constituait M. B..., et que l’interdiction de circulation était fondée sur l’absence de droit au séjour en raison de ressources insuffisantes. La décision s’appuie sur les articles L. 251-3 et L. 233-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : CARMAGNANI

29 décembre 2025• Reconduites à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2400454

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B... d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 9 août 2022, qui avait annulé un arrêté préfectoral de refus de séjour et de reconduite à la frontière, et enjoint au préfet du Nord de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Constatant que le préfet n’avait pas exécuté cette injonction, le tribunal a prononcé une astreinte de 150 euros par jour à son encontre, à défaut d’exécution dans un délai d’un mois. La décision se fonde sur les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, qui permettent d’assurer l’exécution des jugements.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

29 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307755

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante vietnamienne, qui contestait le rejet implicite de sa demande de carte de séjour temporaire « entrepreneur / profession libérale ». La requérante invoquait une erreur manifeste d’appréciation et un défaut d’examen individuel de sa situation. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l’atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale n’était pas soulevé et qu’aucun défaut d’examen n’était établi. S’agissant du fond, il a estimé que Mme A. n’apportait pas la preuve de la viabilité économique de son activité de prothésie ongulaire, condition requise par l’article L. 421-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : DARMON BENJAMIN

26 décembre 2025• 9ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2305640

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant à M. B... A..., ressortissant centrafricain, l’admission au séjour. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue est l’annulation de la décision implicite de rejet.

Avocat : SELARM SMETH

24 décembre 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313482

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante vietnamienne, qui demandait l'annulation de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant". Le tribunal a jugé que la demande de renouvellement, présentée après l'expiration du titre de séjour et hors des délais prévus par l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), devait être regardée comme une première demande. Par conséquent, la décision implicite de refus ne faisait pas grief et les conclusions à fin d'annulation étaient irrecevables.

Avocat : DARMON BENJAMIN

24 décembre 2025• 2ème chambre