3 106 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 106
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 827
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant ivoirien, d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement, et que la délivrance d'une simple attestation de prolongation d'instruction ne suffisait pas à renverser cette présomption. La solution retenue est que l'urgence est caractérisée, ouvrant la voie à un examen des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-22 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : GHANASSIA
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C... contre le courrier de l'OFII lui notifiant la fin de son hébergement pour demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que ce courrier constituait une simple mesure d'information faisant suite à la perte du droit au maintien sur le territoire, et non une décision faisant grief, rendant la requête irrecevable. Il a également considéré que la notification était régulière et que la reconnaissance ultérieure du statut de réfugié à sa fille n'avait pas d'effet rétroactif sur la situation de M. C... à la date de la notification. La demande a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. B..., ressortissant arménien, faute pour la préfète du Rhône d'avoir communiqué les motifs de ce refus malgré la demande de l'intéressé. Cette annulation est fondée sur les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois. La délivrance d'une autorisation provisoire de séjour postérieure au refus implicite n'a pas privé d'objet le recours.
Avocat : HASSID
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. D..., ressortissant marocain, qui contestait son expulsion et le retrait de sa carte de résident. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral du 11 décembre 2024 était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que la mesure d'expulsion était justifiée par la menace grave pour l'ordre public que constituait la présence de M. D..., en raison de ses condamnations pénales, et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les articles L. 631-1, L. 631-2 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DJERMOUNE YASSINE
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. E... contestant l'arrêté du 17 décembre 2025 du préfet d'Ille-et-Vilaine l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et fondé sur un examen complet de la situation. Il a jugé que la mesure ne méconnaissait ni l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. C... d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant convoqué l'intéressé à un rendez-vous en cours d'instance, le juge a constaté que la demande d'injonction était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. L'État, considéré comme partie perdante, a été condamné à verser 600 euros à l'avocat de M. C... au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : GHANASSIA
Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement de Mme A..., qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour par la préfète de l'Isère. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée de l'ensemble de ses demandes. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du même code, constate ce désistement sans examiner le fond du litige.
Avocat : GHANASSIA
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme B... d'une demande d'exécution de son jugement du 7 janvier 2025, qui avait annulé un refus implicite de titre de séjour et enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer sa demande. En cours d'instance, la préfète a pris une nouvelle décision explicite de refus le 24 décembre 2025. Le tribunal a constaté que cette décision explicite exécutait entièrement le jugement initial, rendant la demande d'exécution sans objet. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande et rejeté les conclusions accessoires de Mme B... fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative.
Avocat : HASSID
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B... d'une demande d'exécution d'un jugement du 7 janvier 2025 qui enjoignait à la préfète du Rhône de réexaminer sa demande de titre de séjour. La préfète a pris une nouvelle décision explicite de refus le 24 décembre 2025, ce qui a permis d'exécuter l'injonction de réexamen. Le tribunal a constaté que le jugement initial était ainsi entièrement exécuté et a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d'exécution. La demande de frais de justice présentée par M. B... a été rejetée.
Avocat : HASSID
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté du 12 décembre 2025 par lequel le préfet de Saône-et-Loire l'avait assignée à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la mesure était légale, car fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'existence d'un enfant français né en 2024 ne constituait pas un changement de circonstances faisant obstacle à l'éloignement, faute de contribution effective de la requérante à son entretien et à son éducation. La solution retenue confirme la validité de l'assignation à résidence et écarte les moyens de défaut de motivation et de disproportion des modalités de contrôle.
Avocat : DJERMOUNE YASSINE
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande de la préfète de l’Isère visant à liquider définitivement l’astreinte prononcée le 29 novembre 2024 à l’encontre de l’État pour le logement de M. B.... Le tribunal a jugé que le refus par M. B. d’un logement proposé le 28 novembre 2024 à Eybens n’était pas légitime, car le logement était adapté à ses besoins et aucune circonstance particulière ne justifiait ce refus. En conséquence, l’État était délié de son obligation de relogement avant le début de l’astreinte, rendant la demande de liquidation sans objet. La décision s’appuie sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Avocat : GHANASSIA
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé suspension de M. et Mme G... F... A... contre un permis de construire délivré par la commune de la Ferté-Alais. Les requérants invoquaient l'urgence liée au risque de chute d'un arbre et un doute sérieux sur la légalité du permis, notamment en raison d'une perte d'ensoleillement et d'une méconnaissance du PLU. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : EL MOUNTASSIR
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme et M. G... F... A... qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par la commune de la Ferté-Alais. Le juge a rappelé qu'il n'entre pas dans l'office du juge des référés de prononcer l'annulation d'une décision administrative, rendant ces conclusions irrecevables. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans instruction contradictoire ni audience publique.
Avocat : EL MOUNTASSIR
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Ravaltex. Celle-ci contestait le rejet de sa candidature pour le lot n°6 d'un marché public de travaux de la commune de Villeurbanne, invoquant un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le juge a estimé que la commune n'avait pas commis de manquement à ses obligations de publicité et de mise en concurrence, dès lors que la société ne justifiait pas des certifications Qualibat exigées par le règlement de la consultation. La demande de la société Ravaltex a donc été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Avocat : OUZZINE YASSINE
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A..., ressortissant surinamien, contestant l'arrêté du préfet de l'Aube refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait pu légalement se fonder sur l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu des condamnations pénales de l'intéressé pour trafic de stupéfiants, caractérisant une menace à l'ordre public. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés, la présence des enfants en France et l'activité professionnelle du requérant n'étant pas suffisantes pour renverser cette appréciation. En conséquence, la décision portant obligation de quitter le territoire français a été jugée légale, et l'ensemble des conclusions de M. A... a été rejeté.
Avocat : OURIRI NASSIRA
Le Tribunal administratif de Mayotte a pris acte du désistement de M. A... de sa requête en annulation d’une sanction d’exclusion temporaire de 18 mois infligée par La Poste. Ce désistement est intervenu en application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d’un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. La solution retenue est donc le constat du désistement d’office, sans examen au fond de la légalité de la sanction.
Avocat : SADASSIVAM
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A..., père d'un enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous 30 jours, sous astreinte, et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail sous 48 heures.
Avocat : GHANASSIA
Avocat : SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON
Avocat : SCP RICARD, BENDEL-VASSEUR, GHNASSIA