3 106 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 106
Décisions totales
383 581
Ordonnances
251 520
Avec résumé IA
Avocat : HASSID
Avocat : SCP RICARD, BENDEL-VASSEUR, GHNASSIA
Avocat : SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. B... visant la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour et le refus de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de précarité administrative invoquée par le requérant résultait de son propre dépôt tardif de demande, et non de la décision contestée. En l'absence d'urgence, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés.
Avocat : GHANASSIA
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par une requérante contestant le refus implicite de l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille de lui attribuer une nouvelle bonification indiciaire de 13 points majorés, assorti d’une demande de rappel de traitement. En cours d’instance, l’administration a fait droit à ses demandes, ce qui a conduit le tribunal à s’interroger sur l’intérêt du maintien de la requête. Faute pour la requérante d’avoir confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, elle est réputée s’être désistée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Avocat : CASSIUS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 30 septembre 2025 portant fermeture administrative du magasin "Bazar Lotus". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les difficultés financières et la menace sur l'emploi invoquées par la société résultaient de sa propre situation de redressement judiciaire et non de la seule décision de fermeture. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur de droit, etc.) n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, la commune ayant démontré la persistance d'un risque pour la sécurité publique.
Avocat : SADASSIVAM
Avocat : CASSINI AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait qu’il soit enjoint au préfet du Val-d’Oise de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution d’une décision administrative, une décision implicite de rejet de sa demande étant née le 26 octobre 2025 en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La condition posée par l’article L. 521-3 n’étant pas remplie, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Avocat : KOUASSI
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé la décision du 3 novembre 2025 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime ordonnait le transfert de Mme A..., ressortissante nigériane, aux autorités norvégiennes. Le juge a estimé que l'administration ne démontrait pas avoir remis à la requérante les brochures d'information prévues à l'article 4 du règlement (UE) n°604/2013 avant son entretien individuel, ni que cet entretien avait été mené dans les formes requises par l'article 5 du même règlement. En conséquence, la décision de transfert a été jugée illégale pour méconnaissance de ces dispositions du droit de l'Union européenne.
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l’Isère a refusé de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » à Mme B., ressortissante brésilienne. Le juge a retenu l’urgence en raison de la durée anormalement longue de l’instruction (plus de 18 mois) et de la précarité administrative de la requérante, ainsi qu’un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l’article L. 423-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de huit jours, sous astreinte.
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Yvelines de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal constate que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il en déduit que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux pour l'année 2017, pour un montant total de 846 485 euros. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, permettant au contribuable de formuler ses observations conformément à l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. Il a également estimé que M. B..., en tant que maître de l'affaire, était réputé avoir eu la libre disposition des dividendes distribués par la SARL JM Mode, en application de la présomption de l'article 109 du code général des impôts, sans apporter la preuve contraire. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité devant les charges publiques pour la majoration de 25% a été écarté.
Avocat : CABINET MABROUK SASSI
Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi de deux requêtes distinctes, mais jointes, par M. C... et Mme D..., tendant à l'annulation d'arrêtés préfectoraux du 12 mai 2025 leur retirant leur carte de résident, leur faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans, ainsi que d'un arrêté du 28 mai 2025 les assignant à résidence. Les requérants invoquent notamment l'incompétence de l'auteur des actes, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient légalement fondées et proportionnées, et a donc rejeté les requêtes.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. A..., de nationalité marocaine, contestant un arrêté préfectoral du 9 mai 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre une interdiction de retour sur le territoire français, cette mesure n'étant pas contenue dans l'arrêté attaqué. Sur le fond, le tribunal a relevé que l'avis de la commission du titre de séjour n'avait pas été communiqué à l'intéressé, en méconnaissance de l'article R. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour ce motif, le tribunal a annulé l'arrêté du 9 mai 2025 dans son ensemble, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté préfectoral du 21 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour six mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et fondé sur un examen réel de la situation personnelle du requérant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires. Cette décision applique notamment les articles L. 421-5 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.