3 106 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 106
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 827
Avec résumé IA
**Sujet principal** : Transmission d'une requête relative à la rémunération d'une agent hospitalier (heures supplémentaires et astreintes) à la juridiction territorialement compétente. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation d'ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent et ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Marseille, le lieu d'affectation de l'agent concerné étant dans le ressort de cette dernière juridiction. **Textes appliqués** : Les articles R. 312-12 (compétence territoriale du tribunal du lieu d'affectation de l'agent public) et R. 351-3 (procédure de transmission) du code de justice administrative.
Avocat : CASSIUS AVOCATS
Avocat : CASSINI AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions préfectorales refusant un titre de séjour, imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et fixant un pays de destination à M. A... B..., ressortissant guinéen. Le tribunal a annulé ces décisions, considérant que le refus de titre de séjour était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle et familiale du requérant, méconnaissant ainsi les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les décisions d'OQTF et de fixation du pays de destination, étant fondées sur ce refus illégal, ont été annulées par voie de conséquence.
Avocat : HASSID
Avocat : ELFASSI
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui retirant sa carte de résident et l'astreignant à quitter le territoire. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir opposée par le préfet, estimant que le recours était irrecevable pour tardiveté, la requête ayant été enregistrée hors du délai de deux mois suivant la notification régulière de l'arrêté. La décision s'appuie sur les règles de notification et de délai de recours prévues par le code de justice administrative.
Avocat : BEN HASSINE
Avocat : CASSINI AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté préfectoral du 20 juin 2025 refusant le séjour à un ressortissant algérien, conjoint d'une Française, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le retrait implicite de son certificat de résidence de dix ans, intervenu sans procédure contradictoire préalable, méconnaissait les garanties procédurales prévues par l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également estimé que le refus de séjour était entaché d'une erreur de droit au regard des conditions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié.
Avocat : HASSID
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D... B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'éloignement et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que la procédure respectait le droit d'être entendu, que la décision d'éloignement ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation irrégulière de l'intéressé, et que l'interdiction de retour d'un an était suffisamment motivée. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DJERMOUNE YASSINE
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C... A... D... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet du Var avait légalement fondé son refus sur l'article L. 412-5 du CESEDA, considérant que les condamnations judiciaires répétées et récentes du requérant pour violences et autres délits constituaient une menace pour l'ordre public. Les moyens tirés d'un vice de procédure et de la méconnaissance d'autres dispositions, notamment de l'article L. 423-23 du CESEDA, ont été écartés comme inopérants ou non fondés.
Avocat : BEN HASSINE
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par un délai d'instruction excessif et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 423-2 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle.
Avocat : GHANASSIA
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction pour une demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction constate que la requête est devenue sans objet, car l'intéressée a obtenu une nouvelle carte de séjour après l'introduction de son recours. Elle rejette donc la demande principale, mais condamne l'Etat à verser à la requérante une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans l'instance.
Avocat : KOUASSI
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande d'un étranger sollicitant l'injonction de délivrer un certificat de résidence. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Cependant, considérant que le titre de séjour était disponible et qu'une convocation pour le retirer avait été établie, il a jugé que la demande fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative (atteinte à une liberté fondamentale) était devenue sans objet et n'a pas statué sur ce point.
Avocat : GHANASSIA
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui demandait l'exhumation d'un corps d'un caveau lui appartenant et la communication d'informations par la mairie. Le juge estime que le litige principal relève du droit de propriété et donc de la compétence du juge judiciaire, non du juge administratif (application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative). Concernant la demande subsidiaire de communication, celle-ci n'a pas le caractère provisoire requis pour une ordonnance de référé.
Avocat : SELARL KOUASSIGAN
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en contentieux de l'excès de pouvoir, a été saisi d'une requête visant à annuler plusieurs mesures d'éloignement (OQTF, interdiction de retour, fixation du pays de destination, refus de délai de départ volontaire et assignation à résidence) prises à l'encontre d'un ressortissant étranger. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'autorité signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et des erreurs dans l'application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La juridiction a rejeté la demande d'annulation, considérant les moyens soulevés comme non fondés et validant ainsi la légalité des arrêtés préfectoraux contestés.
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé-suspension, rejette la demande de M. C... visant à suspendre le refus implicite de titre de séjour et d'attestation de prolongation d'instruction. Le juge estime que le requérant, mis en examen pour des faits graves liés à une organisation frauduleuse, ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision de la préfète de l'Isère, laquelle est fondée sur une menace à l'ordre public. La demande est examinée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-1 du code de justice administrative.
Avocat : GHANASSIA
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le tribunal a jugé que le préfet de la Seine-Maritime était compétent pour prendre ces décisions et que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'étaient pas fondés. Les décisions contestées, incluant l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour, ont donc été légalement prises.
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé d'un ressortissant étranger demandant l'injonction au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, car le requérant n'avait pas utilisé la procédure numérique obligatoire (ANEF) pour ce type de titre. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : KOUASSI
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, bien que confronté à un risque de perte d'emploi lié à l'inexécution d'un jugement antérieur, ne justifiait pas de l'urgence particulière requise pour une intervention dans un délai de 48 heures. La requête a donc été jugée manifestement mal fondée et rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : ABASSIT
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction constate qu'un titre de séjour a été délivré au requérant pendant la procédure, ce qui rend la demande d'annulation et d'injonction sans objet. Elle met néanmoins à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par l'avocat du requérant, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : GHANASSIA