3 106 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 106
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 321
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-liberté, rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral assignant à résidence un ressortissant étranger. La juridiction estime que l'assignation à résidence de 45 jours est légale au regard de l'article L. 731-1 du CESEDA, car l'intéressé fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français et que son éloignement constitue une perspective raisonnable. Elle écarte également les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'auteur de l'acte et au défaut de motivation.
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Avocat : HASSID
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension des arrêtés des 29 janvier et 2 février 2026 suspendant M. A... de ses fonctions de directeur des systèmes d'information à l'université de La Réunion. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que les atteintes alléguées par le requérant, notamment à ses mandats syndicaux et à sa carrière, n'étaient pas suffisamment graves et immédiates pour justifier une suspension en référé.
Avocat : SADASSIVAM
Le Tribunal administratif de Lyon statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir visant le refus implicite de délivrer un titre de séjour. Il constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, car la préfète a délivré une carte de séjour temporaire au requérant après l'introduction de sa requête, faisant ainsi disparaître l'objet du litige. L'ordonnance, rendue en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, condamne également l'État à verser une somme au titre des frais de justice à l'avocate du requérant, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle.
Avocat : HASSID
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en excès de pouvoir de Mme A..., qui contestait le refus implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé qu'une seule décision implicite de refus était née du silence de la préfecture sur sa demande initiale de 2018, et que l'envoi d'un complément en 2024 n'en avait pas fait naître une nouvelle. La juridiction a appliqué les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration concernant la motivation des décisions.
Avocat : HASSID
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que seule la demande initiale du 12 novembre 2018 avait fait naître une décision implicite de refus, et que l'envoi d'un complément en 2024 n'avait pas créé une nouvelle décision attaquable. Il a appliqué les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : HASSID
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer une carte de résident à Mme A..., ressortissante guinéenne. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 424-3 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car la situation de Mme A..., bien que précaire, ne présentait pas un caractère suffisamment grave et immédiat justifiant une suspension. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
Avocat : GHANASSIA
Avocat : NALLAN POULBASSIA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de renouvellement d'une carte de résident. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
Avocat : NALLAN-POULBASSIA
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de la commission de médiation du Tarn-et-Garonne de le reconnaître comme prioritaire pour un logement social. Le juge a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, et a estimé que le requérant ne démontrait pas que son logement actuel était impropre à l’habitation ou dangereux au sens de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La simple ancienneté de sa demande de logement social ne suffit pas à caractériser une situation d’urgence justifiant une reconnaissance prioritaire. Par conséquent, la commission de médiation n’a pas commis d’erreur d’appréciation en rejetant son recours.
Avocat : KASSI
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande d'un étudiant malien visant à enjoindre au préfet du Nord de délivrer une carte de séjour. Le juge estime que la demande, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'est pas justifiée par une situation d'urgence, l'intéressé étant en situation régulière grâce aux attestations de prolongation d'instruction délivrées en application des articles R. 431-15-1 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le silence de l'administration au-delà du délai de quatre mois constitue bien une décision de rejet implicite, ouvrant la voie à un recours au fond, mais ne justifie pas une mesure d'urgence en référé.
Avocat : KOUASSI
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir contestant le refus de France Travail de lui accorder un droit d’option pour le bénéfice de l’allocation de retour à l’emploi (ARE). Le tribunal constate que ce litige, relatif à une prestation servie au titre du régime d’assurance chômage pour un ancien salarié du secteur privé, relève manifestement de la compétence de la juridiction judiciaire et non de l’ordre administratif. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Avocat : KASSI
**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté préfectoral refusant la délivrance d'un titre de séjour et ordonnant la quitter le territoire français. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le préfet n'a pas commis d'erreur de droit ou de fait dans son appréciation, notamment en relevant l'absence de justification de la poursuite d'études et de moyens d'existence autonomes ou stables du requérant. **Textes appliqués** : L'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadre l'admission exceptionnelle au séjour pour motifs humanitaires ou exceptionnels, et le code de justice administrative.
Avocat : KOUASSI
Avocat : SCP RICARD, BENDEL-VASSEUR, GHNASSIA
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi pour liquider l'astreinte prononcée le 20 février 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, qui devait réexaminer la demande de certificat de résidence de M. B... sous deux mois. La préfète a justifié avoir délivré le titre de séjour le 14 avril 2025, soit dans le délai imparti. En conséquence, le juge des référés a constaté l'exécution complète de l'injonction et décidé qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte, sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative.
Avocat : GHANASSIA
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de regroupement familial. Le juge a estimé que le requérant, un réfugié soudanais, n'avait pas démontré l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en ne justifiant pas de la présence effective de sa famille dans une zone de danger spécifique. Par conséquent, sans examiner les moyens de légalité, l'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : MASSIN-TRACHEZ
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du préfet du Var, qui avait demandé l'annulation d'une délibération municipale approuvant la mise en compatibilité du PLU pour un parc photovoltaïque. Ce désistement est la conséquence de l'absence de confirmation du maintien de sa requête après le rejet de sa demande de suspension, conformément aux articles R. 222-1 et R. 612-5-2 du code de justice administrative. Le tribunal rejette par ailleurs la demande de la commune de condamner l'État à payer une somme au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : ELFASSI
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de M. A... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai de départ volontaire et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a estimé que le préfet de la Charente-Maritime n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en prenant ces mesures, compte tenu de la situation irrégulière de l'intéressé et de son placement en garde à vue pour des infractions routières. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et a jugé que les mesures contestées ne méconnaissaient pas les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : KOUASSI
Avocat : SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON