2 563 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 563
Décisions totales
383 581
Ordonnances
251 520
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 30 octobre 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine ordonnait le transfert de Mme A..., ressortissante malienne, aux autorités allemandes dans le cadre de sa demande d'asile. La requérante contestait cette décision, invoquant notamment des violences subies en Allemagne et une méconnaissance de la langue. Le tribunal a retenu le moyen tiré de la violation de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, faute pour l'administration de démontrer que l'entretien individuel avait été mené par une personne qualifiée, le compte-rendu ne comportant aucune identification de l'agent. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté et enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A.
Avocat : PARASTATIS
Avocat : CASTEBERT
Avocat : SCP ASTIE-BARAKE-POULET-MEYNARD
Avocat : SCP ASTIE-BARAKE-POULET-MEYNARD
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de Mme E..., ressortissante nigériane, contestant un arrêté préfectoral du 28 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour de six mois. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée à sa situation personnelle et familiale. En conséquence, il a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral ainsi que les conclusions subsidiaires et accessoires.
Avocat : CASTOR
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester l’invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et deux retraits de points. Le ministre de l’intérieur ayant retiré les décisions contestées, le tribunal constate, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Les autres moyens soulevés par le requérant, faute de précisions suffisantes, sont rejetés comme manifestement infondés. Enfin, la demande de frais de procédure est rejetée.
Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. D..., propriétaire d'un logement à Marseille, qui contestait huit titres exécutoires émis par la commune pour un montant total de 70 776 euros. Ces titres visaient à recouvrer les frais de relogement de sa locataire, engagés par la commune suite à un arrêté de péril grave et imminent. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'absence de signature sur les titres et le caractère disproportionné des frais, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 2212-2, L. 2212-4 et L. 2213-24 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur l'article L. 521-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : VANDECASTEELE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. Genadi Tchkonia, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé l'arrêté suffisamment motivé au regard des dispositions de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du 19 mai 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime obligeait M. E..., ressortissant guinéen, à quitter le territoire français, fixait son pays de destination et lui interdisait le retour pour six mois. La décision a été jugée illégale car elle ne comportait pas la signature lisible du prénom, nom et qualité de son auteur, en violation de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Cette annulation a entraîné celle des décisions subséquentes (pays de destination et interdiction de retour). Le tribunal a également mis à la charge de l'État la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
Avocat : CASTOR
Avocat : IBRAHIM;LLC & ASSOCIES;SCP JEAN-PHILIPPE CASTON
Avocat : SCP ASTIE-BARAKE-POULET-MEYNARD
Avocat : SCP ASTIE-BARAKE-POULET-MEYNARD
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté de transfert aux autorités allemandes pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'examen, et la violation des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), estimant que la procédure d'information et d'entretien individuel avait été régulièrement menée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PARASTATIS
Avocat : SCP ASTIE-BARAKE-POULET-MEYNARD
Le Tribunal Administratif de Nantes (5ème Chambre) a examiné les recours en excès de pouvoir de M. F..., ressortissant géorgien, contre deux décisions du préfet de la Loire-Atlantique : la première déclarant irrecevable sa demande de titre de séjour (5 août 2021), la seconde rejetant cette demande (28 avril 2022). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
Avocat : PASTEUR
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de M. B... contestant un arrêté du préfet du Bas-Rhin du 18 novembre 2025. Cet arrêté lui imposait une obligation de quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination, prononçait une interdiction de retour d'un an et l'assignait à résidence. Le tribunal a jugé que la décision était régulièrement motivée et prise par une autorité compétente, et que le refus de délai de départ volontaire était justifié par l'absence de garanties de représentation suffisantes, conformément aux articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés comme non fondés.
Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En cours d’instance, le préfet a finalement décidé d’accorder le titre sollicité. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros au conseil de la requérante au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que plusieurs décisions de retrait de points. Le tribunal a constaté que trois des retraits de points contestés avaient été annulés par l'administration, rendant sans objet les conclusions correspondantes. Pour les deux infractions restantes des 4 février et 21 janvier 2022, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que la réalité des infractions était établie par le paiement des amendes forfaitaires, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les retraits de points déjà restitués et rejeté le surplus des conclusions de la requête.
Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde retirant la carte de résident de M. A..., ressortissant marocain. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de procédure contradictoire, l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, le défaut de motivation, l'erreur manifeste d'appréciation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence, bien que présumée en matière de retrait de titre de séjour, n'a pas été examinée en raison de l'absence de moyen sérieux.
Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contre la décision de non-opposition à déclaration préalable délivrée par le maire de Sallanches pour des travaux sur une construction. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour le requérant de justifier d’un intérêt à agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme. M. A..., simple associé et gérant d’une SCI propriétaire de lots voisins, n’a pas démontré être l’occupant régulier d’un bien susceptible d’être affecté par le projet. En conséquence, le tribunal a également condamné M. A... à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Avocat : SELARL ARNAUD BASTID