2 563 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 563
Décisions totales
383 581
Ordonnances
251 070
Avec résumé IA
Avocat : SELARL AMPLITUDE AVOCATS;ASTRUC
Avocat : SCP ASTIE-BARAKE-POULET-MEYNARD
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Hérault refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut d'examen réel de sa situation. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
Avocat : GAST
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre sa révocation disciplinaire prononcée par le président de la chambre de commerce et d’industrie Nouvelle-Aquitaine. Le requérant demandait également une réintégration sous astreinte et des dommages et intérêts. Par un acte enregistré le 21 novembre 2025, M. A... s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait, en a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.
Avocat : AARPI CASTERA-SASSOUT
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant guinéen. Le juge a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que la simple convocation pour remise d'un récépissé n'abrogeait pas la décision implicite contestée. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par MM. Pascal et B... A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Grimaud et le refus explicite du préfet du Var de délivrer un certificat de non-contestation de la déclaration d’achèvement et de conformité des travaux. Les requérants soutenaient que la délivrance de ce certificat était de droit en application de l’article R. 462-10 du code de l'urbanisme, faute pour l’administration d’avoir notifié son opposition dans le délai de trois mois. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de l’imprécision de la requête, mais a accueilli celle tirée de sa tardiveté, constatant que la requête avait été enregistrée plus de deux mois après la notification de la décision préfectorale du 22 avril 2022. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable.
Avocat : CASTAGNON MERCURIO
Avocat : SCP JEAN-PHILIPPE CASTON
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait la décision 48 SI du 16 septembre 2022 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a constaté que la décision attaquée avait été régulièrement notifiée à l'intéressé le 16 septembre 2022, par présentation à son domicile, et que la requête, enregistrée le 1er juin 2023, était tardive au regard du délai de recours de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le recours gracieux formé le 17 février 2023 n'a pu proroger ce délai déjà expiré.
Avocat : SCP ABCG ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. C..., ressortissant tunisien, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du directeur territorial de l’OFII du 12 novembre 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le signataire disposait d’une délégation de compétence régulière. Il a également jugé que le moyen tiré du défaut d’information dans une langue comprise, fondé sur l’article L. 551-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’était pas établi. En conséquence, la décision de refus a été validée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de la Gironde du 20 novembre 2025 refusant un titre de séjour à M. B..., ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (étranger malade) était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante algérienne, afin d’obtenir une injonction à l’encontre du préfet de la Gironde pour qu’il lui délivre un récépissé ou une autorisation provisoire de séjour. Cette demande faisait suite à un arrêt de la cour administrative d’appel de Bordeaux du 1er juillet 2025 ayant annulé une obligation de quitter le territoire et enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas établie et que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, l’administration n’ayant pas méconnu l’autorité de la chose jugée en l’absence de preuve d’une demande de rendez-vous effective.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 15 octobre 2025 suspendant le permis de conduire de M. A... pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré les difficultés d'études invoquées par le requérant, en raison de la gravité de l'infraction (excès de vitesse de 52 km/h) et des impératifs de sécurité routière, notamment pour un conducteur en période probatoire. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BONNEAU CASTEL PORTIER GUILLARD
Avocat : SELARL ASTERIO
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'administration n'avait pas à mentionner les facteurs de vulnérabilité dans sa décision. Il a également jugé que le moyen tiré du défaut d'entretien de vulnérabilité était inopérant, car la décision de refus était fondée sur le caractère de réexamen de la demande d'asile, et non sur une absence d'évaluation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PASTEUR
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant brésilien, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de le convoquer pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant d'aucune circonstance particulière nécessitant un rendez-vous rapide, malgré son emploi stable et la scolarisation de son enfant. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la jurisprudence relative à l'obligation pour l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.
Avocat : GONZALEZ ASTURIAN RODRIGO
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. C..., ressortissant haïtien, contestant l'arrêté du préfet de Meurthe-et-Moselle du 15 novembre 2025 le maintenant en rétention administrative pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'erreur de droit et d'appréciation, en considérant que la demande d'asile, déposée peu après son placement en rétention et suite à une condamnation pour meurtre, présentait un caractère dilatoire au sens de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de maintien en rétention.
Avocat : SAS ASTERIA AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. et Mme B... contre l'arrêté de cessibilité du préfet de l'Aveyron du 19 décembre 2022, pris pour un projet d'aménagement hydraulique et routier. Les requérants contestaient notamment l'expropriation d'une parcelle leur appartenant, en invoquant l'emprise sur le domaine public et l'absence de document d'arpentage. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que l'arrêté ne concernait que leur parcelle privée et que sa désignation cadastrale était suffisante au regard du code de l'expropriation et du décret n° 55-22 du 4 janvier 1955. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Avocat : R.F. RASTOUL-S.FONTANIER-A.COMBAREL
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de la Haute-Garonne du 28 mars 2022, qui estimait qu’aucune autorisation de déroger à l’interdiction de destruction d’espèces protégées n’était nécessaire pour un projet de défrichement. Les requérants, une association de résidents et des particuliers, contestaient cette décision en invoquant une erreur manifeste d’appréciation et une méconnaissance des articles L. 411-1 et suivants du code de l’environnement. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute d’intérêt à agir des requérants personnes physiques, et a estimé que l’association ne justifiait pas non plus d’un intérêt suffisant, le projet se situant en dehors de son périmètre d’action statutaire.
Avocat : LARROUY-CASTÉRA
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la fédération unie des auberges de jeunesse (FUAJ) d’un litige l’opposant au département de la Dordogne concernant l’exploitation d’une auberge de jeunesse dans le cadre d’une délégation de service public. Le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation de la FUAJ, le département ayant renoncé en cours d’instance à lui réclamer les frais de remise en état du site. Il rejette comme irrecevables les conclusions de la FUAJ tendant à la condamnation du département à lui verser 13 230,36 € au titre des biens de reprise, cette demande étant prématurée en l’absence de tout contentieux sur ce point. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le département est condamné à verser 1 500 € à la FUAJ au titre des frais exposés pour l’instance.
Avocat : GASTON