2 953 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 953
Décisions totales
383 581
Ordonnances
251 968
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte de résident de dix ans par le préfet du Tarn. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que la présence de M. A... constituait une menace grave pour l'ordre public, en raison de la multiplicité et de la gravité de ses condamnations et mises en cause pénales, notamment pour trafic de stupéfiants et violences. La décision s'appuie sur les articles L. 432-3 et L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CAZANAVE
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A..., ressortissante guinéenne, d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de la Haute-Garonne du 22 décembre 2023 lui refusant la délivrance d'une carte de résident en qualité de parent d'enfant réfugié. La requérante invoquait notamment un vice de procédure dans la vérification de son acte de naissance, une méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser dans l'extrait fourni la solution finale retenue sur le fond.
Avocat : CAZANAVE
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. C... A..., ressortissant somalien, contestant son transfert aux autorités belges et son assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les dispositions des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 avaient été respectées et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'avait été commise. En conséquence, la décision de transfert et l'assignation à résidence ont été jugées légales, et la requête a été rejetée.
Avocat : CAZANAVE
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. Matin Khan, qui contestait son transfert aux autorités suédoises et son assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure de transfert était régulière et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la demande d'annulation des arrêtés préfectoraux a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
Avocat : CAZANAVE
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A... contestant l'arrêté de transfert vers l'Espagne pris par le préfet de la Gironde. La requérante invoquait la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) relatifs à l'information et à l'entretien individuel, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation de l'article 17 du même règlement. Le tribunal a jugé que les brochures d'information avaient été remises en français, langue comprise par l'intéressée, et que les autres moyens n'étaient pas fondés.
Avocat : CAZANAVE
Avocat : CAVELIER
Référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) devant le Tribunal administratif de Caen. La requérante demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet du Calvados de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé l'autorisant à travailler. Le préfet ayant délivré le document sollicité postérieurement à l'introduction de la requête, le juge constate un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction. L'Etat est condamné à verser 400 euros à l'avocate de la requérante au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : CAVELIER
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société Paris-Granville et d'autres requérants d'une demande de condamnation du Théâtre national de la danse Chaillot à les indemniser pour les préjudices subis dans le cadre de l'exploitation des espaces de restauration du théâtre. Les requérants invoquaient notamment la responsabilité contractuelle et quasi-contractuelle de l'établissement, en raison d'un manquement à son obligation de loyauté et de modifications unilatérales des conditions d'exploitation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la responsabilité du théâtre ne pouvait être engagée en l'absence de conclusion d'une convention d'occupation du domaine public et que les conditions de l'enrichissement sans cause n'étaient pas réunies. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.
Avocat : BRILLIER LAVERDURE
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du CHU de Caen Normandie du 26 décembre 2024 ordonnant l’arrêt des soins thérapeutiques de Mme B... A.... Les requérantes se sont désistées de leur action par un mémoire du 16 septembre 2025, désistement pur et simple dont le tribunal a donné acte par ordonnance du 13 octobre 2025. Le tribunal a rejeté les conclusions des parties au titre des frais d’instance (article L. 761-1 du code de justice administrative), le CHU n’étant pas la partie perdante et les circonstances ne justifiant pas de faire droit à sa demande.
Avocat : COPAVER MÉLISSA
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 150 euros en réparation d'un préjudice moral suite à une fouille à nu. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B... n'a pas produit de demande préalable auprès de l'administration concernant le fait générateur invoqué (fouille du 23 février 2025), en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La demande préalable qu'il a fournie portait sur un objet différent (une fouille du 2 juillet 2023). L'ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : CAZANAVE
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par l’association Bien vivre en Bretagne romantique d’un recours de plein contentieux visant à obtenir le versement d’un solde de subvention de 10 000 euros. Le tribunal a invité l’association, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions. En l’absence de réponse dans le délai imparti, l’association est réputée s’être désistée. Par ordonnance, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement.
Avocat : AVELINE BOQUET STÉPHANE
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 28 août 2025 par lequel le préfet de l'Orne a refusé le changement de statut de Mme C..., ressortissante marocaine, et l'a obligée à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la requérante justifiant de la perte imminente de ses emplois en raison de l'absence de titre de séjour valide. Il a également retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet s'étant estimé en situation de compétence liée par une décision de classement sans suite de la demande d'autorisation de travail, sans procéder à un examen complet de la situation de l'intéressée. La suspension a été prononcée sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CAVELIER
Avocat : CAVELIER
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme A... contestant la décision du jury du baccalauréat professionnel la déclarant « éliminée » pour absence à une épreuve. La requérante soutenait que son absence, justifiée par son état de santé, aurait dû lui permettre de se présenter à une épreuve de remplacement conformément à l'article D. 337-92 du code de l'éducation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'absence justifiée n'entraîne pas une obligation de convoquer à une épreuve de remplacement, mais seulement l'attribution d'une note zéro, et que la décision d'élimination était légale au regard des articles D. 337-80 et D. 337-81 du même code.
Avocat : AVELINE BOQUET STÉPHANE
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en formation collégiale, a été saisi par le préfet de l’Yonne d’un déféré tendant à l’annulation de cinq contrats conclus entre la communauté de communes Yonne Nord (CCYN) et la société Envirec, sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales. Le préfet soutenait que ces contrats, portant sur des prestations de services, avaient été conclus en méconnaissance des principes de publicité et de mise en concurrence prévus par le code de la commande publique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens invoqués par le préfet n’étaient pas fondés.
Avocat : CABINET RAVETTO ASSOCIES
Avocat : LAGRAVE - JOUTEUX
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... contre l'arrêté du 25 mars 2024 du préfet de la Haute-Garonne lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête, enregistrée le 5 août 2025, était tardive car l'arrêté avait été notifié le 27 mars 2024, et le délai de recours de trente jours prévu par l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'avait pas été conservé par la demande d'aide juridictionnelle, déposée le 13 décembre 2024. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CAZANAVE
Le Tribunal Administratif de Toulouse annule un arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 14 janvier 2025 obligeant un ressortissant algérien à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que l'intéressé, dont la demande d'asile n'avait pas été examinée par les autorités françaises après l'expiration des délais de transfert vers l'Espagne, était encore demandeur d'asile et ne pouvait faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire. Cette solution est fondée sur les articles L. 541-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer une attestation de demandeur d'asile et de supprimer le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Avocat : CAZANAVE
Avocat : TRAVERSINI
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme A... contestant l'arrêté préfectoral du 12 août 2024 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une méconnaissance des articles 2, 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de son état de santé et de la situation en Haïti. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'article 8, estimant que Mme A... n'établissait pas l'impossibilité d'un traitement effectif dans son pays d'origine. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Avocat : LACAVE