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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 953 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 953

Décisions totales

383 581

Ordonnances

252 670

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : AVEEffacer tout
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500600

Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, ressortissant philippin, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a d'abord écarté les moyens relatifs à un refus de séjour, cette décision étant inexistante faute de demande préalable de l'intéressé. Il a ensuite jugé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : TRAVERSINI

23 septembre 2025• 5ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503305

Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 3 décembre 2024, constate que le préfet des Alpes-Maritimes n’a pas exécuté l’injonction de réexaminer la demande de titre de séjour de Mme A après saisine de la commission du titre de séjour. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, il prononce une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre du préfet s’il ne justifie pas de l’exécution dans un délai d’un mois. La solution retenue vise à contraindre l’administration à respecter l’autorité de la chose jugée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : TRAVERSINI

23 septembre 2025• 5ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310119

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, aide-soignante en EHPAD, contestant le refus de reconnaître l'imputabilité au service de son état de santé consécutif à un entretien du 3 décembre 2022. La juridiction a constaté que la première décision du 27 septembre 2023 avait été retirée par celle du 13 décembre 2023, rendant sans objet les conclusions dirigées contre elle. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure et de la discrimination syndicale, en application des articles L. 822-18 du code général de la fonction publique et du décret n° 88-386 du 19 avril 1988. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : CJA PUBLIC CHAVENT-MOUSEGHIAN-CAVROIS

23 septembre 2025• 3ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2410391

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. La requête est jugée irrecevable car tardive : la décision implicite est née le 13 septembre 2022, et la requête, enregistrée le 1er décembre 2024, dépasse le délai de recours de deux mois. Le tribunal écarte l'argument de l'absence d'accusé de réception, estimant que Mme A a eu connaissance de la décision implicite au plus tard le 13 septembre 2022, date de délivrance d'un récépissé. Aucun des autres moyens soulevés (défaut de motivation, violation des articles L. 435-1, L. 423-23 du CESEDA, de l'article 8 de la CEDH ou de l'article 3-1 de la CIDE) n'est examiné en raison de l'irrecevabilité.

Avocat : GARAVEL

23 septembre 2025• 4ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2410393

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme irrecevable la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le rejet implicite de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé que la demande de titre de séjour, déposée par voie postale, était irrégulière car elle méconnaissait la règle de comparution personnelle en préfecture prévue par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le silence gardé par le préfet n'a pas fait naître une décision implicite de rejet susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.

Avocat : GARAVEL

23 septembre 2025• 4ème chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502733

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. A..., détenu au centre de détention d'Écrouves, qui contestait le refus du garde des sceaux de le transférer vers un établissement pénitentiaire en Alsace pour se rapprocher de ses enfants. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la décision contestée constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, dès lors que le maintien de l'intéressé à Écrouves ne bouleversait pas son droit à une vie familiale normale au regard des restrictions inhérentes à la détention. À titre subsidiaire, il a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun moyen sérieux n'était de nature à créer un doute sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELAS HAVEN

19 septembre 2025
TA06Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502066

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A visant à obtenir l’exécution d’une précédente ordonnance du 12 février 2025 enjoignant au préfet des Alpes-Maritimes de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que, malgré la délivrance de multiples récépissés et l’injonction, une décision implicite de rejet était née depuis plus de quatre mois, conformément aux articles R.432-1 et R.432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que cette décision n’avait pas été retirée ou abrogée. La solution s’appuie sur la jurisprudence du Conseil d’État (n°498981 du 2 avril 2025 et avis du 6 mai 2025).

Avocat : TRAVERSINI

19 septembre 2025
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2400652

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné deux requêtes de M. B A, contestant d'abord un refus implicite de titre de séjour (n°2400652), puis un arrêté préfectoral du 11 février 2025 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire (n°2500816). Concernant la première requête, le tribunal a constaté que la délivrance d'un récépissé de carte de séjour le 21 novembre 2024 rendait sans objet la demande d'annulation du refus implicite, prononçant un non-lieu à statuer. Pour la seconde requête, le tribunal a jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire français avait été abrogée par la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour le 18 février 2025, rendant les conclusions irrecevables. Sur le refus de titre de séjour, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la convention internationale

Avocat : CAVELIER

19 septembre 2025• 1ère chambre
TA14Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502931

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande d'un jeune se déclarant mineur non accompagné (M. A) d'être hébergé par le département. Le juge a retenu qu'il existe une carence manifeste du département, qui n'a pas procédé à l'analyse d'authenticité des documents d'état civil présentés, et que cette carence porte une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de M. A de ne pas être privé de protection. En conséquence, le tribunal a ordonné au département du Calvados de procéder à un hébergement d'urgence de M. A dans l'attente d'une décision du juge judiciaire sur sa minorité. La décision s'appuie sur les articles L. 221-1, L. 222-5 et L. 223-2 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les articles 375 et suivants du code civil.

Avocat : CAVELIER

19 septembre 2025
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2200560

Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. I, qui demandait la condamnation de la commune de Le Castelet à lui verser 65 736,51 euros pour des préjudices résultant d’un harcèlement moral. Le tribunal a estimé que les éléments présentés par le requérant, notamment une surcharge de travail et des tensions liées à la fusion des communes, ne constituaient pas des faits précis et concordants permettant de présumer l’existence d’un harcèlement moral au sens de l’article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983. En l’absence de faute établie de la commune, la responsabilité de celle-ci n’a pas été engagée, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.

Avocat : CAVELIER

19 septembre 2025• 1ère chambre
TA14Décision• Autorisation

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401357

Le Tribunal Administratif de Caen a annulé les décisions implicites par lesquelles le préfet du Calvados avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. et Mme D, un couple de ressortissants géorgiens. Le tribunal a jugé que le préfet, qui n’a pas produit de mémoire malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par les requérants. Il a considéré que les décisions méconnaissaient les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en portant une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer leur situation dans un délai de deux mois et de leur délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente.

Avocat : CAVELIER

19 septembre 2025• 1ère chambre
TA14Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502884

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme B, professeure des écoles. Celle-ci contestait le refus de l'inspectrice d'académie du Calvados de l'autoriser à cumuler son activité d'enseignante à temps partiel avec celle d'orthographothérapeute. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la perte de revenus invoquée résultant du choix de l'intéressée de passer à temps partiel pour raisons de santé et n'étant pas suffisamment justifiée comme grave et immédiate. La requête a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : CAVELIER

19 septembre 2025
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2308755

Le Tribunal administratif de Montreuil est saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par la société Segro Public Limited Company. Celle-ci conteste la conformité aux principes d’égalité devant la loi et devant les charges publiques des articles 115 quinquies et 187-1-1° du code général des impôts, qui fondent les rappels de retenue à la source mis à sa charge pour les années 2018 à 2020. Le tribunal constate que les dispositions contestées sont applicables au litige et n’ont pas déjà été déclarées conformes à la Constitution. Il estime que la question présente un caractère sérieux et décide de transmettre la QPC au Conseil d’État.

Avocat : BRYAN CAVE LEIGHTON PAISNER

18 septembre 2025
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2200204

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme D, manipulatrice en électro-radiologie, qui contestait le refus du centre hospitalier d'Argentan de lui accorder la protection fonctionnelle pour des faits de harcèlement moral. Le tribunal a jugé que le courrier du 29 novembre 2021 ne constituait pas un retrait d'une précédente décision de protection, mais un simple refus de modifier les modalités de mise en œuvre de cette protection, et que la procédure contradictoire n'était pas applicable aux relations entre l'administration et ses agents. Sur le fond, la décision a été prise en application de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983, qui impose à l'administration une obligation de protection de ses agents. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.

Avocat : CAVELIER

18 septembre 2025• 3ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307563

Le Tribunal Administratif de Montpellier (4ème chambre) était saisi par la SASU Conexio Telecom d’un litige l’opposant à la commune de Nissan-Lez-Enserune concernant le paiement de factures de résiliation et d’abonnement pour des services de téléphonie et d’internet. La société demandait la condamnation de la commune à lui verser 36 441,01 euros TTC, incluant des frais de résiliation fondés sur l’article 13.4 des conditions générales d’abonnement, tandis que la commune reconnaissait seulement devoir 1 690,21 euros TTC. Le tribunal a rejeté les requêtes, jugeant que la clause de tacite reconduction et les frais de résiliation n’étaient pas opposables à la commune, faute de preuve de leur acceptation claire et non équivoque, et que la demande en paiement n’était pas fondée. Cette solution s’appuie sur les principes généraux du droit des contrats administratifs et les règles de la commande publique.

Avocat : GAVEN

18 septembre 2025• 4ème chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506717

Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B, ressortissant camerounais en situation irrégulière depuis 2018. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Moselle de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, la précarité invoquée découlant de son maintien irrégulier et une promesse d'embauche ne justifiant pas un traitement prioritaire face à la saturation des services préfectoraux.

Avocat : HAVEN

17 septembre 2025
CAA31Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-24TL00670

Avocat : CAZANAVE

16 septembre 2025• 2ème chambre
CAA31Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-24TL01244

Avocat : CAZANAVE

16 septembre 2025• 2ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2500638

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la décision était régulièrement signée par une autorité délégataire et suffisamment motivée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, sur la base des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : RASOAVELOSON

16 septembre 2025• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2301804

Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. D, gardien de la paix, contestant son changement d'affectation à titre conservatoire. Le tribunal a jugé que cette mesure constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, car elle n'emportait ni perte de responsabilités, ni de rémunération, et était conforme à son grade. Il a également écarté l'argument d'une sanction déguisée, faute d'atteinte établie à sa situation professionnelle. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, sur le fondement des principes généraux de la fonction publique et du code de justice administrative.

Avocat : SELARL CAROLINE LAVEISSIERE

16 septembre 2025• 1ère Chambre