97 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 015
Avec résumé IA
Avocat : CANAZZI
Avocat : ANTONIAZZI SCHOEN
**Sujet principal** : Recours d'une ancienne infirmière contre le centre hospitalier de Verdun Saint-Mihiel, contestant sa radiation des cadres suite à sa démission et une décision de remboursement de frais de formation, et demandant réparation pour des manquements allégués au droit du travail. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy (Chambre 2). **Solution retenue** : Le tribunal rejette les requêtes. Il estime que la démission de l'agent ne peut être requalifiée en licenciement et que les manquements à la réglementation sur la durée du travail ne sont pas établis. La demande de remboursement des frais de formation est considérée comme une mesure préparatoire, insusceptible de recours contentieux direct. **Textes appliqués** : Code général de la fonction publique et Code de justice administrative (notamment l'article L. 761-1 concernant la condamnation de l'État aux dépens).
Avocat : ANTONIAZZI-SCHOEN
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les demandes d'une ancienne infirmière contre le centre hospitalier de Verdun Saint-Mihiel. La requérante soutenait que sa démission, motivée par des manquements allégués à la réglementation du temps de travail (amplitude, repos, durée hebdomadaire), équivalait à un licenciement et réclamait des dommages-intérêts ainsi que l'annulation de sa radiation et d'une décision de remboursement de frais de formation. Le tribunal a jugé que la démission était volontaire et que les manquements n'étaient pas établis, rejetant également le recours contre la mesure de remboursement, qualifiée d'acte préparatoire. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant par ordonnance, a rejeté un recours en interprétation formé par le SYNDICAT MIXTE D’INNOVATION ET DE VALORISATION DE GUADELOUPE (SINNOVAL) concernant une précédente ordonnance du juge des référés. Le syndicat demandait que le dispositif de l'ordonnance soit précisé pour indiquer explicitement que la reprise de la procédure de passation d'un marché public devait se faire "au stade de l'analyse des offres". Le tribunal a jugé cette requête manifestement irrecevable, estimant que l'ordonnance attaquée, dont les motifs étaient clairs, ne présentait ni ambiguïté ni obscurité justifiant une interprétation, conformément aux articles R. 312-4 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : de METZ-PAZZIS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la demande de Mme B..., agente territoriale, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Moselle de reconnaître l'imputabilité au service de son asthme. Le tribunal a relevé d'office que la décision attaquée, fondée à tort sur les articles L. 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 et L. 461-1 du code de la sécurité sociale, devait l'être sur l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984, seul applicable à la date du litige. Après avoir substitué cette base légale, le tribunal a rejeté la requête, estimant que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation n'était pas fondé.
Avocat : PIAZZI
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société La Réunion Villes Propres (LRVP). Celle-ci contestait la procédure de passation d'un accord-cadre pour la fourniture de bacs roulants, en soutenant que le critère prix, basé sur un détail quantitatif estimatif (DQE) irréaliste, était irrégulier. Le juge a estimé que la méthode de notation du prix n'était pas entachée d'irrégularité, car le DQE ne présentait pas un caractère irréaliste de nature à priver le critère de sa portée ou à neutraliser sa pondération. En conséquence, le manquement allégué n'étant pas caractérisé, la condition de lésion n'a pas été examinée et les conclusions de la société LRVP ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C... qui demandait l'annulation de la décision implicite du préfet des Alpes-Maritimes refusant de modifier le plan de prévention des risques naturels prévisibles d'incendies de forêts (PPRIF) de Vallauris. Le requérant contestait le classement de sa parcelle en zone rouge, invoquant une erreur manifeste d'appréciation et une rupture d'égalité. Le tribunal a jugé que l'administration n'a l'obligation d'engager une procédure de modification du PPRIF que si un changement dans les circonstances de fait a retiré son fondement au classement initial, ce que M. C... n'a pas démontré. La décision s'appuie sur les articles L. 562-1, L. 562-4-1 et R. 562-10-1 du code de l'environnement.
Avocat : COURTAUD PICCERELLE ZANOTTI GUIGON-BIGAZZI AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B..., praticien hospitalier, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Bastia à lui verser 20 000 euros pour des erreurs dans la gestion de ses heures de service. Le tribunal a estimé que le centre hospitalier n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité, car M. B... n'a pas apporté la preuve qu'il avait effectué un service fait pour les périodes litigieuses, condition nécessaire au versement de la rémunération en application des articles L. 712-1 et L. 711-2 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé la décision du 22 novembre 2023 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Bastia avait suspendu M. B..., praticien hospitalier, de ses fonctions. Le tribunal a jugé que cette suspension, fondée sur des signalements d'incidents, était entachée d'une erreur d'appréciation, car les justifications apportées par le requérant (notamment un report d'opération pour urgence vitale et un dysfonctionnement technique du bloc opératoire) n'étaient pas sérieusement contestées par l'administration. En conséquence, les conditions de circonstances exceptionnelles mettant en péril la continuité du service et la sécurité des patients, prévues à l'article L. 6143-7 du code de la santé publique, n'étaient pas réunies.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. A... pour contester la décision du recteur de l’Académie de Nancy-Metz du 12 mai 2025 prolongeant sa suspension et réduisant son traitement. En cours d’instance, le recteur a retiré cette décision le 28 juillet 2025, rendant sans objet les conclusions en annulation. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... pour suspendre la décision du 24 octobre 2025 par laquelle la directrice du centre hospitalier de Bar-le-Duc a rompu son contrat de travail à compter du 7 septembre 2024, en raison de l'atteinte de la limite d'âge. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B... ne justifiait pas d'une situation de précarité immédiate, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 556-11 du code général de la fonction publique et du principe de non-rétroactivité.
Avocat : SCP COURTAUD - PICCERELLE - ZANOTTI - GUIGON-BIGAZZI
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Sulo France. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un marché de fourniture de colonnes de collecte des déchets, attribué par la communauté d'agglomération Durance-Luberon-Verdon Agglomération. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de l'appréciation des sous-critères techniques et de l'offre de l'attributaire. La solution retenue confirme la validité de la procédure de passation au regard des principes de publicité et de mise en concurrence issus du code de la commande publique.
Avocat : DE METZ-PAZZIS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé précontractuel sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Compoeco. Celle-ci contestait le rejet de son offre et l'attribution d'un marché de fourniture de conteneurs aériens par Metz Métropole à la société Napoli Frères, invoquant un défaut de compétences techniques de l'attributaire et une notation injustifiée. Le juge a estimé que les manquements allégués n'étaient pas établis, faute d'éléments concrets, et a rejeté la demande sans examiner la fin de non-recevoir. La société Compoeco a été condamnée à verser 1 500 euros à la société Napoli Frères au titre des frais de l'instance.
Le Tribunal Administratif de Rennes a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui contestait le refus implicite du maire de Saint-Malo de reconnaître l'imputabilité au service de ses pathologies (syndrome anxio-dépressif et syndrome de la queue de cheval) consécutives à un accident de service de 2017. La requérante s'est désistée de l'ensemble de ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice. En application des articles R. 222-1 et R. 636-1 du code de justice administrative, l'ordonnance donne acte de ce désistement et rejette la demande de la commune de Saint-Malo tendant à ce que Mme A soit condamnée à lui verser une somme au titre des frais de justice.
Avocat : GIREN-AZZIS
**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de M. et Mme A, propriétaires d’une maison à Génilac. Cette mesure vise à déterminer les causes et l’étendue des désordres liés à des inondations répétées de leur sous-sol par le réseau unitaire d’eaux usées et pluviales, géré par Saint-Etienne Métropole. La solution retenue est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge ayant jugé la demande utile pour un éventuel litige au fond. Les opérations d’expertise sont rendues communes et opposables à Saint-Etienne Métropole ainsi qu’à M. B et Mme H, propriétaires voisins, en raison de leur lien avec le réseau litigieux.
Avocat : MIGAZZI