992 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
992
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 120
Avec résumé IA
Avocat : BACH-WASSERMANN
Avocat : BACH
Avocat : AUERBACH
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 26 avril 2025 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, et a rejeté la demande de substitution de base légale sollicitée par le préfet. Le tribunal a jugé que la décision d’éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l’intéressé au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... contre l'arrêté préfectoral du 6 mars 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La formation de jugement a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision. Elle a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée encore récente du séjour de l'intéressée. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Avocat : Boubacar Fall DIAO
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a été saisi par la société CFDP Assurances d'une demande de mise hors de cause dans le cadre d'une expertise ordonnée le 15 octobre 2024 concernant des désordres sur la cité scolaire du lycée Edouard Branly. La requérante soutenait que sa participation était inutile car elle n'était que l'assureur en protection juridique de la société CTE, tandis que la garantie décennale relevait d'un autre assureur. Sur le fondement de l'article R. 532-3 du code de justice administrative, le juge a fait droit à cette demande, constatant l'absence d'utilité de sa présence aux opérations d'expertise.
Avocat : SCP BACLET - CATHERINE BACLET-MELLON
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné les requêtes de Mme A..., ressortissante haïtienne, contestant un arrêté préfectoral du 16 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d'un an, et assignation à résidence. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de son ancrage familial en France depuis 2013 et de sa qualité de mère de deux enfants mineurs. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en violation des stipulations de l'article 8 de la CESDH. En conséquence, il a annulé l'obligation de quitter le territoire français, ainsi que, par voie de conséquence, les décisions subséquentes de refus de délai de départ, d'interdiction de retour et d'assignation à résidence.
Avocat : DIALLO BABACAR
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné les requêtes de Mme A..., ressortissante haïtienne, contestant un arrêté préfectoral du 16 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d'un an, et assignation à résidence. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa présence en France depuis 2013 et de sa qualité de mère de deux enfants mineurs. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, en violation de l'article 8 de la CESDH. En conséquence, il a annulé l'obligation de quitter le territoire français, ainsi que, par voie de conséquence, les décisions subséquentes d'interdiction de retour et d'assignation à résidence.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. C..., ressortissant haïtien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 30 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer des liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France malgré une présence de plus de dix ans. La solution retenue est fondée sur l'absence d'éléments probants concernant sa vie familiale et son insertion professionnelle.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par l’OIP-SF d’une demande de suspension d’une décision implicite de refus de communication de documents relatifs à l’exécution d’une précédente ordonnance (n° 2505053) imposant des mesures pour améliorer les conditions de détention au centre pénitentiaire de Toulouse-Seysses. Le garde des sceaux a opposé un non-lieu à statuer, arguant qu’une réponse avait été apportée le 17 octobre 2025, détaillant les mesures prises (recensement des personnes vulnérables, commande de lits, lutte contre les nuisibles, etc.). Le juge a examiné la condition d’urgence, présumée en raison de l’atteinte au droit à l’exécution des décisions de justice et à la protection des personnes détenues, et a constaté que les documents sollicités étaient nécessaires pour vérifier le respect des injonctions. La solution retenue est un non-lieu à statuer, l’administration ayant fourni les informations demandées, et les textes appliqués incluent l’article L. 521-1 du code de justice administrative et l’article L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration.
Avocat : BACHELET
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre la décision implicite mettant fin à son hébergement d'urgence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une situation de détresse sociale et psychique suffisamment grave et immédiate pour justifier une suspension, d'autant que sa demande similaire sur le fondement de l'article L. 521-2 avait déjà été rejetée. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulouse annule la décision implicite par laquelle le préfet de l’Hérault a fixé le Maroc comme pays de renvoi de M. Boutouahne, ressortissant marocain condamné à une interdiction judiciaire définitive du territoire français. La solution retenue est fondée sur une erreur de droit, car le requérant était demandeur d’asile en Slovénie et le préfet n’a pas établi que ce pays avait statué sur sa demande. Le tribunal applique l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui interdisent l’éloignement vers un pays où l’étranger serait exposé à des traitements contraires à ces stipulations.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., placé en rétention administrative, afin de suspendre son éloignement vers le Maroc. Le requérant soutenait que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit d'asile, en raison d'une demande d'asile en cours en Slovénie. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que l'urgence n'était pas caractérisée et que l'atteinte alléguée n'était pas établie, faute de preuve suffisante de la réalité et de l'état d'avancement de la demande d'asile en Slovénie. La décision s'appuie notamment sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. A... d'une demande en référé visant à enjoindre au préfet des Yvelines de lui permettre de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour "parent d'enfant français" et de lui délivrer un récépissé autorisant le travail. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que le préfet avait convoqué l'intéressé postérieurement à l'introduction de la requête. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction, devenues sans objet, et a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice.
Avocat : ARABACI
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C... et M. E... qui demandaient la suspension de la décision implicite du préfet de la Haute-Garonne refusant leur prise en charge au titre de l'hébergement d'urgence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ayant attendu plus de quatre mois après la fin de leur précédent hébergement pour saisir le préfet, puis plus de deux mois pour introduire leur recours, sans justifier d'une aggravation récente de leur situation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. Schamsutdinov, ressortissant russe, contestant l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 17 octobre 2025 fixant le pays de renvoi en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du principe du contradictoire, et la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne le droit à l'hébergement d'urgence d'une ressortissante espagnole et de ses deux enfants mineurs. La requérante soutenait que la carence du préfet de la Haute-Garonne, qui ne leur avait proposé aucune solution d'hébergement malgré leurs appels au 115, portait une atteinte grave et manifestement illégale à leur liberté fondamentale. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée ou que la demande était manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'organiser une audience. Cette décision s'appuie sur les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, qui consacrent le droit à l'hébergement d'urgence.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 10 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. Le juge écarte le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation, constatant que l'administration a bien procédé à cet examen. Il rejette également les moyens relatifs à l'absence de délai de départ volontaire, estimant que le préfet a valablement fondé sa décision sur les critères de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (entrée irrégulière, absence de garanties de représentation, déclaration de non-conformité). Enfin, le tribunal valide l'interdiction de retour en se fondant sur les articles L. 612-6 et L. 612-10 du même code, après avoir vérifié que le préfet a suffisamment motivé sa décision au regard de la situation de l'intéressé.
Avocat : BACHTLI
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... et Mme C..., déboutés de leurs demandes d'asile, qui vivaient à la rue avec leur enfant de quinze mois et alors que Mme C... était enceinte de six mois. Ils sollicitaient une mesure d'hébergement d'urgence. Le juge a admis l'urgence et a considéré que la situation de détresse sociale et médicale des requérants, notamment la présence d'un jeune enfant et la grossesse, caractérisait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale qu'est le droit à un hébergement d'urgence garanti par l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, il a enjoint au préfet de la Haute-Garonne de proposer un hébergement d'urgence aux requérants et à leur enfant, sans délai, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.