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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 022 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 022

Décisions totales

383 581

Ordonnances

250 970

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : BAUEffacer tout
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2304599

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. D... F... tendant à l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Sucy-en-Brie pour une maison individuelle. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, de la méconnaissance du plan local d’urbanisme (PLU) et du code de l’environnement, ainsi que des insuffisances du dossier de demande. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, le juge ayant considéré que les moyens n’étaient pas fondés ou étaient irrecevables, comme le moyen nouveau fondé sur l’article L. 411-1 du code de l’environnement soulevé tardivement. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.

Avocat : BAUDIFFIER

8 octobre 2025• 7ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400174

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C... contestant son exclusion temporaire de trois jours prononcée par la communauté de communes Porte Océane du Limousin. La juridiction a jugé que l'arrêté du 8 novembre 2023 était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Elle a également estimé que la procédure disciplinaire, fondée sur le code général de la fonction publique, avait respecté les droits de la défense, Mme C... ayant été informée des faits et ayant pu consulter son dossier. Enfin, le tribunal a écarté le moyen tiré de l'erreur d'appréciation, considérant que la sanction n'était pas disproportionnée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL CHAGNAUD CHABAUD & ASSOCIÉS

7 octobre 2025• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2203691

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la commune de Galluis, qui demandait l'annulation du récépissé de déclaration délivré par le préfet des Yvelines à la société WSDTP pour l'exploitation d'une installation de concassage et de criblage. Le tribunal a jugé que le préfet était en situation de compétence liée pour délivrer le récépissé dès lors que le dossier de déclaration était complet et régulier, conformément aux articles L. 512-8 et R. 512-47 du code de l'environnement. Il a également écarté les moyens tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance du dossier, et de la méconnaissance des règles d'urbanisme, estimant que le préfet n'avait pas à vérifier la conformité au plan local d'urbanisme ou l'existence d'une autorisation d'urbanisme préalable. En conséquence, la demande de la commune a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : LE BAUT

7 octobre 2025• 4ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2200789

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme E... et autres demandant l'annulation du permis de construire délivré le 27 septembre 2021 par le maire de Roquebrune-sur-Argens à la SAS Vif pour la réhabilitation et l'extension d'une villa. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 121-16, L. 111-3, L. 111-4, L. 153-11 et R. 111-2 du code de l'urbanisme, en considérant que le projet se situait dans un espace urbanisé et ne compromettait pas l'exécution du futur plan local d'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par la SAS Vif.

Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER

6 octobre 2025• 4ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405034

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus implicite de visa de long séjour en qualité de travailleur saisonnier. La juridiction a écarté comme inopérant le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission de recours, la décision étant implicite. Elle a également jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée par référence aux motifs de la décision consulaire, et qu'aucun défaut d'examen particulier n'était établi. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 421-34 du CESEDA a été écarté comme inopérant, ces dispositions concernant les titres de séjour et non les visas.

Avocat : BAUTES

6 octobre 2025• 10ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300067

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par la SCI Tablapizza d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de La Valette-du-Var du 28 septembre 2022, portant non-opposition à une déclaration préalable de travaux pour la création d’une voie de service au volant (drive) d’un restaurant. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 15 septembre 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné la SCI Tablapizza à verser 1 000 euros à la commune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER

3 octobre 2025• 2ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2403581

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... et de la SARL « Les Pépinières » Guillot-Bourne II visant à annuler le refus de visa de long séjour en qualité de travailleur saisonnier opposé à M. A.... La société employeur a été jugée irrecevable à agir, faute d'intérêt à agir. Le tribunal a estimé que la commission de recours avait pu légalement fonder son refus sur un risque de détournement de l'objet du visa, compte tenu des incohérences dans les déclarations du demandeur, de son absence d'expérience et de qualification, et de ses précédentes demandes de visa rejetées. La décision s'appuie sur les articles L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 5221-2 du code du travail.

Avocat : GUILBAUD

3 octobre 2025• 8ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504005

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. C..., ressortissant congolais, contestant l'arrêté préfectoral du 28 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision de refus était légalement fondée et que les mesures d'éloignement et d'interdiction de retour étaient justifiées. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. C... dans toutes ses conclusions.

Avocat : BAUDET

3 octobre 2025• 4ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501391

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 30 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas à saisir la commission du titre de séjour, car les conditions d'admission des Algériens sont régies exclusivement par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et non par l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a également estimé que les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, de l'incompétence de l'auteur de l'acte, et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés. En conséquence, la décision attaquée a été confirmée.

Avocat : BAUTES

2 octobre 2025• 4ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400224

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 14 décembre 2023 par laquelle le maire de Montussan avait exclu un enfant de la pause méridienne pour huit semaines. La juridiction a retenu que cette décision était insuffisamment motivée en droit et en fait, en violation de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration. Les autres moyens, notamment la disproportion de la sanction et la discrimination liée au handicap, n’ont pas été examinés. La demande de frais de justice des requérants a été rejetée, et celle de la commune également.

Avocat : SCP KAPPELHOFF-LANCON - THIBAUD - VALDES

2 octobre 2025• 4ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2216025

Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (4ème Chambre) rejette la requête de M. A... qui contestait l'ajournement à trois ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal déclare irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale, celle-ci s'étant substituée par la décision ministérielle du 13 octobre 2022. Il écarte les moyens d'incompétence de la signataire, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : BAUTES

2 octobre 2025• 4ème Chambre
TA101Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500400

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la société Rando Aqua Réunion SARL d’un recours en excès de pouvoir visant à contester la procédure de sélection d’un appel d’offres lancé par la Croix-Rouge française pour une formation. Le juge, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a retenu l’exception d’incompétence soulevée par la Croix-Rouge. Il a estimé que, la Croix-Rouge étant une association de droit privé n’agissant pas pour le compte d’une personne publique et le contrat litigieux relevant du droit privé, la juridiction administrative n’était pas compétente. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, et les conclusions de la Croix-Rouge au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : BARON AIDENBAUM & ASSOCIES

1 octobre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2406133

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par M. C..., demandeur d'asile, pour contester la décision de l'OFII du 30 janvier 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour abandon de son hébergement. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la décision attaquée n'était pas une décision de retrait mais une simple information préalable, et que les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, vice de procédure, erreur manifeste d'appréciation) étaient infondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 550-2, L. 551-7 et L. 552-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BAUTES

1 octobre 2025• 1ère Chambre
TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500563

Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par l’association les amis de la baie du Canadel et la société Pitchounette d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Rayol-Canadel-sur-Mer autorisant la vente d’une parcelle communale. En cours d’instance, la commune a adopté une nouvelle délibération retirant l’acte contesté, ce qui a rendu sans objet les conclusions en annulation. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné la commune à verser 1 500 euros aux requérants au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER

30 septembre 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300601

Le Tribunal Administratif de Toulon annule la délibération du 11 octobre 2022 par laquelle la commune de Cogolin a décidé de déplacer la statue de Saint Maur sur son domaine privé. Saisi par le préfet du Var d’un recours pour excès de pouvoir, le juge retient que cette installation méconnaît l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905, qui interdit d’apposer un signe religieux dans un emplacement public, y compris sur le domaine privé d’une personne publique. La parcelle d’accueil, dépourvue d’aménagement particulier, ne constitue pas un lieu d’exposition au sens des exceptions légales. La commune, partie perdante, est déboutée de sa demande de frais de justice.

Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER

30 septembre 2025• 3ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400871

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B... contre la décision ministérielle du 25 mars 2024 autorisant son licenciement pour motif disciplinaire. La juridiction a estimé que les faits reprochés, à savoir la déclaration excessive d’heures de délégation et de frais professionnels, constituaient une faute d’une gravité suffisante et sans lien avec ses mandats représentatifs. Le tribunal a écarté l’existence d’un usage ou d’un accord atypique dispensant le requérant de ses obligations professionnelles. La solution a été fondée sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés investis de fonctions représentatives.

Avocat : SCP THIBAULT GRAVAT BAYARD

30 septembre 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304536

Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête des consorts D... demandant la condamnation de l’État pour le suicide de M. H... D... en détention au centre pénitentiaire de Villeneuve-lès-Maguelone. Les requérants invoquaient un défaut de surveillance et de soins psychologiques, ainsi que la présence d’objets dangereux en cellule. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l’administration pénitentiaire avait pris les mesures raisonnablement attendues au regard des informations disponibles, notamment l’évaluation du potentiel suicidaire et l’expertise psychiatrique rassurante. La solution retenue s’appuie sur les articles 7 et R. 122-1 du code pénitentiaire relatifs à la protection de l’intégrité physique des détenus.

Avocat : BAUMELOU

30 septembre 2025• 5ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2403228

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 8 juin 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France avait rejeté le recours de M. A..., réfugié guinéen, contre le refus de délivrance de visas de long séjour à son épouse et à ses deux enfants mineurs au titre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur d’appréciation en estimant que les actes d’état civil produits étaient irréguliers, alors que les documents fournis, notamment un jugement supplétif et un acte de mariage, étaient probants et que la possession d’état était établie. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer les visas demandés dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l’État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice. La décision se fonde sur les articles L. 561-2 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : GUILBAUD

30 septembre 2025• 11ème chambre
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2409554

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Maisons-Laffitte pour une maison individuelle. Les requérants se sont désistés de leur instance par un mémoire enregistré le 17 juillet 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte du désistement et clos l’affaire sans examiner le fond du litige.

Avocat : LESELBAUM-BENHAMMOU

30 septembre 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506225

Le Tribunal Administratif de Rennes annule l'arrêté du 8 septembre 2025 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine fixait la Turquie comme pays de destination de M. C. Cette annulation est fondée sur la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal ayant déjà jugé par un précédent arrêt définitif que le renvoi de l'intéressé vers ce pays l'exposerait à des traitements inhumains ou dégradants. Le préfet ne pouvait légalement réitérer cette mesure en l'absence de fait nouveau justifiant un réexamen. L'État est condamné à verser 1 000 euros à l'avocat du requérant au titre des frais de justice.

Avocat : BAUDET

29 septembre 2025• Eloignement urgent