367 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
367
Décisions totales
383 581
Ordonnances
251 520
Avec résumé IA
Avocat : BEARNAIS
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’une demande d’exécution sous astreinte d’un jugement du 27 avril 2023, qui annulait un refus de visa de long séjour pour réunification familiale et enjoignait au ministre de l’intérieur de délivrer le visa. Le ministre a fait valoir que le visa avait finalement été délivré le 22 juillet 2024. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’exécution étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l’État à verser 800 euros à l’avocate de Mme A au titre des frais d’instance, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Suède, responsable de l’examen de sa demande d’asile. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de son droit à l’information (article 4 du règlement Dublin III) et des risques de violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, considérant que la procédure avait été régulière et que la Suède, en tant qu’État membre, était tenue de respecter les droits fondamentaux. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait la suspension de la décision du 24 juin 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui a refusé le rétablissement des conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, Mme B ne démontrant pas une situation d'urgence particulière justifiant la suspension, notamment en raison de son hébergement temporaire et de l'absence de précisions sur ses démarches. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés de l'insuffisance de motivation, de l'erreur de droit ou de l'erreur manifeste d'appréciation, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 ne crée pas un droit pour le demandeur et que la présence en France de son frère, réfugié, ne constitue pas une erreur manifeste d'appréciation justifiant l'application de cette clause. Par conséquent, la décision de transfert a été validée.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi par M. B A d’une demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour son fils au titre de la réunification familiale. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, notamment en raison du délai écoulé depuis l’obtention du statut de réfugié et de l’absence de précarité immédiate démontrée. Aucun des moyens soulevés, tirés du défaut de motivation, de l’erreur d’appréciation sur l’identité et la situation familiale, ou de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les textes relatifs à l’entrée et au séjour des étrangers.