4 803 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 803
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 470
Avec résumé IA
Avocat : BEN AMOR
Avocat : ESNAULT-BENMOUSSA
Avocat : BENAGES
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E... visant à annuler son assignation à résidence. Le juge a estimé que la décision préfectorale, fondée sur l'article L. 731-1 du CESEDA, était régulière, notamment quant à la compétence de son auteur et à sa motivation. Les moyens invoqués, tels que la violation des articles 8 de la CEDH ou 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, n'ont pas été retenus.
Avocat : BENTAHAR
Le Tribunal Administratif de Melun a jugé irrecevable le recours en excès de pouvoir formé par une ressortissante camerounaise contre l'arrêté préfectoral retirant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a relevé d'office que la requête, enregistrée le 13 novembre 2024, était tardive, l'arrêté contesté ayant été notifié le 19 juillet 2024 et le délai de recours étant de trente jours. Par conséquent, le tribunal n'a pas examiné le fond des moyens soulevés.
Avocat : BEN GADI
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Tradi Verdun d'un recours en excès de pouvoir contre une décision de l'OFII lui infligeant une contribution spéciale et une contribution forfaitaire pour emploi d'un étranger sans titre. Le tribunal a annulé la décision attaquée. Il a appliqué le principe de la loi pénale plus douce, en relevant d'office que la loi du 26 janvier 2024, qui a remplacé ces contributions par une amende administrative, était applicable au litige et constituait un régime plus favorable pour la requérante.
La société Viamedis contestait devant le Tribunal Administratif de Nantes des titres exécutoires émis par le centre hospitalier Nord-Mayenne et des saisies administratives à tiers détenteur. Le tribunal a constaté le désistement partiel de la requérante et a rejeté le surplus de ses conclusions, considérant que les titres restant en litige étaient réguliers et fondés. La demande de condamnation de l'administration aux dépens a également été rejetée.
Avocat : SELAS ALAIN BENSOUSSAN
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société Viamedis, qui contestait des titres de recettes émis par un centre hospitalier et recouvrés par saisie à tiers détenteur. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, car elle a été introduite au-delà du délai de deux mois suivant la notification des saisies. Il a également estimé que la contestation du bien-fondé des créances relevait de la compétence de l'ordonnateur hospitalier et non du juge de l'excès de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'une demandeuse d'asile vers la Belgique. Le juge a estimé que la procédure était entachée d'un défaut d'examen particulier, car l'entretien individuel n'avait pas permis de vérifier les circonstances de l'entrée sur le territoire au regard d'un visa belge expiré. La décision s'appuie sur les exigences du règlement Dublin III (UE n°604/2013), notamment concernant le droit à l'information et l'entretien individuel.
Avocat : BENVENISTE
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant ivoirien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 13 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet de Seine-et-Marne avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en se fondant notamment sur l'avis du collège des médecins de l'OFII et avait suffisamment motivé sa décision au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article L. 425-9 du CESEDA, ont été écartés.
Avocat : BENITEZ
Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le non-renouvellement d'un contrat de projet à durée déterminée d'un ingénieur hospitalier. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions à fin d'annulation, considérant que la lettre du 30 novembre 2023 informant de la non-reconduction était un simple acte d'exécution du contrat, et non une décision faisant grief susceptible de recours. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article 9-4 de la loi du 9 janvier 1986 relative à la fonction publique hospitalière.
Avocat : SELARL CHRISTIAN BENOIT
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui demandait l'injonction au préfet d'instruire sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge estime que la demande ne présente pas le caractère d'urgence requis par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour une telle injonction. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles R. 431-2 et suivants, qui régissent la procédure de dépôt et d'instruction des demandes de titre de séjour.
Avocat : BENAROCH
Avocat : BEN KHELIL
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction. Cette décision fait suite à la délivrance, en cours d'instance, d'une carte de séjour pluriannuelle à la requérante par la préfète du Rhône, ce qui a privé ces conclusions de leur objet. Le tribunal rejette également la demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en application des dispositions de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : ABENA OWONO
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exécution d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'une carte de séjour pluriannuelle. Le juge estime que la requérante ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, notamment en raison de l'absence d'éléments nouveaux par rapport à une précédente demande de suspension déjà rejetée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... D... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de son signataire et sa motivation, fondée sur le non-respect du délai de 90 jours pour solliciter l'asile prévu par les articles L. 551-15 et D. 551-17 du CESEDA. Les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à l'examen de la vulnérabilité, ont été écartés.
Avocat : SELARL BENGONO
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de lui accorder le revenu de solidarité active (RSA). Le juge a considéré que le recours devait être dirigé contre la décision de rejet du recours administratif préalable obligatoire du 10 octobre 2024, et non contre la décision initiale du 7 août 2024. En plein contentieux, le tribunal a examiné les droits de la requérante au regard des dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment l'article L. 262-2, et a estimé que les moyens invoqués, dont celui tiré de l'incompétence du signataire, étaient inopérants.
Avocat : OLLIE BENJAMIN
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 22 novembre 2022 ajournant la demande de naturalisation de M. C... Le tribunal a estimé que le motif retenu par l'administration, à savoir l'aide au séjour irrégulier de la conjointe, constituait une erreur manifeste d'appréciation au regard des circonstances particulières de l'espèce, notamment la protection de l'enfant contre un risque de mutilation. La juridiction a appliqué les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993.
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral du 10 novembre 2025 ordonnant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) à l'encontre d'un ressortissant libanais, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence du 2 février 2026. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en ne procédant pas à un examen suffisant et particulier de la situation individuelle de l'intéressé, notamment au regard de son intégration et de ses liens familiaux en France. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour de l'étranger.
Avocat : CABINET SAMIRA BENMERZOUG
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante marocaine visant à enjoindre au préfet du Val-de-Marne d'instruire son dossier de régularisation et de lui délivrer un récépissé. Le juge estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ne présente pas le caractère d'urgence requis, la procédure de demande de titre de séjour étant encadrée par les articles L. 431-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La décision souligne que la délivrance d'un récépissé est subordonnée au dépôt d'un dossier complet, ce qui n'apparaît pas établi en l'espèce.