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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

548 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

548

Décisions totales

383 581

Ordonnances

252 120

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : BERTHEEffacer tout
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401740

Le Tribunal Administratif de Montpellier annule l'arrêté du 7 mars 2024 par lequel le maire de Juvignac avait sursis à statuer sur la demande de permis de construire de la SAS PS Immopro pour quatre logements. Le tribunal juge que la seule contrariété du projet avec les règles futures du PLUi (emprise au sol et surface perméable) ne suffit pas à démontrer qu'il compromettrait ou rendrait plus onéreuse l'exécution de ce plan, au sens des articles L. 424-1 et L. 153-11 du code de l'urbanisme. Il relève que le projet s'inscrit dans les objectifs de densification du PADD et améliore la surface de pleine terre par rapport à l'existant. La commune est condamnée à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL VALETTE-BERTHELSEN

25 septembre 2025• 1ère chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508253

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. C..., ressortissant étranger bénéficiaire d'une protection internationale en Grèce, contestant les décisions du préfet du Pas-de-Calais l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant soutenait notamment que, en raison de son statut de réfugié accordé par la Grèce, il ne pouvait faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français mais uniquement d'une mesure de réadmission vers ce pays, conformément à la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne (arrêt C-673/19). Le tribunal a fait droit à ce moyen, annulant les décisions attaquées pour erreur de droit, au motif que l'administration ne pouvait fonder la mesure d'éloignement sur les dispositions relatives au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 621-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le droit de l'Union européenne.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BERTHE

11 septembre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508169

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, contestant les décisions du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a considéré que la menace pour l'ordre public et le risque de fuite étaient établis, et que les attestations produites par le requérant, postérieures aux décisions, ne pouvaient en affecter la légalité. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et les conventions internationales précitées.

Avocat : BERTHE

11 septembre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508125

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. E..., ressortissant marocain, contre les décisions du préfet du Nord du 22 août 2025 l’obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la violation du droit d’être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE), de la méconnaissance des articles L. 435-1, L. 421-1 et L. 421-4 du CESEDA, ainsi que de l’atteinte à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il a estimé que la situation professionnelle et personnelle de l’intéressé ne justifiait pas une admission au séjour et que les décisions attaquées étaient légales. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : BERTHE

11 septembre 2025• Reconduite à la frontière
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502288

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté préfectoral du 5 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales et lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'inexistence de la décision de refus, l'incompétence de l'auteur de l'acte, et la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a validé la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : BERTHET-LE FLOCH

4 septembre 2025• 6ème Chambre
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506753

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne la demande de Mme B, conseillère municipale et contribuable de Courchevel, d'être autorisée à agir en justice au nom de la commune. Elle sollicite l'annulation d'un acte de servitude signé par le maire le 28 février 2024, qu'elle estime entaché d'incompétence. La demande est fondée sur les articles L. 212-2 du code de justice administrative et L. 2132-5 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal examine la recevabilité de la requête au regard de la procédure prévue par ces textes, notamment la nécessité d'une délibération préalable du conseil municipal.

Avocat : SELARL VALETTE-BERTHELSEN

26 août 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301428

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme A, adjointe administrative territoriale, contestant l'arrêté du 6 janvier 2023 par lequel le maire de Saint-Martin-Vésubie a prononcé sa mise à la retraite pour invalidité avec effet rétroactif au 5 janvier 2023. La commune opposait une fin de non-recevoir pour tardiveté, soutenant que l'arrêté avait été régulièrement notifié à l'avocat de Mme A le 9 janvier 2023. Le tribunal a rejeté cette exception, considérant que la commune n'apportait pas la preuve d'une notification régulière à l'intéressée ou à son mandataire, et a ainsi jugé la requête recevable. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué pour rétroactivité illégale, en application du principe général de non-rétroactivité des actes administratifs, la mise à la retraite ayant été prononcée à une date antérieure à celle de l'arrêté.

Avocat : BERTHELOT AVOCAT

4 août 2025• 6ème chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406116

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en plein contentieux, est saisi par Mme B d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant d’une maladie professionnelle reconnue imputable au service, qu’elle impute à la commune de Saint-Martin-Vésubie. La requérante sollicite, à titre principal, la condamnation de la commune au versement de 72 429,34 euros, assortie d’intérêts moratoires et d’une astreinte, ainsi qu’un complément d’expertise pour préciser l’évaluation de certains chefs de préjudice. La commune conclut pour sa part à la prescription de la créance et, à titre subsidiaire, à une nouvelle expertise confiée à un autre expert. Le tribunal, après avoir écarté la fin de non-recevoir tirée de la prescription, ordonne une expertise complémentaire confiée au docteur C afin d’évaluer précisément les préjudices corporels de Mme B, et réserve tous les autres moyens et conclusions des parties.

Avocat : BERTHELOT AVOCAT

4 août 2025• 6ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2208353

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de l’EARL Bureau Philippe, qui demandait l’annulation de l’arrêté préfectoral du 20 septembre 2022 refusant l’autorisation d’exploiter une parcelle de 9,4105 hectares au Quesnoy. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé au regard des articles L. 331-3 et R. 331-6 du code rural et de la pêche maritime. Il a également écarté le moyen tiré de l’illégalité du Schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) du Nord-Pas-de-Calais du 29 juin 2016, sans préciser la solution sur ce point dans l’extrait fourni. La décision s’appuie sur le code rural et de la pêche maritime ainsi que sur le SDREA applicable.

Avocat : SCP D'AVOCATS PINCHON CACHEUX BERTHELOT

31 juillet 2025• 7ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2205815

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de l'association Fontonne Action Collective dirigée contre l'arrêté du 27 juin 2022 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a approuvé la révision du plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) de la commune d'Antibes. Le tribunal a écarté comme inopérant le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite de rejet du recours gracieux, au motif que ni cette décision ni l'arrêté attaqué n'entraient dans les catégories d'actes devant être motivés en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : BERTHET

30 juillet 2025• 3ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504770

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme D, demandant l'annulation de la décision du 3 juillet 2025 par laquelle l'OFII lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a annulé la décision contestée au motif que l'OFII n'a pas procédé à un examen suffisant de la situation personnelle et de la vulnérabilité de Mme D, notamment en méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des principes de la directive 2013/33/UE. Le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de la requérante dans un délai de sept jours.

Avocat : BERTHET-LE FLOCH

21 juillet 2025• Eloignement urgent
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2311223

Le Tribunal Administratif de Lille annule la décision implicite du préfet du Nord rejetant la demande de carte de résident de dix ans de M. D..., ressortissant tunisien. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l’article 10 de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988, car M. D., marié à une Française depuis plus d’un an, justifiait de la communauté de vie. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai d’un mois et condamne l’État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : BERTHE

18 juillet 2025• 7ème chambre
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516972

Le Tribunal administratif de Paris, saisi par transmission du Tribunal administratif de Lille, était compétent pour statuer sur un recours contre un refus de délivrance de passeport par l'ambassade de France au Cameroun. Le juge a estimé que ce litige, relevant d'une décision individuelle de police, devait être tranché par le tribunal du lieu de résidence des requérants, conformément à l'article R. 312-8 du code de justice administrative. Constatant que M. et Mme B étaient domiciliés dans le Nord, le tribunal a renvoyé l'affaire au Conseil d'État pour régler le conflit de compétence, estimant que seul le tribunal administratif de Lille était territorialement compétent.

Avocat : BERTHE

11 juillet 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504344

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. E, qui contestait son transfert en Pologne et son assignation à résidence. Le juge a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la remise des brochures d'information le lendemain de la demande d'asile ne méconnaissait pas l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, dès lors que cette information a été délivrée avant l'entretien individuel. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des arrêtés préfectoraux fondés sur le règlement Dublin III.

Avocat : BERTHET-LE FLOCH

10 juillet 2025• Eloignement urgent
CAA59Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-25DA00234

Avocat : BERTHE

7 juillet 2025• Juge des référés
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302250

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, qui contestait un permis de construire délivré par le maire de Montaren-et-Saint-Médiers à M. B pour la rénovation et l'extension d'une maison. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions principales en annulation du permis, car présentées après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant l'affichage réglementaire sur le terrain. S'agissant des conclusions subsidiaires, le tribunal a rappelé que la fraude, si elle permet le retrait de l'acte à tout moment, ne proroge pas le délai de recours contre le permis lui-même. Le juge a donc examiné la légalité du refus implicite de retrait pour fraude, en application des articles L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration et R. 600-2 du code de l'urbanisme, et a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.

Avocat : VALETTE- BERTHELSEN

4 juillet 2025• 1ère Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307641

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. et Mme D, qui contestaient la mise en demeure du maire de Murviel-lès-Béziers de régulariser une clôture édifiée sans autorisation. Le tribunal a jugé que ce courrier ne constituait pas une décision faisant grief, mais un simple rappel de la réglementation et des risques de poursuites, le rendant insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La solution retenue est l'irrecevabilité de la requête, fondée sur l'absence d'acte administratif attaquable. Les textes appliqués sont le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.

Avocat : SELARL VALETTE-BERTHELSEN

3 juillet 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2411439

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de la Mayenne. Le tribunal a estimé que l'administration avait valablement pu remettre en cause l'acte d'état civil produit par le requérant, en application de l'article 47 du code civil et des articles L. 811-2 et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que les documents présentés n'établissent son identité et sa minorité alléguée. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté attaqué, les moyens soulevés étant écartés comme infondés.

Avocat : BERTHET-LE FLOCH

26 juin 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2505124

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 30 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que le signataire disposait d'une délégation régulière et que les décisions étaient suffisamment motivées. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : BERTHE

12 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2505146

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 31 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation et de défaut de notification dans une langue comprise, jugeant la délégation de signature régulière et la motivation suffisante. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l’intéressé. La solution s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et sur la convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : BERTHE

12 juin 2025• Reconduite à la frontière