577 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
577
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 671
Avec résumé IA
Avocat : SCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL
LABEY BOSQUET LELONG BOSQUET
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Orne du 22 septembre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), dès lors que M. B... s'était maintenu irrégulièrement en France après l'expiration de son délai de départ volontaire. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'interdiction de retour.
Avocat : LEBEY
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant béninois, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de l'admettre sur le territoire français au titre de l'asile. Le requérant invoquait notamment une atteinte à la confidentialité de sa demande d'asile, l'absence d'interprète et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de la violation de la confidentialité n'était pas fondé, faute de preuve que les agents du ministère n'étaient pas habilités. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, sur le fondement des articles L. 213-8-1 et R. 213-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BEYREUTHER-MINKOV
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant togolais, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de l'admettre sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'atteinte à la confidentialité de la demande d'asile, l'absence d'interprète et la violation des articles 3 et 13 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge estimant que la décision du ministre était fondée sur l'article L. 213-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la demande d'asile étant manifestement infondée.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête en référé de M. A..., un ressortissant algérien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les démarches de l'intéressé, entamées moins d'un an auparavant, étaient récentes et que le risque de perdre son emploi n'était pas démontré. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice.
Avocat : BEY
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête en référé de M. A..., ressortissant tunisien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car M. A... réside irrégulièrement en France depuis dix ans et n'apporte pas la preuve d'une situation personnelle ou professionnelle justifiant un traitement prioritaire, malgré l'absence de rendez-vous depuis quatorze mois. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme E..., ressortissante congolaise, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer une carte de résident de dix ans. La requérante invoquait un vice d'incompétence, une méconnaissance de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et une erreur d'appréciation sur ses ressources. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant l'article L. 426-17 du CESEDA et que sa décision n'était pas entachée d'erreur d'appréciation.
Avocat : BABEY
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la société Groupe Vinet d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet du Calvados refusant de mandater d’office les intérêts moratoires dus par la communauté urbaine de Caen la mer, en exécution d’arrêts de la cour administrative d’appel de Nantes. Le tribunal a fait droit à la demande, en application des dispositions de la loi du 16 juillet 1980 et de l’article L. 911-9 du code de justice administrative, constatant que la collectivité n’avait pas intégralement exécuté les décisions de justice. Il a enjoint au préfet de procéder au mandatement d’office de la somme restante de 3 379,81 euros, avec intérêts, et a condamné l’État à verser 1 500 euros à la société au titre des frais de justice.
Avocat : MENEGAIRE LOUBEYRE FAUCONNEAU
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la situation d'urgence n'était pas caractérisée, les démarches du requérant, entreprises moins d'un an auparavant, étant jugées récentes et le risque de perte d'une opportunité d'emploi insuffisant pour justifier une telle urgence. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. D... qui demandait l’annulation de la décision du 1er décembre 2022 par laquelle l’inspecteur du travail avait autorisé son licenciement pour motif disciplinaire. Le tribunal écarte la fin de non-recevoir soulevée par la société Auchan, jugeant la requête suffisamment motivée au regard de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Sur le fond, il estime que les faits reprochés au salarié protégé sont établis et d’une gravité suffisante pour justifier le licenciement, sans lien avec ses mandats. La demande de la société Auchan au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative est également rejetée.
Avocat : AARPI BEYLOUNI CARBASSE GUENY VALOT VERNET
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable d'accès à une formation aux métiers de la sécurité privée. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision, celle-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulièrement publiée. Sur le fond, il a jugé que le CNAPS pouvait légalement se fonder, en application des articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure, sur les mentions du fichier du traitement des antécédents judiciaires (TAJ) faisant état d'une condamnation pénale pour agression sexuelle, sans commettre d'erreur de fait ou de droit. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes de M. A..., y compris ses conclusions à fin d'injonction.
Avocat : BEYER
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme irrecevable la requête de M. E..., ressortissant égyptien, dirigée contre un arrêté du préfet de police de Paris du 25 juin 2025. Le juge a constaté que cet arrêté ne contenait aucune décision portant obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire ou fixation du pays de renvoi, ces mesures ayant été prises par un précédent arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 3 avril 2023, devenu définitif. La seule décision effectivement prise le 25 juin 2025 était une prolongation d'interdiction de retour, mais les conclusions du requérant, visant des décisions inexistantes, ont été déclarées irrecevables. La solution est fondée sur les règles de recevabilité du recours pour excès de pouvoir.
Avocat : PELLIET-RIBEYRE MURIEL
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., ressortissant mauritanien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 20 août 2025 du préfet du Val-de-Marne ordonnant son transfert aux autorités néerlandaises. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. La décision a été prise en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme B... A... contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision litigieuse est fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que la requérante n'a pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France, sans motif légitime. Le juge estime que la demande d'asile, enregistrée le 3 septembre 2025, soit quatre mois après l'entrée sur le territoire, est tardive et que les arguments de la requérante, notamment son ignorance de la langue française, ne constituent pas un motif légitime de retard. En conséquence, le tribunal valide la décision de l'OFII et rejette la demande d'annulation.