50 270 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
50 270
Décisions totales
383 581
Ordonnances
250 170
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile sri-lankais vers la Suisse au titre du règlement Dublin III. Le requérant invoquait notamment des vices de procédure et une méconnaissance du règlement (UE) n°604/2013. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et a examiné les moyens soulevés, en commençant par rejeter le grief d'incompétence de l'auteur de l'arrêté. L'analyse de la motivation de la décision et du respect des procédures du règlement Dublin III était en cours au moment de l'extrait.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Avocat : CABINET GAILHAGUET LYSLOU
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant ivoirien visant à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence de l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, car un rejet implicite de la demande était né au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision administrative préexistante fait obstacle à l'octroi de la mesure sollicitée, laquelle ne vise pas à prévenir un péril grave.
Avocat : CABINET GUIRAO AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral du 14 mars 2025 était suffisamment motivé et procédait d'un examen particulier de la situation du requérant, au regard notamment des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a ainsi jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation.
Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de l'association « Le corps du Christ » visant à annuler l'arrêté municipal de fermeture de son local. Le tribunal a jugé que le maire de Pantin était compétent pour ordonner cette fermeture immédiate, fondée sur la constatation de vingt-quatre non-conformités graves aux règles de sécurité incendie après une visite de contrôle. La décision s'appuie sur les articles L. 143-3 et R. 143-45 du code de la construction et de l'habitation, qui autorisent une telle mesure en cas d'infraction aux règles de sécurité des établissements recevant du public.
Avocat : CABINET ARLAUD AUCHER FAGBEMI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2015 et 2016. Le requérant contestait la régularité de la proposition de rectification, notamment son caractère suffisamment motivé et son aptitude à interrompre le délai de reprise. Le tribunal a jugé que la proposition, notifiée après l'ouverture d'une procédure de retrait d'agrément, était régulière et a valablement interrompu le délai de reprise, conformément aux articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 1649 nonies A du code général des impôts.
Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son arrêté d'expulsion du 2 juillet 2024. Le tribunal a jugé que la commission d'expulsion de Pontoise et le préfet du Val-d'Oise étaient territorialement compétents, car l'intéressé n'avait pas signalé son changement de résidence à l'administration comme l'y oblige l'article R. 431-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation de l'arrêté et au respect de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.
Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus d'un titre de séjour et des mesures d'éloignement. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation du refus de titre de séjour, celle-ci étant tardive, car introduite après l'expiration du délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En revanche, concernant les arrêtés d'obligation de quitter le territoire et d'assignation à résidence, le tribunal a examiné leur légalité au fond, en application des articles L. 614-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET TRAINEAU & ABDALLAH
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les demandes de la SARL 42 Consulting visant à obtenir la restitution du crédit d'impôt recherche pour les années 2019 et 2020. La juridiction a estimé que la société n'avait pas apporté la preuve que les projets litigieux remplissaient les conditions scientifiques et techniques d'éligibilité prévues par l'article 244 quater B du code général des impôts. Elle a également jugé non fondés les griefs relatifs à une irrégularité de la procédure administrative.
Avocat : CABINET ERIC BONIN (SELARL)
La décision du Tribunal Administratif de Paris concerne la contestation par la SARL EFFI d'un rappel de TVA suite à la revente d'une œuvre d'art acquise en indivision. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l'opération constituait une activité imposable à la TVA et non une simple répartition au sein d'une société en participation exonérée. Il a appliqué les articles 1832 et 1871 du code civil pour caractériser la société en participation et les dispositions du code général des impôts relatives à l'assiette de la TVA.
Avocat : CABINET DELPEYROUX & ASSOCIES (SCP)
La société SERVIM ENTREPRISES contestait devant le Tribunal Administratif de Paris des rectifications fiscales (TVA, impôt sur les sociétés, contribution sur les revenus locatifs) et des pénalités pour la période 2018-2019. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les vérifications de l'administration étaient régulières et que les redressements étaient justifiés, notamment sur la détermination du coefficient de déduction de la TVA et la déductibilité de certaines charges. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET DIRECT LEGAL FISCAL
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour formulée par un ressortissant sénégalais. La juridiction a jugé que le préfet de police avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de l'ancienneté de la présence du requérant en France et de son insertion professionnelle continue. Le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer un titre de séjour "salarié" dans un délai de trois mois et une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours, et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés.
Avocat : CABINET ITRA CONSULTING
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2018 et 2019. La juridiction a estimé que la procédure de rectification contradictoire, fondée sur l'article L. 55 du livre des procédures fiscales, était régulière et que la proposition de rectification était suffisamment motivée au sens des articles L. 57 et R. 57-1 du même code. Elle a également jugé fondées les rectifications opérées par l'administration concernant la minoration du loyer payé par le requérant à sa société et la déductibilité de certaines charges.
Avocat : CABINET DIRECT LEGAL FISCAL
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'un contribuable contestant une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu au titre de 2015, suite au retrait de l'agrément fiscal d'une société dans laquelle il avait investi. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification notifiée en décembre 2021 était régulière et avait valablement interrompu le délai de reprise, et que le retrait ultérieur de l'agrément par le ministre, en mars 2023, justifiait légalement la rectification. La décision s'appuie sur les articles 199 undecies B, 217 undecies et 1649 nonies A du code général des impôts, ainsi que sur l'article L. 57 du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu au titre de 2015, suite au retrait de l'agrément fiscal d'une société lui ayant permis de bénéficier d'une réduction d'impôt. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification notifiée en décembre 2021 était régulière et avait valablement interrompu le délai de reprise, et que la procédure de retrait d'agrément, dont les conséquences ont été limitées par le ministre, respectait les dispositions des articles 199 undecies B et 1649 nonies A du code général des impôts. La demande de saisir le Conseil d'État pour un avis a également été écartée.
Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)
**Sujet principal** : Recours contre une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu, suite au retrait d'un agrément fiscal ayant entraîné la remise en cause d'une réduction d'impôt. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme B..., considérant que la proposition de rectification était régulière et a valablement interrompu le délai de reprise. Il estime également que la demande d'avis au Conseil d'État n'est pas justifiée. **Textes appliqués** : Articles 199 undecies B, 217 undecies III-1 et 1649 nonies A du code général des impôts, ainsi que l'article L. 57 du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)
**Sujet principal** : Contestation d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu suite au retrait d'un agrément fiscal ayant entraîné la reprise partielle d'une réduction d'impôt (article 199 undecies B du CGI). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête de la contributrice. Il a jugé que la proposition de rectification du 13 décembre 2021 était régulière et avait valablement interrompu le délai de reprise, et que la procédure de retrait d'agrément et de limitation de ses conséquences financières (article 1649 nonies A du CGI) avait été respectée. **Textes appliqués** : Articles 199 undecies B, 217 undecies III-1 et 1649 nonies A du code général des impôts (CGI), et article L. 57 du livre des procédures fiscales (LPF) relatif à la motivation des propositions de rectification.
Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... qui contestait des impositions rectifiées sur ses revenus pour 2015 et 2016. La juridiction a jugé que la procédure de contrôle fiscal, notamment la demande de justifications, était régulière et que le dégrèvement ultérieur accordé par l'administration ne créait pas un droit à l'impunité empêchant la remise en charge des sommes. La décision s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales et du code général des impôts.
Avocat : CABINET NATAF ET PLANCHAT (SCP)
Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande de suspension d'urgence du placement d'un détenu dans un quartier de lutte contre la criminalité organisée. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une urgence suffisante justifiant la suspension de la décision ministérielle. L'ordonnance conclut que les allégations concernant l'aggravation des conditions de détention et l'éloignement familial ne caractérisent pas, en l'espèce, une atteinte grave et immédiate justifiant une mesure provisoire.
Avocat : CABINET THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de M. Djillali-Ayad visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2017 et 2018. La juridiction a jugé que la notification de la proposition de rectification était régulière et que le requérant, n'ayant pas répondu dans le délai légal, supportait la charge de la preuve quant à l'exagération des impositions, preuve qu'il n'a pas rapportée. Les textes appliqués sont principalement l'article L. 57 et l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET NATAF & PLANCHAT