1 393 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 393
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 316
Avec résumé IA
Avocat : SCP D'AVOCATS BOISSIER
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les requêtes de M. A..., propriétaire riverain et contribuable local, contestant les délibérations du conseil municipal de Mailhac-sur-Benaize relatives au déclassement de la fin de la voie communale n° 20. La juridiction a jugé que la délibération n° 2024-04, qui se prononçait sur le résultat de l'enquête publique, constituait une mesure préparatoire insusceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre les délibérations de déclassement (n° 2023-29 bis et n° 2024-05), en considérant que M. A... justifiait d'un intérêt à agir mais que les moyens soulevés (défaut de motivation, erreur de droit, erreur manifeste d'appréciation et détournement de pouvoir) n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de la voirie routière.
Avocat : DUBOIS DUDOGNON VILLETTE
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l’Oise suspendant le permis de conduire de M. B... pour sept mois, suite à une infraction de conduite sous l’emprise d’un état alcoolique. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, malgré les conséquences professionnelles et familiales invoquées, en raison de la gravité de l’infraction et du passé de l’intéressé, déjà condamné pour des faits similaires. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les exigences de sécurité routière.
Avocat : DE BOISLAVILLE
Le Tribunal Administratif de Limoges était saisi par M. A..., propriétaire riverain et contribuable, de deux requêtes en annulation pour excès de pouvoir visant des délibérations du conseil municipal de Mailhac-sur-Benaize relatives au déclassement d’une portion de la voie communale n°20. La première requête (n°2302012) contestait la délibération du 21 septembre 2023, tandis que la seconde (n°2400481) attaquait les délibérations du 26 janvier 2024, dont l'une a retiré et remplacé l'acte initial. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la délibération n°2024-04, la qualifiant de mesure préparatoire insusceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions, considérant que le requérant ne justifiait pas d'un intérêt suffisant à agir, et a mis à sa charge les frais de justice.
Avocat : SCP BAUER-VIOLAS - FESCHOTTE-DESBOIS - SEBAGH
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 5 355 euros à Mme A..., reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 21 octobre 2020, en raison de la carence fautive de l'administration à exécuter cette décision. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, pour la période allant du 21 avril 2021 au 16 juillet 2025, durant laquelle la requérante et ses quatre enfants ont subi des troubles dans leurs conditions d'existence en occupant un logement T2 inadapté. Le tribunal a ainsi partiellement fait droit à la demande indemnitaire de Mme A..., en fixant une somme inférieure aux 10 000 euros réclamés.
Avocat : DUBOIS CLAIRE
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de M. B... contestant l'opposition tacite du maire de Villecresnes à sa déclaration préalable pour régulariser un mur, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, en application des articles L. 112-3, L. 112-6 et R. 112-5 du code des relations entre le public et l'administration, au motif que l'administration n'avait pas délivré d'accusé de réception du recours gracieux mentionnant les voies et délais de recours. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision d'opposition, considérant que la demande de pièces complémentaires du 20 juillet 2022 n'avait pas été notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception, comme l'exige l'article R. 423-38 du code de l'urbanisme, et que M. B... avait transmis les pièces demandées par courriel le 21 juillet 2022, ce qui faisait naître une décision tacite de non-opposition à l'expiration du délai d'instruction. Le tribunal a enjoint à la commune
Avocat : JACQUEZ DUBOIS LAURE
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi en référé suspension d’une décision implicite de rejet du préfet de l’Essonne refusant la délivrance d’un titre de séjour à un ressortissant ghanéen. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant ne justifiant pas d’une situation particulière nécessitant une suspension immédiate. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-23, L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : SELARL JOVE LANGAGNE BOISSAVY AVOCATS
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à indemniser M. C... pour le préjudice subi en raison de l’absence de relogement entre le 27 octobre 2023 et le 8 août 2025. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, en raison de la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire. Le tribunal a jugé que cette carence, malgré une injonction sous astreinte, a causé des troubles dans les conditions d’existence de l’intéressé et de sa fille, hébergés à l’hôtel après leur expulsion.
Avocat : BOISSET
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme A... d’une opposition à une contrainte émise par la CAF de l’Yonne pour un montant de 4 195,11 euros, correspondant à un indu d’aides personnelles au logement, de prime d’activité et d’une aide exceptionnelle de fin d’année. La requérante contestait sa qualité de concubine et soutenait ne pas être redevable des sommes réclamées. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les moyens invoqués n’étaient pas fondés, sans préciser les motifs de fond dans l’extrait fourni. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation, du code de la sécurité sociale et du décret n° 2020-1746 du 29 décembre 2020.
Avocat : DESBOIS SARAH
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2011 à 2014. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales, estimant que l'administration ne lui avait pas communiqué en temps utile les documents obtenus de tiers. Le tribunal a jugé que la communication des documents, intervenue avant la mise en recouvrement, était conforme aux dispositions légales, et que l'occultation de certaines informations était justifiée par le secret professionnel et la protection de la vie privée. La demande de décharge des impositions a donc été rejetée.
Avocat : DARBOIS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de Mme El Harrach, qui sollicitait une expertise médicale pour évaluer les préjudices résultant d’un accident de service reconnu imputable. La requérante contestait le taux d’incapacité permanente partielle (6 %) fixé après une expertise médicale réalisée en octobre 2024. Le juge des référés a estimé que la demande n’était pas utile, faute d’éléments nouveaux démontrant une évolution de l’état de santé, et a renvoyé l’appréciation d’une éventuelle nouvelle expertise au juge du fond. La décision se fonde sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET BOISSONNET, RUBI, RAFFIN, GIFFO (SELARL)
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B..., ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut d'examen particulier de sa situation, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant n'établissait pas la réalité de son état de santé allégué. Il a également jugé que M. B... ne justifiait pas d'une vie privée et familiale suffisamment stable en France pour bénéficier de la protection de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de pièces probantes. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires (injonction de délivrance d'un titre de séjour et frais de justice) ont été rejetées.
Avocat : MARBOIS
Cette décision du Tribunal Administratif de la Guyane concerne un recours en référé suspension formé par M. C..., ressortissant brésilien, contre un arrêté préfectoral du 25 juillet 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a reconnu la condition d'urgence remplie en raison de la présomption d'urgence applicable au refus de renouvellement d'un titre de séjour et de l'absence d'effet suspensif du recours contre l'obligation de quitter le territoire en Guyane. La solution retenue est l'octroi de la suspension de l'exécution de l'arrêté attaqué, après avoir examiné les moyens soulevés par le requérant, notamment l'erreur de droit et d'appréciation concernant l'absence de condamnation pénale définitive pour trafic de stupéfiants. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que le code pénal.
Avocat : DUBOISSET JACQUES-OLIVIER