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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

837 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

837

Décisions totales

383 581

Ordonnances

249 721

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : BONEffacer tout
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304434

Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de Mme B..., assistante socio-éducative, contestant les arrêtés du CCAS d'Eu fixant son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) et le refus de lui attribuer un complément indemnitaire annuel (CIA). La requérante soutenait que son IFSE avait été sous-évaluée, notamment en raison d'un mauvais classement dans le groupe de fonctions et d'une attribution insuffisante de points, et que le CIA lui avait été refusé à tort. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B..., jugeant que la détermination de son IFSE et le refus du CIA n'étaient entachés ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation au regard des textes applicables, notamment le décret n° 2014-513 et le décret n° 2017-901.

Avocat : BESTAUX BONVOISIN MATRAY

5 décembre 2025• 4 ème Chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2502971

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise de Mme D... et M. A... fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Les requérants, propriétaires d’un terrain à Grazac, imputaient des désordres liés à l’écoulement des eaux à la création d’une voie verte par la communauté de communes des Sucs. Le juge a estimé que la mesure n’était pas utile, faute pour les requérants d’apporter un commencement de preuve d’un lien de causalité entre les travaux et les dommages, d’autant que l’expertise de leur assureur attribuait le sinistre à un phénomène pluvieux exceptionnel.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP BONNET EYMARD-NAVARRO TEYSSIER

5 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307072

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B..., reconnue prioritaire pour un logement d'urgence, qui demandait une injonction sous astreinte au préfet des Bouches-du-Rhône. La requérante avait refusé une offre de logement adaptée à ses besoins et capacités, au motif qu'elle manquait de rangements, ce qui ne constitue pas un motif impérieux justifiant le refus. En application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a estimé que l'offre était conforme et que le refus n'était pas fondé, rejetant ainsi l'ensemble des conclusions de Mme B....

Avocat : GIBON

5 décembre 2025• Ch 9B Magistrat statuant seul
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2208360

Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille concerne la responsabilité de l'État pour carence fautive dans le relogement d'une personne reconnue prioritaire. Mme A., reconnue prioritaire par la commission de médiation le 15 mars 2018, n'a été relogée que le 24 mars 2023, soit après l'expiration du délai de six mois imparti au préfet. Le tribunal, statuant en application des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, a jugé que cette carence engageait la responsabilité de l'État. Il a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme A. en réparation des troubles dans ses conditions d'existence subis du 15 septembre 2018 au 24 mars 2023.

Avocat : GIBON

4 décembre 2025• Ch 9B Magistrat statuant seul
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300992

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B... contestant son compte-rendu d'évaluation professionnelle pour l'année 2021. Les conclusions à fin d'annulation ont été jugées irrecevables car tardives, le requérant ayant signé le document près de dix mois avant d'introduire son recours. Les conclusions indemnitaires ont également été déclarées irrecevables en l'absence de demande préalable, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les règles de procédure contentieuse administrative sans examiner le fond du litige.

Avocat : BONHOMMO

4 décembre 2025• 2ème chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500496

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande du centre hospitalier Saint-Charles de Commercy. Cette mesure vise à identifier les désordres et malfaçons affectant sa cuisine centrale, afin de déterminer les responsabilités encourues par les constructeurs et la maîtrise d'œuvre. L'expertise sera menée au contradictoire de l'ensemble des parties mises en cause, incluant les entreprises, leurs assureurs, le bureau de contrôle et le coordinateur SPS. La mission de l'expert a été circonscrite aux seules réclamations formulées par l'hôpital dans ses écritures et pièces.

Avocat : SCP LEBON & ASSOCIES

4 décembre 2025
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501678

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D..., qui estimait que l'abdominoplastie réalisée le 18 septembre 2024 au CHIC Alençon-Mamers avait été effectuée dans des conditions défectueuses. La mesure a été jugée utile pour déterminer les faits et évaluer une éventuelle responsabilité de l'hôpital, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le CHIC Alençon-Mamers et la CPAM de la Sarthe ne se sont pas opposés à cette demande. La demande de consignation d'une provision a été rejetée, cette procédure n'étant pas applicable à l'expertise sollicitée.

Avocat : ASSOCIATION TAMBURINI BONNEFOY

2 décembre 2025
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512542

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension d'un arrêté préfectoral interdisant plusieurs concerts privés dans l'Isère. Le juge a écarté l'exception de non-lieu soulevée par la préfète, le requérant ayant soutenu que le concert pouvait encore avoir lieu durant le week-end. Pour faire droit à une telle demande, il est nécessaire de caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, telle que la liberté d'expression ou de réunion. En l'espèce, l'ordonnance ne précise pas la solution finale retenue, mais rappelle les conditions strictes de la procédure de référé-liberté.

Avocat : BONNEAU

29 novembre 2025
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2205476

Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par l’association du Frémur à l’Arguenon et plusieurs particuliers d’un recours en annulation contre l’arrêté préfectoral du 5 juillet 2022 autorisant l’enregistrement d’une installation de méthanisation exploitée par la SAS Verts Sapins à Languenan (Côtes-d’Armor). Les requérants contestaient notamment l’absence d’évaluation environnementale préalable, l’insuffisance du dossier soumis à enregistrement et l’illégalité du décret fondant le régime d’enregistrement. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs moyens, jugeant que la procédure d’enregistrement était régulière, que le dossier était complet et que le projet était compatible avec les documents d’urbanisme applicables. La décision s’appuie sur les articles L. 512-7-2, R. 512-46-3 et R. 512-46-4 du code de l’environnement, ainsi que sur le principe de non-régression prévu à l’article L. 110-1 du même code.

Avocat : BON-JULIEN

27 novembre 2025• 3ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2202652

Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la demande de la Société des Autoroutes Paris-Normandie (SAPN) visant à engager la responsabilité de l'État pour les préjudices subis lors de vingt-deux manifestations des Gilets Jaunes sur son réseau autoroutier en Seine-Maritime, entre novembre 2018 et juillet 2019. La société invoquait l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, relatif à la responsabilité de l'État pour les dommages causés par des attroupements. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les conditions d'engagement de cette responsabilité n'étaient pas réunies, les faits ne constituant pas des attroupements au sens de cet article. En conséquence, la décision implicite de rejet du préfet a été maintenue et les conclusions indemnitaires de la SAPN ont été rejetées.

Avocat : CARBONNIER LAMAZE RASLE ET ASSOCIES

27 novembre 2025• 3 ème Chambre
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506887

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant vietnamien, qui demandait une injonction sous astreinte pour obtenir un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant d’avoir démontré avoir relancé les services préfectoraux depuis le dépôt de sa demande en septembre 2025. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL BONACORSI AVOCATS CONSEILS

27 novembre 2025
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521546

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guinéen, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet du Val-d'Oise. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le dernier récépissé de demande de carte de séjour étant toujours valide et les circonstances invoquées ne caractérisant pas une situation d’urgence objective et globale. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision, en application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : MAGBONDO

26 novembre 2025
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2500745

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la SARL Tax Suits You d’une demande de décharge d’un rappel de TVA pour l’année 2022. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé un dégrèvement total de 10 805 euros, incluant les pénalités. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.

Avocat : SCP BONDIGUEL & ASSOCIES

26 novembre 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 501722

Avocat : SARL CABINET BRIARD, BONICHOT ET ASSOCIES

25 novembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:501722.20251125• 3ème chambre jugeant seule
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402726

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B... d'une demande d'injonction sous astreinte visant à obtenir du préfet des Bouches-du-Rhône l'attribution d'un logement adapté. Le tribunal constate que l'intéressée a signé un bail pour un logement répondant à ses besoins le 5 août 2024, ce qui a rendu sans objet ses conclusions principales. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, l'ordonnance prononce un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code sont rejetées, Mme B... bénéficiant de l'aide juridictionnelle totale sans que son avocat ait sollicité le versement de frais.

Avocat : GIBON

25 novembre 2025
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2402623

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par le centre hospitalier Emile Durkheim d’une demande d’expertise, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, concernant des infiltrations affectant le nouvel hôpital d’Epinal. Le tribunal a fait droit à cette demande, ordonnant une expertise pour identifier l’ensemble des désordres, leurs causes et leur imputabilité, en présence de tous les constructeurs et assureurs concernés. La solution retenue vise à compléter les investigations déjà menées par un expert judiciaire, en élargissant le périmètre aux nouvelles infiltrations et à l’ensemble des intervenants susceptibles d’engager leur responsabilité.

Avocat : SCP LEBON & ASSOCIES

20 novembre 2025
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2402447

Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la commune de La-Chapelle-aux-Bois. Cette mesure vise à déterminer l’origine des fuites récurrentes affectant l’extension de son réseau de chaleur, réceptionnée sans réserve en 2018, et à identifier les responsabilités entre le constructeur (SAS Idex énergies), le maître d’œuvre (SARL BET Sylvin) et le gestionnaire du réseau électrique (SA Enedis). Le juge a considéré la demande utile pour éclairer les causes des désordres, notamment la corrosion liée à un courant électrique induit, et a rejeté la demande de donner acte de protestations et réserves comme irrecevable.

Avocat : SCP LEBON & ASSOCIES

20 novembre 2025
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2303522

Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par Mme B... épouse A... d'une demande d'indemnisation pour des préjudices résultant d'une intervention chirurgicale fautive au centre hospitalier de Saint-Quentin. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'hôpital sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, en raison du mauvais positionnement d'une prothèse au troisième doigt. Cependant, il a limité la réparation aux seuls préjudices esthétiques temporaire et permanent, estimant que les autres préjudices (notamment la raideur) étaient liés à l'état antérieur de la patiente et non à la faute. La solution retenue est donc une indemnisation partielle, conforme aux conclusions du centre hospitalier.

Avocat : TAMBURINI-BONNEFOY

20 novembre 2025• 2ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2408430

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'avis des sommes à payer n° 2024-1124-1 du 29 avril 2024, d'un montant de 25 000 euros, émis par la commune de Stains à l'encontre de Mme C... A... pour une astreinte liée à des infractions d'urbanisme. La solution retenue est fondée sur un vice de forme, l'avis ne mentionnant pas les bases de liquidation de la créance, en méconnaissance de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. Le tribunal a ainsi déchargé Mme C... A... de l'obligation de payer cette somme.

Avocat : BONNIN

19 novembre 2025• 2ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309947

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande indemnitaire de Mme A..., reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en 2016, mais non relogée par l'État. La requérante soutenait que la carence fautive de l'État lui causait des préjudices, étant hébergée dans un logement trop petit pour sa famille. Le tribunal a rappelé que la responsabilité de l'État est engagée en cas de carence fautive, mais a précisé que, lorsque le motif de la décision de la commission est l'absence de réponse à une demande de logement social, le maintien dans le logement actuel n'ouvre droit à réparation que si ce logement est inadapté. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal s'est fondé sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : RIMBON

18 novembre 2025• 9ème chambre (J.U)