752 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
752
Décisions totales
383 581
Ordonnances
250 320
Avec résumé IA
Avocat : CABOT
Avocat : MARBOT
Avocat : JINCQ-LE-BOT
Avocat : GAMBOTTI
Avocat : TRIBOT
Avocat : BARBOT - LAFITTE
Avocat : SELARL CABINET CAMBOT
Avocat : BOTTEMER
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 4 août 2024 par lequel la préfète du Bas-Rhin l'avait assigné à résidence. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'obligation de quitter le territoire français datant de moins de trois ans. Il a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'erreur de fait sur la notification de l'obligation de quitter le territoire français, et d'erreur de droit.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire fixant l'Algérie comme pays de destination pour l'exécution de son interdiction judiciaire définitive du territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que la procédure n'avait pas méconnu le droit d'être entendu, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également estimé que M. B n'établissait pas être exposé à des traitements contraires à l'article 3 de la même Convention en cas de retour en Algérie. La solution s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 131-30 du code pénal.
Avocat : MOREAU TALBOT
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 6 juin 2024 par lequel la préfète du Bas-Rhin a refusé de délivrer une autorisation de travail à M. C pour le compte de la société FAN TP. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence du signataire, insuffisance de motivation, erreurs de fait) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête est donc rejetée dans son ensemble, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. E C, M. B C et Mme D du logement géré par l'organisme "Horizon amitié" à Brumath. Les intéressés, dont les demandes d'asile ont été définitivement rejetées, se maintiennent sans droit ni titre dans un hébergement destiné aux demandeurs d'asile, en violation de l'article L. 552-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a considéré que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient caractérisées, la libération des lieux étant nécessaire pour permettre l'accueil d'autres demandeurs d'asile en attente. La solution retenue est l'expulsion avec le concours de la force publique et l'évacuation des biens aux frais et risques des occupants.
Le Tribunal administratif de Marseille a condamné l'Assistance publique - hôpitaux de Marseille (AP-HM) à verser 3 771,90 euros à un infirmier, M. B, pour les préjudices subis du fait de deux sanctions disciplinaires illégales (révocation et exclusion temporaire de deux ans) annulées pour disproportion. La responsabilité de l'AP-HM a été engagée sur le fondement des lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 86-33 du 9 janvier 1986, mais le tribunal a limité l'indemnisation en raison du comportement fautif du requérant (apologie du terrorisme). Seuls ont été retenus une perte de chance de salaire (2 271,90 euros) et un préjudice moral (1 500 euros), les autres demandes étant rejetées.
Avocat : SCP MOTEMPS & TRIBOT
Avocat : SCP BUK LAMENT - ROBILLOT;PEISSE DUPICHOT LAGARDE BOTHOREL ET ASSOCIÉS
Avocat : BARBOT-LAFITTE