2 653 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 653
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 621
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de Mme A... B... contestant le refus de permis de construire pour la restauration d’un « pagliaghju » sur la commune d’Oletta. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que l’avis défavorable du préfet était suffisamment motivé en droit et en fait. Il a ensuite rappelé les conditions de l’article L. 111-23 du code de l’urbanisme, qui permet la restauration d’un bâtiment dont il reste l’essentiel des murs porteurs, sous réserve des documents d’urbanisme applicables. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision semble s’orienter vers un rejet de la requête, en s’appuyant sur les dispositions du code de l’urbanisme et le plan d’aménagement et de développement durable de la Corse.
Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI
Le Tribunal Administratif d'Amiens annule la décision du 2 octobre 2023 par laquelle le préfet de la Somme a refusé à M. B..., ressortissant tunisien, la délivrance d'une carte de résident. Le tribunal estime que le préfet a fait une inexacte appréciation de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car les condamnations pénales de 2015, remontant à huit ans, ne suffisent pas à caractériser une menace grave pour l'ordre public. La solution retenue est l'annulation partielle de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, dont celui tiré de la méconnaissance de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Avocat : SCP BOUQUET-FAYEIN BOURGOIS-WADIER
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les recours de Mme B... contre les décisions d'ajournement à deux ans de sa demande d'acquisition de la nationalité française, prises par le préfet de l'Essonne puis par le ministre de l'intérieur. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle du 11 juillet 2022 s'était substituée à la décision préfectorale, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens soulevés par Mme B..., notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les dispositions du code civil et du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La solution retenue est le rejet des requêtes.
Avocat : BOURGEOIS
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. D..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour « salarié » et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus était légale, car fondée sur l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la condamnation de l'intéressé pour usage de faux documents. Il a également écarté les moyens tirés de l'incompétence du signataire et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination ont été jugées légales.
Avocat : SELARL PARC - MONNET BOURGOGNE
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’une requête indemnitaire par une fonctionnaire du CNRS contestant le rejet implicite de sa demande préalable, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il constate que l’agent est affecté à Évry (Essonne), ce qui relève du ressort du Tribunal administratif de Versailles. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction.
Avocat : SCP MEIER-BOURDEAU LECUYER
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre la décision du préfet de la Moselle du 16 septembre 2025 suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, violation du contradictoire, erreur d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, les conclusions à fin de suspension, d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.
Avocat : BOURCHENIN
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme C..., ressortissante iranienne, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour et demandait réparation pour les préjudices subis. La juridiction a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation, la préfète du Rhône ayant délivré la carte de résident sollicitée en cours d'instance. S'agissant des conclusions indemnitaires et de la demande de provision, le tribunal les a rejetées, estimant que Mme C... n'établissait pas la réalité du préjudice allégué, le simple renouvellement de récépissés ne suffisant pas à caractériser un trouble dans ses conditions d'existence. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.
Avocat : VIBOUREL
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B..., assistant d'éducation contractuel, contestant la sanction d'exclusion temporaire de trois mois prononcée par le proviseur du lycée Charles Montgrand. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision mentionnait les textes applicables et les faits reprochés avec précision. Il a jugé que les faits de divulgation d'informations confidentielles et de pression sur des élèves étaient matériellement établis par des témoignages concordants. En application du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, le tribunal a considéré que la sanction d'exclusion temporaire était proportionnée à la gravité des fautes commises. Par conséquent, la requête en annulation et la demande indemnitaire ont été rejetées.
Avocat : DELBOURG
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la Macif, qui cherchait à engager la responsabilité du centre hospitalier de Nevers pour la prise en charge de M. F.... Se fondant sur le rapport d’expertise médicale, le tribunal a jugé, en application de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, qu’aucune faute médicale ou nosocomiale n’était établie. La Macif a été condamnée aux dépens, incluant les frais d’expertise de 3 300 euros, et à verser 1 500 euros au centre hospitalier au titre des frais de justice.
Avocat : SELARL PARC - MONNET BOURGOGNE
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme G... d’une demande d’indemnisation pour des préjudices résultant de sa prise en charge au centre hospitalier de Semur-en-Auxois. La responsabilité de l’établissement a été engagée en raison d’une faute dans les suites opératoires, l’immobilisation post-chirurgicale par une simple attelle ayant été jugée insuffisante au regard des données acquises de la science, sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. Le tribunal a condamné le centre hospitalier à réparer les préjudices subis par la patiente, incluant des sommes pour le déficit fonctionnel temporaire et permanent, les souffrances endurées, le préjudice esthétique et l’incidence professionnelle. Il a également fait droit à la demande de la CPAM de la Côte-d’Or pour le remboursement de ses débours et l’indemnité forfaitaire de gestion, en application du code de la sécurité sociale.
Avocat : SELARL PARC - MONNET BOURGOGNE
Le Tribunal administratif de Mayotte a donné acte du désistement de M. A..., qui contestait un refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le juge des référés avait rejeté sa demande de suspension au motif qu'aucun moyen sérieux n'était soulevé. Conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant la notification de cette ordonnance, il est réputé s'être désisté.
Avocat : BOURIEN
Avocat : BOURDON & FORESTIER
Avocat : DELBOURG BENJAMIN
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par M. A... d’une requête en annulation d’un refus de remise gracieuse d’impôt sur le revenu (année 2019, montant de 4 924,63 euros). Le requérant s’est désisté de son action, désistement accepté par l’administration fiscale. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.
Avocat : DEBLOIS DANCIE BOURRA
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... contestant la suspension de son permis de conduire pour quatre mois, prononcée par le Préfet de la Moselle suite à un excès de vitesse de 41 km/h au-dessus de la limite autorisée. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que la décision était suffisamment motivée. Il a également considéré que la procédure contradictoire n'avait pas à être respectée en raison de l'urgence prévue à l'article L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration. En application de l'article L. 224-2 du code de la route, le tribunal a estimé que la suspension était légalement fondée sur le dépassement d'au moins 40 km/h de la vitesse maximale autorisée, et que le préfet n'avait commis aucune erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : BOURCHENIN
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... contestant la suspension de son permis de conduire pour six mois, prononcée par le préfet des Alpes de Haute-Provence suite à un contrôle positif aux stupéfiants. Le juge unique a écarté le moyen d'incompétence, la signature ayant été régulièrement déléguée, et a jugé la décision suffisamment motivée. Il a également considéré que la procédure contradictoire n'avait pas à être respectée en raison de l'urgence prévue à l'article L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration. La suspension a été confirmée sur le fondement de l'article L. 224-2 du code de la route, la matérialité des faits étant établie.
Avocat : BOURCHENIN
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 25 août 2025 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône avait retiré la carte de résident de M. B..., ressortissant turc. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie en raison du retrait du titre de séjour, et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la menace grave pour l'ordre public n'étant pas établie en l'état. Il a enjoint au préfet de restituer provisoirement la carte de résident dans un délai de dix jours et a condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais de justice.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Avocat : SCP BOURGLAN - DAMAMME - LEONHARDT
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en formation de juge unique sur le fondement de l’article R. 222-13 du code de justice administrative, a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B... contre la décision du 12 décembre 2024 par laquelle la commission de médiation de Paris a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur de droit et une erreur d’appréciation au regard de sa situation de menace d’expulsion, de son âge, de son handicap et de ses pathologies. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés au vu des dispositions du II de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.
Avocat : BOUROUBAT
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en plein contentieux, était saisi par M. et Mme C... d'une demande de décharge des majorations de 80 % pour manœuvres frauduleuses appliquées à des suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017-2019. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale n'apportait pas la preuve d'agissements des requérants destinés à égarer son contrôle, les faits reprochés ayant été commis par un tiers condamné pénalement. En conséquence, il a substitué d'office la majoration de 40 % pour manquement délibéré, prévue à l'article 1729 du code général des impôts, à celle de 80 % initialement infligée. La solution retenue repose sur l'application des articles 1729 du code général des impôts et L. 195 A du livre des procédures fiscales.
Avocat : SELARL CABARE - BOURDIER