1 737 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 737
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 670
Avec résumé IA
Avocat : SAS BOUCARD, CAPRON, MAMAN
Avocat : CABINET CAPSTAN SUD OUEST
Avocat : SELARL CAP - ME MOLLION
Avocat : CAPDEFOSSE
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme B et M. D contre un arrêté du maire de Plumergat du 14 octobre 2024 délivrant un permis d’aménager à la SAS BASF Promotion. Par un mémoire du 23 avril 2025, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance du 30 juin 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux dépens ou frais n’a été prononcée.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. D et Mme A d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis d’aménager délivré par le maire de Crac’h pour un lotissement de deux lots. Par un mémoire du 10 mars 2025, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement par ordonnance du 30 juin 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater l’abandon de l’instance.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, professeure d'anglais, qui contestait le refus du recteur de l'académie de Nantes de reconnaître sa "détresse psychologique" comme maladie professionnelle. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le rapport d'expertise médicale, cet acte préparatoire n'étant pas susceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, le vice de procédure et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif aux conseils médicaux.
Avocat : SELARL LEXCAP RENNES
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de l'association Les PLUmés du Morbihan et autres, qui demandait l'annulation de la délibération du 7 juillet 2022 par laquelle le comité syndical du PETR du Pays d'Auray a approuvé la modification simplifiée n° 2 du schéma de cohérence territoriale (SCOT). Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le PETR, estimant que les requérants avaient produit les pièces essentielles de la délibération attaquée. Sur le fond, il a jugé que les modifications apportées au SCOT, notamment la définition des critères d'identification des villages et autres secteurs déjà urbanisés, relevaient bien du champ de la modification simplifiée prévue par l'article 42 de la loi du 23 novembre 2018 et n'empiétaient pas sur les compétences des auteurs des plans locaux d'urbanisme. Enfin, le tribunal a considéré que les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation concernant le classement de certains secteurs, ainsi que la contestation de la conformité de la loi à la convention d'Aarhus, n'étaient pas fondés.
Avocat : CAPITANI & MORITZ
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C et M. A, qui demandaient l'annulation de la délibération du 7 juillet 2022 par laquelle le comité syndical du PETR du Pays d'Auray a approuvé la modification simplifiée n°2 du SCOT. Les requérants invoquaient une méconnaissance de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales (défaut de convocation régulière et absence de note de synthèse) et une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme (non-identification du lieu-dit de Keranroué comme secteur urbanisé). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la délibération attaquée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par plusieurs associations d’un recours en excès de pouvoir contre la délibération du 7 juillet 2022 du comité syndical du PETR du Pays d’Aurray approuvant la modification simplifiée n°2 du SCOT. Les requérantes contestaient notamment l’irrégularité du dossier de modification, l’insuffisance de l’évaluation environnementale, et une méconnaissance des articles L. 121-3, L. 121-8, L. 121-21 et L. 121-23 du code de l’urbanisme, en particulier sur l’identification des villages et des autres secteurs urbanisés. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, jugeant que le dossier était régulier, que l’évaluation environnementale était suffisante, et que les critères retenus pour identifier les villages et les autres secteurs urbanisés n’étaient entachés ni d’erreur de droit ni d’erreur d’appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, et les associations ont été condamnées à verser solidairement 1 500 euros au PETR au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme D épouse A contestant l'arrêté du maire du Saint du 9 décembre 2022. Cet arrêté, pris sur le fondement des articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, la mettait en demeure de réaliser des travaux de mise en sécurité de sa toiture et charpente sous quinze jours et interdisait temporairement l'habitation. Le tribunal a jugé que le danger imminent était établi par le rapport d'expertise judiciaire, justifiant la procédure d'urgence sans contradictoire, et que le délai de quinze jours, bien que plus court que les quatre mois préconisés par l'expert, était légalement fixé par le maire pour faire cesser le péril. La cession ultérieure du bien à la commune n'a pas eu d'effet sur la légalité de l'arrêté à la date de son édiction.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (179 863 euros) pour les années 2012 à 2015, suite à un contrôle sur pièces fondé sur des informations issues d'une procédure judiciaire pour détournement de fonds. Le tribunal a jugé que la procédure de contrôle sur pièces était régulière et ne constituait ni un examen de situation fiscale personnelle ni une vérification de comptabilité, privant ainsi le requérant des garanties spécifiques à ces procédures. Il a également estimé que l'administration avait correctement appliqué la prescription décennale prévue à l'article L. 169 du livre des procédures fiscales pour les revenus non déclarés, et que les fonds détournés constituaient un résultat net imposable sans déduction de charges, conformément aux dispositions du code général des impôts. Enfin, la majoration de 80 % pour absence de déclaration a été maintenue, l'erreur d'appréciation invoquée par M. B n'étant pas reconnue comme une cause d'exonération.
Avocat : CAP CODE
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 1er avril 2025 par laquelle le maire de Lozinghem avait retiré sa décision de non-opposition à la déclaration préalable de Free mobile pour la construction d'un pylône de téléphonie. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, eu égard à l'intérêt public de la couverture mobile et aux intérêts de la société requérante. Il a également considéré que le moyen tiré de l'illégalité du retrait, fondé sur l'absence d'illégalité de la décision initiale au regard des articles A 10 du PLU et R. 111-27 du code de l'urbanisme, était de nature à créer un doute sérieux.
Avocat : SCP CAPELLE-HABOURDIN
Avocat : SELARL LESTRADE - CAPIA
Avocat : SCP CELICE - BLANCPAIN - SOLTNER;CAPIAUX
Avocat : LEXCAP ANGERS
Avocat : CABINET COUDRAY CONSEIL & CONTENTIEUX;JAUD;DELALANDE SAMUEL;JORION;CABINET LEXCAP RENNES
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 18 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de la délivrance de deux permis de construire illégaux à son voisin. Si l'illégalité des permis constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, le tribunal a estimé que M. B n'apportait pas la preuve de la réalité des préjudices allégués (troubles de jouissance, frais de justice, dépréciation du bien) ni d'un lien de causalité direct avec les fautes commises. La requête a donc été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : JURISCAPA AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du maire de Primelin s'opposant à sa déclaration préalable pour l'installation de sept panneaux photovoltaïques au sol. Le tribunal a jugé que ce projet constituait une extension de l'urbanisation au sens de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, applicable en zone littorale. Il a estimé que le terrain d'assiette, situé à plus de 170 mètres d'un village et dans un secteur d'urbanisation diffuse, ne se trouvait pas en continuité avec une agglomération ou un village existant. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 121-8 et L. 121-10 du code de l'urbanisme.