1 030 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 030
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 624
Avec résumé IA
Avocat : CABINET CAROLINE MARCEL ET ASSOCIE (SELARL)
Avocat : BOY CAROLE
Avocat : CARON
Avocat : SELARL CAROLINE LAVEISSIERE
Avocat : SCP CARON - DAQUO - AMOUEL - PEREIRA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. A, reconnu prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) depuis septembre 2021, pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement. La juridiction a jugé que la carence fautive de l'État engageait sa responsabilité, malgré un refus de logement par le requérant, en raison du défaut d'information sur les conséquences de ce refus et de l'état de l'immeuble proposé. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, retenant une période de responsabilité courant à l'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation.
Avocat : GHÉRON CAROLINE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence sur le fondement du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Val-d'Oise de loger M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 21 avril 2023. Le tribunal a écarté l'argument du préfet selon lequel la radiation de la demande de logement social de l'intéressé ferait obstacle à l'exécution de la décision, estimant que cette radiation n'établissait pas une renonciation de sa part. La solution retenue applique les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat pour loger les bénéficiaires reconnus urgents.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a délivré le titre sollicité, conduisant M. B à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A, ressortissant camerounais, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour en qualité d’enfant de ressortissant français. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que le requérant n’avait pas sollicité la communication des motifs de la décision implicite, conformément à l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur l’article D. 312-8-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : BOEZEC CARON BOUCHE AVOCATS ASSOCIES
Avocat : SCP CARON-AMOUEL
Le Tribunal administratif de Bordeaux a pris acte, par ordonnance du 22 août 2024, du désistement pur et simple de la SCI JAS de sa requête en excès de pouvoir et indemnitaire. La société contestait l’occupation irrégulière d’une partie de sa parcelle par une piste cyclable sur le territoire de la commune de Biganos et du département de la Gironde. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de la commune de Biganos au titre des frais de justice. Aucune condamnation n’a été prononcée à l’encontre de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. B et Mme C, ressortissants angolais, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Drôme leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Le juge a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte, d’erreur manifeste d’appréciation liée à la procédure d’asile, et de violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les conventions internationales invoquées.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Loire-Atlantique le 22 septembre 2023. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. Il a également considéré que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de M. A, sans méconnaître les articles L. 435-1, L. 421-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme ou l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Loire de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à l'octroi de ces mesures, n'était pas remplie, malgré les difficultés alléguées d'accès au service public de la préfecture. La requête a été rejetée par une ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : VIBOUREL ANNE-CAROLINE
Avocat : SOUBELET-CAROIT
Avocat : CPA CABINET D'AFFAIRES PUBLIC - CAROLINE PILONE