584 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
584
Décisions totales
383 581
Ordonnances
250 510
Avec résumé IA
Avocat : LESCARRET
Avocat : BARA CARRE
Avocat : CARRERAS
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, contestant les décisions du préfet de la Loire l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans, ainsi que son assignation à résidence par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et fondée sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'absence de lien stable avec ses enfants en France. Les autres décisions, étant légales par voie de conséquence, ont également été validées.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 juin 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé à M. A C l’autorisation préalable de suivre une formation d’agent de sécurité, sur le fondement de l’article L. 612-22 du code de la sécurité intérieure. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, la décision contestée ne modifiant pas la situation professionnelle du requérant et ne faisant pas obstacle à l’exercice d’un emploi dans un autre secteur. En conséquence, l’ordonnance rejette la requête sans examiner les moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire et l’erreur manifeste d’appréciation.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme B C d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Manche rejetant sa demande de carte de séjour temporaire. En cours d’instance, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune question de fond relative au droit au séjour ou aux textes applicables (notamment le CESEDA) n’a donc été tranchée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait son assignation à résidence dans le Rhône pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral du 5 août 2024 était légal, car il était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et fondé sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette disposition, issue de la loi du 26 janvier 2024, permet d'assigner à résidence un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prise moins de trois ans auparavant, ce qui était le cas de M. A. Le moyen tiré de la non-rétroactivité de la loi a été écarté, les nouvelles règles étant immédiatement applicables aux décisions prises après leur entrée en vigueur.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, ressortissant malien, d’une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de sa carte de résident. En cours d’instance, l’administration a délivré au requérant une nouvelle carte de résident valable jusqu’en 2024, rendant sans objet les conclusions aux fins de suspension, d’injonction et d’astreinte. Le juge des référés a constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes et a condamné l’État, partie perdante, à verser 700 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. C d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de renouvellement de son titre de séjour. Le préfet du Calvados ayant délivré l'attestation de prolongation d'instruction sollicitée en cours d'instance, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 500 euros à l'avocat du requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant béninois, qui demandait une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet était née du silence gardé par le préfet du Calvados pendant quatre mois, conformément aux articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, M. A ne pouvait plus se prévaloir de sa qualité de demandeur pour obtenir un récépissé, la mesure sollicitée se heurtant à une contestation sérieuse. L'ordonnance admet toutefois l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 24 juillet 2024 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours dans le cadre d'une procédure de transfert vers l'Espagne. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle du requérant. Il a également estimé que l'exécution de la décision de transfert demeurait une perspective raisonnable, l'accord implicite des autorités espagnoles étant toujours valable, conformément à l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et au règlement (UE) n°604/2013.
Avocat : CARRE