4 466 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 466
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 521
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision du 21 septembre 2022 du ministre de la justice portant retenue sur traitement de M. A..., ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a jugé que la transmission tardive d’un avis d’arrêt de travail, intervenue au-delà du délai de 48 heures prévu à l’article 25 du décret n°86-442 du 14 mars 1986, ne permet pas de considérer le fonctionnaire en absence irrégulière justifiant une retenue sur rémunération. Cette transmission tardive ne peut entraîner qu’une réduction de moitié de la rémunération pour la période concernée, sous réserve d’une hospitalisation ou d’une impossibilité d’envoi. En l’espèce, l’administration n’a pas établi que M. A... se trouvait dans une situation justifiant une retenue intégrale, et la décision a donc été annulée pour erreur de droit.
Avocat : CABINET CASSEL
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, rejette la demande de suspension présentée par Mme A... concernant le refus du centre hospitalier de Mayotte de reconnaître l’imputabilité au service de son accident du 10 novembre 2021. La requérante invoquait une urgence liée à une diminution de sa rémunération, mais le juge estime que les relevés de comptes fournis ne démontrent pas un préjudice suffisamment grave et immédiat en lien direct avec la décision contestée, notifiée en avril 2024. La condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’étant pas remplie, la requête est rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B..., qui contestait des décisions de retrait de points et l'invalidation de son permis de conduire. Le requérant a maintenu sa demande de frais de justice sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. L'ordonnance a été rendue sur la base de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B... contre l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 17 avril 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un mois. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 421-1, L. 433-4 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur une appréciation exacte de la situation personnelle et professionnelle de l'intéressée, sans erreur manifeste. En conséquence, il a rejeté la requête et les conclusions accessoires.
Avocat : CASTOR
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté les deux requêtes de Mme Martel, conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation. La première requête visait l’annulation du refus implicite de l’administration de lui accorder ses droits à l’avancement durant sa disponibilité pour suivre son conjoint ; le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l’agent ne justifiait pas avoir exercé une activité professionnelle pendant cette période, condition requise par le décret n°85-986 et l’arrêté du 14 juin 2019. La seconde requête en indemnisation pour les préjudices liés à des refus de mutation et de détachement a été rejetée, le tribunal estimant que les illégalités invoquées n’étaient pas établies ou que les préjudices n’étaient pas justifiés.
Avocat : S.E.L.A.F.A CABINET CASSEL
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la suspension de la décision du centre hospitalier de Mayotte refusant son placement en congé de longue maladie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas démontré un préjudice suffisamment grave et immédiat en lien avec la décision contestée, prise en octobre 2024. La demande a été rejetée sur le seul fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés.
Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la suspension de la décision du centre hospitalier de Mayotte la plaçant en disponibilité d’office. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute pour la requérante de justifier d’un préjudice suffisamment grave et immédiat en lien avec la décision contestée. Les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par un agent du ministère de la justice contestant son placement en congé maladie ordinaire. En cours d'instance, l'administration a retiré la décision attaquée par un arrêté du 19 janvier 2024, rendant les conclusions principales sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CASSEL
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de M. C..., a rejeté sa demande d'annulation de la décision du 27 juin 2024 invalidant son permis de conduire pour perte de points. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'absence de notification des retraits de points, jugeant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Il a également rejeté le moyen relatif au défaut d'information prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, en application de ces textes.
Avocat : SCP A.B.C.G. (ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE ROMAND)
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par la SAS Saboulard Valorisation d’une demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 21 août 2025 suspendant son activité d’accueil de déchets. La société invoquait l’urgence économique et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de la régularisation des non-conformités et d’une méconnaissance du principe non bis in idem. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie, la société n’apportant pas la preuve d’une atteinte grave et immédiate à ses intérêts compte tenu de la poursuite d’autres activités. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondée sur l’article L. 171-8 du code de l’environnement.
Avocat : LARROUY-CASTÉRA
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement de Mme A... de ses conclusions principales tendant à l’annulation d’un refus de nouvelle bonification indiciaire (NBI) et au versement d’un rappel de traitement. La requérante contestait le refus implicite du centre hospitalier de La Rochelle, invoquant notamment une erreur de droit et une méconnaissance du principe d’égalité. Le tribunal a pris acte de ce désistement pur et simple, ne conservant à juger que les frais de procédure. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le centre hospitalier a été condamné à verser 900 euros à Mme A... au titre des frais exposés.
Avocat : CASSIUS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la demande d'indemnisation de Mme B..., fonctionnaire du ministère des armées, victime d'un accident de service reconnu imputable au service en 2016. La requérante sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 40 000 euros pour divers préjudices, en invoquant la responsabilité pour faute de l'administration pour défaut de prévention, ainsi que la responsabilité sans faute. Le tribunal a estimé que l'accident n'était pas imputable à une faute de l'administration dans l'organisation ou le fonctionnement du service, et que la requérante ne justifiait pas de préjudices personnels distincts de ceux déjà couverts par l'allocation temporaire d'invalidité. La solution retenue s'appuie sur les principes de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 et la jurisprudence relative à la réparation des accidents de service.
Avocat : S.E.L.A.F.A CABINET CASSEL
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme D... d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Capbreton. La requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 30 septembre 2025. Par une ordonnance du 28 octobre 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux frais n’a été prononcée.
Avocat : PECASSOU LOGEAIS AVOCATS
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait à être affectée sur un poste sédentaire conformément aux préconisations du médecin du travail. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ne présentait pas un caractère conservatoire et qu'elle ferait obstacle à l'exécution d'un arrêté du 27 novembre 2023 réduisant son traitement à demi-traitement. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le juge ayant relevé que la demande était manifestement mal fondée.
Avocat : CASSEL
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A... contestant l'invalidation de son permis de conduire et les retraits de points associés. La décision 48SI du 26 mars 2019 a été considérée comme régulièrement notifiée à cette date, malgré son non-retrait. Le recours gracieux et la requête, introduits après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R.421-1 du code de justice administrative, ont été jugés tardifs. En conséquence, les conclusions d'annulation ont été rejetées comme manifestement irrecevables sur le fondement du 4° de l'article R.222-1 du même code, entraînant le rejet des demandes d'injonction et de frais.
Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... pour suspendre le refus du département de l’Hérault de lui accorder l’aide sociale à l’hébergement (ASH). En cours d’instance, le département a finalement accordé l’ASH à M. A... par une décision du 21 octobre 2025, après avoir pris en compte de nouveaux éléments médicaux et administratifs. Le juge des référés a constaté que cette décision postérieure privait d’objet la demande de suspension, celle-ci étant devenue sans effet. Par conséquent, il n’a pas statué sur le fond du litige, la condition d’urgence et le doute sérieux n’étant plus à examiner.
Avocat : CASSORLA
Avocat : SCP JEAN-PHILIPPE CASTON
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de M. B..., gardien de la paix, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la protection fonctionnelle (requête n° 2305495) et demandait une indemnisation de 62 500 euros pour des préjudices liés à sa gestion de carrière (requête n° 2305597). Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de la décision de refus, signée par une délégataire régulière. Il a jugé que les faits de harcèlement moral, discrimination et mise en danger invoqués n'étaient pas établis, et que la demande indemnitaire était irrecevable faute de réclamation préalable. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. C..., professeur certifié et travailleur handicapé, d’une demande de suspension de la décision fixant son emploi du temps pour l’année 2025-2026 et du refus de la proviseure de le modifier. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la qualification de mesure d’ordre intérieur, jugeant que le non-respect de l’aménagement du temps de travail accordé au titre du handicap portait atteinte aux droits de l’agent et constituait une décision faisant grief. Sur le fond, la solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre du code de l’éducation et du code de justice administrative.
Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)
Avocat : CASTERA-MINARD