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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 466 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 466

Décisions totales

383 581

Ordonnances

252 620

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : CASEffacer tout
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503424

Le Tribunal administratif de Toulouse, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, a ordonné le 28 mai 2025 le transfert du dossier au Tribunal administratif de Montreuil. Constatant que le requérant, M. B A, disposait d’un domicile stable à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) et que sa rétention avait pris fin, le juge a estimé que la compétence territoriale relevait désormais du tribunal du lieu de résidence, conformément aux articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Cette décision vise à assurer une bonne administration de la justice.

Avocat : SAMMARTANO LUCAS

28 mai 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2204425

Le Tribunal Administratif d'Orléans (5ème chambre) a rejeté la requête de Mme D B, assistante maternelle, qui contestait la décision du 13 octobre 2022 du président du conseil départemental du Loiret lui retirant son agrément. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et un vice de procédure devant la commission consultative paritaire départementale. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser les textes appliqués dans le corps du résumé.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
27 mai 2025
• 5ème chambre
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2201110

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. et Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Croissy-sur-Seine à sa propre commune. En cours d’instance, la commune a retiré ce permis par un arrêté du 22 février 2024, devenu définitif. Le tribunal constate que la requête est devenue sans objet et prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il condamne la commune à verser 1 000 euros aux requérants au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : CASSAGNES

27 mai 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308128

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de M. A contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, notamment suite à trois infractions routières. Le tribunal a constaté que l'infraction du 8 septembre 2022 avait été retirée du dossier du requérant, rendant sans objet les conclusions relatives à cette décision et à la décision "48 SI". Pour les infractions restantes des 28 septembre 2022 et 17 février 2023, le tribunal a rejeté les conclusions d'annulation, considérant que la réalité des infractions était établie par l'émission de titres exécutoires d'amende forfaitaire majorée, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route, et que les informations prévues à l'article L. 223-3 du même code avaient été délivrées.

Avocat : SCP ABCG - ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

27 mai 2025• 10ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414644

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer un récépissé de première demande de titre de séjour à M. A, ressortissant marocain. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui impose la remise d’un récépissé autorisant la présence provisoire en France, dès lors que le dossier de demande était complet et que l’incomplétude n’est pas établie. La solution retenue s’appuie sur l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et les dispositions précitées. En revanche, la demande d’injonction de délivrance du récépissé est rejetée, une décision implicite de refus de séjour étant intervenue entre-temps.

Avocat : CASAGRANDE

27 mai 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2302530

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B et autres, qui demandaient l'annulation pour excès de pouvoir de la décision du maire de La-Chapelle-Saint-Mesmin approuvant plusieurs avenants à des marchés de travaux. Le tribunal a jugé que la légalité d'une telle décision, distincte des avenants eux-mêmes, ne peut être contestée que par un recours de pleine juridiction contre la validité des contrats, et non par un recours pour excès de pouvoir. Cette solution s'appuie sur les principes du contentieux des contrats administratifs et sur l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.

Avocat : CABINET CASADEI-JUNG

26 mai 2025
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402350

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de Mme C afin de déterminer l'origine des infiltrations affectant sa maison semi-troglodyte à Vouvray, qu'elle impute aux travaux communaux sur le réseau d'évacuation des eaux pluviales. La commune de Vouvray ne s'est pas opposée à cette mesure, formulée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, mais a émis des réserves quant à sa responsabilité. Le juge a rejeté la demande de la commune tendant à ce qu'il lui soit donné acte de ses protestations et réserves, et a ordonné la mise en cause de M. A, voisin de la requérante, afin d'éclairer l'expert sur les causes potentielles des désordres.

Avocat : CABINET CASADEI-JUNG

26 mai 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2201967

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme C, qui demandait la condamnation de la commune de Saint-Sulpice-La-Pointe pour un accident survenu le 19 mars 2019 dans les cuisines d’une école, impliquant un lave-vaisselle et une lance à eau défectueux. Le tribunal a estimé que la responsabilité de la commune ne pouvait être engagée, car l’accident s’est produit dans le cadre de l’exécution du contrat de travail de Mme C avec la société Ansamble, prestataire privé de restauration scolaire, et que la commune n’était pas l’employeur. Aucune faute de la commune n’a été retenue, le matériel litigieux relevant de la gestion de la société Ansamble. La requête a été jugée infondée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner sa tardiveté.

Avocat : S.E.L.A.F.A. CABINET CASSEL

26 mai 2025• 1ère Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501552

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme G, ressortissante croate, contestant l'arrêté de la préfète du Rhône l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de deux ans. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), et l'absence de menace pour l'ordre public. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que les décisions étaient légalement justifiées, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des traités européens.

Avocat : CASTIONI

23 mai 2025• Reconduites à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2108940

Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Nantes annule un titre de perception émis le 7 octobre 2020 par le préfet de police de Paris, réclamant à M. A, fonctionnaire de police, le remboursement d'un trop-perçu de 2 989,81 euros au titre du complément de fidélisation. La solution retenue est fondée sur un vice de forme : le titre de perception individuel ne comportait pas la signature de son auteur, et l'administration n'a pas produit l'état récapitulatif signé requis par l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et le V de l'article 55 de la loi du 29 décembre 2010. Le tribunal fait droit à la demande d'annulation et décharge M. A du paiement de la somme réclamée.

Avocat : CASSEL

23 mai 2025• 12eme chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2105532

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B, puéricultrice territoriale, contestant son compte-rendu d’entretien professionnel pour 2020 et le refus de révision opposé par le département du Pas-de-Calais. Le tribunal a d’abord jugé irrecevables les conclusions contre le compte-rendu initial du 19 mars 2021, car celui-ci avait été retiré et remplacé par un compte-rendu révisé du 23 mars 2021. Sur le fond, il a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, les vices de procédure (délai de convocation, composition de la commission administrative paritaire), l’erreur d’appréciation et l’inexactitude matérielle des faits. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête et mis à la charge de Mme B une somme de 2 000 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

23 mai 2025• 8ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2105918

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 9 juin 2021 par laquelle le département du Pas-de-Calais refusait d’accorder la protection fonctionnelle à une puéricultrice, au motif que cette décision avait été signée par une autorité incompétente. Le tribunal a enjoint au département de réexaminer la demande de l’agent dans un délai de deux mois, sans astreinte. Il a rejeté la demande indemnitaire de l’agent, faute de lien établi entre le préjudice moral allégué et l’illégalité retenue. La décision s’appuie sur les lois n°83-634 du 13 juillet 1983 et n°84-53 du 26 janvier 1984.

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

23 mai 2025• 8ème chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503641

Le Tribunal administratif de Strasbourg annule l'arrêté du 23 avril 2025 par lequel le préfet du Haut-Rhin avait assigné à résidence M. C, ressortissant sri-lankais, dans le département du Haut-Rhin pour 45 jours. Le tribunal estime que cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, car le requérant réside et travaille en région parisienne, rendant l'assignation dans le Haut-Rhin inadaptée. La solution retenue se fonde sur les articles L. 731-1 et L. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État est condamné à verser 1 000 euros à M. C au titre des frais de justice.

Avocat : CASTEJON

23 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2301023

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A, qui contestait la sanction d'exclusion définitive de son fils prononcée par le conseil de discipline du collège Louis Pasteur. Le tribunal estime que le recours administratif préalable obligatoire formé par M. A auprès de la rectrice d'académie était tardif, car envoyé le 29 novembre 2022 alors que la notification de la sanction datait du 19 novembre 2022, faisant expirer le délai de huit jours prévu à l'article R. 511-49 du code de l'éducation le 28 novembre 2022. En conséquence, la requête est jugée irrecevable pour défaut de recours préalable régulier, et l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice, sont rejetées.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

22 mai 2025• 7éme chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404776

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la commune d'Oissel-sur-Seine concernant des désordres affectant une vitre du centre de loisirs Charlie Chaplin, posée par la société Luso (MC Aménagement). La requête, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile et recevable. L'expert désigné devra examiner les désordres, déterminer leurs causes et origines, et proposer les travaux nécessaires. En revanche, la demande de la commune visant à obtenir le remboursement des frais d'instance a été rejetée.

Avocat : CABINET HENRI ABECASSIS

22 mai 2025
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2402752

Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi d'une demande d'exécution du jugement n° 2104645 du 6 avril 2023, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer. Ce jugement avait annulé un refus d'habilitation à l'aide sociale pour un service d'aide à domicile (SAAD) et enjoint au département de l'Hérault de réexaminer la demande. Le département a exécuté la décision en versant les frais de justice et en prenant une nouvelle décision de refus le 10 mars 2025, que l'association peut contester. La demande d'astreinte est devenue sans objet.

Avocat : LUCAS

22 mai 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2301705

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. H, agent de La Poste, qui demandait l'annulation de la décision du 9 janvier 2023 refusant de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome dépressif. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de la décision et d'irrégularité de la procédure, notamment en ce qui concerne la consultation de la commission de réforme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et les décrets relatifs aux commissions de réforme.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

22 mai 2025• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506200

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. F B, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le Pérou comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale), ni l'article 3 de la même convention (risques en cas de retour), et que la menace pour l'ordre public était établie. Il a également jugé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour étaient justifiés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : LEGRAND-CASTELLON

22 mai 2025• ELOIGNEMENT
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403519

Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné la requête des consorts B contre l'arrêté du 14 juin 2024 par lequel le préfet de Loir-et-Cher a délivré un permis de construire pour une centrale photovoltaïque à Nouan-le-Fuzelier. Le tribunal a retenu comme fondé le moyen tiré de l'illégalité du permis par voie de conséquence de l'annulation de l'autorisation de défrichement, en application de l'article L. 425-6 du code de l'urbanisme. En conséquence, il a sursis à statuer, en vertu de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, pour permettre la régularisation de ce vice dans un délai de huit mois. Les autres moyens soulevés par les requérants n'ont pas été examinés au fond à ce stade.

Avocat : CABINET CASADEI-JUNG

21 mai 2025• 2ème chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2507312

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai d'occupants sans droit ni titre installés sur une parcelle du domaine public communal à Nantes. La SNCF Réseau, gestionnaire des lieux, justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure en raison des risques pour l'ordre public, la sécurité et la salubrité (déchets, absence d'hygiène, risque d'incendie). Le juge a constaté l'absence de contestation sérieuse, les occupants ne détenant aucun titre d'occupation. La décision ordonne l'évacuation sous 48 heures, avec le concours de la force publique si nécessaire, en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et des principes régissant la protection du domaine public.

Avocat : SELARL LEXCASE

21 mai 2025