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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

689 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

689

Décisions totales

383 581

Ordonnances

249 671

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : CASSELEffacer tout
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401402

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A..., surveillante pénitentiaire, qui contestait un titre de perception de 230,87 euros émis par le ministre de la justice pour un indu de rémunération. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur du titre et l'absence de signature et de bases de liquidation. Le tribunal a jugé que le titre était régulier, l'administration ayant justifié de la délégation de signature et de la présence d'un état récapitulatif signé, et que les bases de liquidation étaient suffisamment indiquées par référence à un document joint. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de décharge, ainsi que des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

15 octobre 2025• CHAMBRE 3
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2105115

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par le Fonds de Garantie des Victimes d’Actes de Terrorisme et d’autres Infractions (FGVTI) d’une action subrogatoire visant à obtenir la condamnation du groupe hospitalier Carnelle Portes de l’Oise pour le décès d’une patiente, survenu dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2016 après une agression mortelle par sa compagne de chambre dans le secteur fermé de psychiatrie. Le tribunal a examiné la responsabilité pour faute de l’hôpital, invoquant un défaut d’organisation et de surveillance, notamment en raison du placement de deux patientes en crise dans une même chambre et de l’insuffisance des rondes. La juridiction a rejeté la demande du FGVTI, estimant que l’établissement n’avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité, le comportement violent de l’agresseuse étant imprévisible et les mesures de surveillance conformes aux protocoles en vigueur. Cette solution s’appuie sur les principes de responsabilité administrative pour faute, sans application directe de textes spécifiques autres que les codes de la santé publique et de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CASSEL

14 octobre 2025• 7ème Chambre
CAA54Décision• plein contentieux

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-22NC03154

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

14 octobre 2025• 5ème chambre - formation à 3
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT03682

Avocat : CABINET CASSEL

14 octobre 2025• 6ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2300008

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E..., un ancien technicien ouvrier du ministère des armées, qui contestait le refus du ministre de lui accorder une majoration pour tierce personne sur sa pension d'invalidité. La juridiction a d'abord écarté le moyen d'incompétence, jugeant que le signataire de la décision disposait d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, le tribunal a considéré que le ministre n'avait pas commis d'erreur de droit au regard de l'article L. 355-1 du code de la sécurité sociale et de l'article 19 du décret n°2004-1056 du 5 octobre 2004, qui subordonnent l'octroi de cette majoration à des conditions d'âge que M. E... ne remplissait pas. Par conséquent, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : SELEFA CABINET CASSEL

14 octobre 2025• JU-1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2310232

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme C... d’une demande d’indemnisation pour le décès de son fils, survenu le 27 octobre 2021 lorsqu’il a heurté un séparateur en béton entre la piste cyclable et la voie de circulation à Epinay-sur-Seine. La requérante invoquait un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public (absence de signalisation, éclairage insuffisant). Le tribunal a joint les deux requêtes, la première dirigée contre l’État et la seconde contre le département de la Seine-Saint-Denis, gestionnaire de la voie. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a examiné les moyens des parties, notamment l’argument du département selon lequel le comportement imprudent de la victime (vitesse excessive) l’exonérait de toute responsabilité. Les textes appliqués sont les principes de la responsabilité pour défaut d’entretien normal d’un ouvrage public, sans référence à un code spécifique autre que le code de justice administrative.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

13 octobre 2025• 7ème Chambre
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2301943

Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. A..., ancien fonctionnaire de police, d’une demande d’indemnisation de 15 153,88 euros pour les préjudices subis du fait de procédures de recouvrement illégales d’un indu de traitement. Le tribunal a constaté que l’administration avait émis à plusieurs reprises des saisies administratives à tiers détenteur pour recouvrer une créance pourtant annulée par un jugement définitif de 2017, méconnaissant ainsi l’autorité de la chose jugée. Le ministre de l’intérieur a opposé la prescription quadriennale, mais le tribunal a rejeté cette fin de non-recevoir, la réclamation préalable de M. A... datant de juin 2023 ayant interrompu le délai. La solution retenue est fondée sur les principes de la responsabilité pour faute de l’État et sur la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances publiques.

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

9 octobre 2025• 1ère Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-1908212

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B..., propriétaire d’un pavillon, pour obtenir la dépose d’un mât et de câbles électriques installés par ENEDIS sur sa façade, ainsi que des dommages et intérêts pour emprise irrégulière. Le tribunal a d’abord affirmé sa compétence, jugeant que les conclusions en démolition d’un ouvrage public et la demande indemnitaire pour atteinte à la propriété privée, étrangère à la fourniture d’électricité, relèvent du juge administratif. Il a ensuite examiné le fond, en application des principes régissant la responsabilité pour emprise irrégulière. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la requête en se fondant sur les dispositions du code de justice administrative.

Avocat : CABINET CASSEL

9 octobre 2025• 2ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2202336

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B..., agent territorial de la commune de Colombes, contestant le refus de régularisation de sa prime de service et de revalorisation de sa prime de fonction. La commune opposait une fin de non-recevoir, arguant que le courriel du 19 février 2021 constituait une simple réponse à une demande d'information et non une décision faisant grief, mais le tribunal a écarté cet argument, considérant qu'il s'agissait d'une véritable décision. La commune soulevait également la tardiveté du recours, mais le tribunal a estimé que la décision attaquée ne comportant aucune mention des voies et délais de recours, le délai raisonnable d'un an n'était pas dépassé. Le tribunal a donc rejeté les fins de non-recevoir et s'est déclaré compétent pour statuer sur le fond du litige, en application des principes de sécurité juridique et des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

Avocat : CASSEL

9 octobre 2025• 12ème Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2207372

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société ENEDIS d'une demande d'indemnisation pour les dommages causés à son réseau électrique le 21 janvier 2019, lorsqu'un remorqueur de la brigade fluviale de la préfecture de police de Paris a heurté un câble lors d'une opération de remorquage. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet de police, estimant que la requête n'était pas tardive car la seconde demande indemnitaire d'ENEDIS, fondée sur un nouveau fait générateur (responsabilité sans faute), était recevable. Sur le fond, le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de l'État en raison de l'opération de police administrative, et a condamné l'État à verser à ENEDIS la somme de 16 390,01 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 11 mars 2020. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité sans faute de l'État pour les dommages causés par des opérations de police administrative.

Avocat : CABINET CASSEL

9 octobre 2025• 2ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2203000

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la condamnation de la commune de Boulogne-Billancourt pour des fautes dans la gestion de son recrutement et la délivrance d'une attestation Pôle emploi irrégulière. Concernant le recrutement, le tribunal a estimé que les irrégularités alléguées (antidatage du contrat, absence de taux horaire, défaut de fiche de poste) n'étaient pas établies ou ne causaient pas de préjudice. S'agissant de l'attestation employeur, le tribunal a jugé que la commune n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. En conséquence, les conclusions indemnitaires de Mme B... ont été rejetées.

Avocat : CASSEL

9 octobre 2025• 12ème Chambre
CAA33Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX02110

Avocat : CABINET CASSEL

7 octobre 2025• 3ème chambre (formation à 3)
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506706

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de La Poste refusant une formation à un agent en temps partiel autorisé senior (TPAS). Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’incompétence, le défaut de motivation ou l’erreur de droit, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité du refus, en application du décret n°2017-928 du 6 mai 2017. La condition d’urgence n’a pas été examinée.

Avocat : CABINET CASSEL

3 octobre 2025
CAA33Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX02216

Avocat : CABINET CASSEL

2 octobre 2025• 1ère chambre - formation à 3
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2302765

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par le Fonds de Garantie des Victimes d'Actes de Terrorisme et d'Autres Infractions (FGTI) d'une action subrogatoire contre l'État. Le FGTI demandait le remboursement de 22 362,10 euros versés à un surveillant pénitentiaire agressé par un détenu, en se fondant sur l'obligation de protection fonctionnelle de l'administration envers ses agents. Le tribunal a reconnu la subrogation du FGTI dans les droits de l'agent, conformément à l'article 706-11 du code de procédure pénale. Il a également jugé que l'État, en tant qu'employeur, était tenu de réparer le préjudice résultant de cette agression sur le fondement de l'article L. 134-5 du code général de la fonction publique. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser au FGTI la somme demandée, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

2 octobre 2025• 1ère chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2307635

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par le Fonds de Garantie des Victimes d’Actes de Terrorisme et d’Autres Infractions (FGTI) d’une demande de remboursement par l’État de 12 275 euros, somme versée à un fonctionnaire pénitentiaire victime d’une agression en 1995, sur décision de la commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI) de Colmar. Le FGTI, subrogé dans les droits de la victime en application de l’article 706-11 du code de procédure pénale, réclamait ce montant à l’État en tant qu’employeur tenu à une obligation de protection. Le ministre de la justice contestait l’évaluation de certains préjudices, demandant une réduction de l’indemnité. Le tribunal a reconnu le droit au remboursement du FGTI sur le fondement des articles L. 134-1 et suivants du code général de la fonction publique, mais a réduit le montant dû par l’État à 10 275 euros, estimant que l’évaluation du déficit fonctionnel temporaire et des souffrances endurées par la CIVI était excessive.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

2 octobre 2025• 2ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2205414

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., gardien de la paix, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 40 000 euros et une rente viagère pour des préjudices moraux, de carrière et financiers, résultant selon lui d’une situation de harcèlement moral subie depuis 2016. Le tribunal a estimé que les éléments fournis par le requérant ne permettaient pas de présumer l’existence d’un harcèlement moral, la mutation invoquée étant justifiée par les nécessités du service et les autres griefs n’étant pas étayés. En conséquence, la responsabilité de l’État n’a pas été engagée, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées, de même que les demandes accessoires. La décision s’appuie sur les articles L. 133-2 et L. 134-5 du code général de la fonction publique.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

30 septembre 2025• 4ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301284

Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision de la rectrice de l’académie de Nice du 19 janvier 2023 refusant de reconnaître l’imputabilité au service de l’accident de Mme A... survenu le 7 décembre 2022. La juridiction retient un vice de procédure, l’administration n’ayant pas saisi le conseil médical pour avis avant de prendre sa décision, en méconnaissance des articles L. 821-1 du code général de la fonction publique et 47-6 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986. Ce défaut de consultation a privé la requérante d’une garantie et a pu influencer le sens de la décision.

Avocat : S.E.L.A.F.A. CABINET CASSEL

30 septembre 2025• 6ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2301205

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé la décision du 20 février 2023 par laquelle le préfet de Mayotte avait refusé d'accorder un congé bonifié de 65 jours à Mme B..., brigadier-chef de police. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en considérant que le droit d'option prévu à l'article 26 du décret du 2 juillet 2020 n'était pas ouvert aux agents n'ayant jamais bénéficié d'un tel congé avant cette date. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B... dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a rejeté les conclusions relatives aux frais de justice.

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

25 septembre 2025• 1ère chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2301224

Le Tribunal Administratif de Mayotte annule la décision du préfet du 20 février 2023 refusant à M. B..., brigadier-chef de police, un congé bonifié de 65 jours. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en estimant que le droit d’option prévu à l’article 26 du décret n° 2020-851 du 2 juillet 2020 n’était pas ouvert à l’agent, alors que M. B... remplissait les conditions pour en bénéficier. La décision est fondée sur les dispositions combinées du décret n° 78-399 du 20 mars 1978 et du décret n° 2020-851.

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

25 septembre 2025• 1ère chambre