1 654 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 654
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 624
Avec résumé IA
Avocat : MARCHAND
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. C d'une demande d'indemnisation pour un défaut d'information lors de sa prise en charge au centre hospitalier de Dreux le 10 novembre 2014, ayant conduit à une phlébite et une embolie pulmonaire. Le tribunal a retenu une faute du centre hospitalier, limitant sa responsabilité à 10 % conformément au rapport d'expertise, et a condamné l'établissement à verser à M. C la somme de 2 084,27 euros en réparation de ses préjudices. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité pour faute médicale issus du code de la santé publique, et ordonne la capitalisation des intérêts. Les frais d'expertise, taxés à 1 500 euros, sont mis à la charge du centre hospitalier à hauteur de 150 euros.
Avocat : CABINET ARCHANGE AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de Mme B, ressortissante géorgienne, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète de l'Essonne le 3 avril 2025. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Avocat : PESCHANSKI
Le Tribunal Administratif de Paris, par une ordonnance du 15 septembre 2025, a constaté le désistement du club sportif Sedan Ardennes de son recours en excès de pouvoir dirigé contre son exclusion des championnats nationaux prononcée par la Fédération française de football. Le club n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il a été réputé s'être désisté. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement pur et simple.
Avocat : CABINET MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX (SCP)
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Essonne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et une attestation de prolongation d’instruction. Le requérant a informé le tribunal, après l’introduction de la requête, avoir obtenu l’autorisation sollicitée. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également rejeté la demande de frais d’instance présentée par le requérant.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par le club de football de Six-Fours le Brusc d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la Fédération française de football lui interdisant l’accession sportive en championnat A3. Le club s’est désisté de sa requête et de son action par un mémoire enregistré le 27 août 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en a donné acte par une ordonnance du 11 septembre 2025. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B A d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la condamnation du CHU de Rennes à lui verser une indemnité de fin de contrat sur le fondement de l’article L.1243-8 du code du travail. Par un mémoire du 16 juin 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de son instance, désistement accepté par le CHU. Par ordonnance du 11 septembre 2025, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CHANET
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... visant à suspendre la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale » en qualité de parent d’enfant français. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d’une situation de précarité suffisamment caractérisée, et qu’aucun doute sérieux n’existait sur la légalité de la décision contestée. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment les articles L. 423-7, L. 423-23 et L. 435-1, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par M. et Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Ploemeur à Mme D, ainsi que contre le permis modificatif subséquent. Par un mémoire enregistré le 8 août 2025, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 10 septembre 2025. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.
Avocat : SELARL LE MAGUER RINCAZAUX EISENECKER CHANET EHRET GUENNEC
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête du centre hospitalier de Trevoux contestant le décompte définitif de la pension de retraite de son ancienne agente, Mme B... Le tribunal a jugé que l'employeur public ne justifiait d'aucun intérêt lui donnant qualité pour agir, la pension étant une allocation personnelle et viagère. La solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser.
Avocat : SELARL CHANON LELEU ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A pour contester une décision "48SI" du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire. En cours d'instance, l'administration a retiré cette décision et crédité le capital de points du requérant, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : SELARL CABINET CHANGEUR
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par M. A B d’une demande d’annulation d’une décision du comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires rejetant sa demande en qualité d’ayant droit, ainsi que d’une demande d’expertise médicale. Par un mémoire ultérieur, le requérant a déclaré se désister de l’intégralité des conclusions de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 4 septembre 2025. La décision met ainsi fin à l’instance sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. C, ressortissant comorien, contestant l'arrêté préfectoral du 23 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et non entaché d'un défaut d'examen, et que le requérant ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français depuis au moins deux ans, comme l'exige l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Avocat : LAGUERRE CHANTAL
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale aux enfants de Mme H, réfugiée camerounaise. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les éléments fournis ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation des enfants, séparés de leur mère depuis six ans. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des stipulations de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire. En cours d’instance, le ministre a retiré la décision contestée et rétabli le capital de points de M. B à neuf points. Le tribunal constate donc un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet. Il rejette la demande de frais de justice présentée par M. B sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET CHANGEUR
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement de M. A, qui renonçait à ses conclusions en annulation et injonction après que le ministre de l'intérieur a reconnu un non-lieu à statuer. Le litige portait sur le refus implicite du ministre d'ajouter quatre points au permis de conduire de M. A suite à un stage de récupération, ainsi que sur l'invalidation de son permis pour solde de points nul. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, l'ordonnance constate le désistement et condamne l'État à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code).
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de ressortissants afghans demandant la délivrance de visas pour rejoindre leur fille et sœur, réfugiée en France. Les requérants invoquaient une atteinte grave à leur droit à une vie privée et familiale, ainsi qu'aux articles 2, 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison d'une menace d'expulsion de Turquie vers l'Afghanistan. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute de preuves suffisantes de la réalité et de l'imminence de la menace d'expulsion, et que les circonstances particulières nécessitant une intervention sous 48 heures ne sont pas établies.