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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

590 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

590

Décisions totales

383 581

Ordonnances

249 871

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : COLLEffacer tout
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507513

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D..., ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 6 novembre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du principe du contradictoire et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, compte tenu du comportement de l'intéressé et de l'absence d'attaches familiales en France. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LAVILLE COLLOMB

18 novembre 2025• Eloignement urgent
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301160

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., artiste urbain, qui contestait la décision du maire d'Orléans du 16 décembre 2022 ordonnant l'effacement de ses œuvres de street art sur le domaine public et lui interdisant d'en réaliser de nouvelles. Le tribunal a jugé que le maire, en tant qu'autorité gestionnaire du domaine public, était compétent pour prendre les mesures nécessaires à son entretien, sans avoir à justifier de plaintes de riverains. Il a également estimé que M. A... n'apportait pas la preuve d'une autorisation préalable et que l'argument tiré d'une discrimination n'était pas fondé, la tolérance alléguée envers d'autres artistes ne justifiant pas une occupation illégale. Les conclusions à fin de suspension de la décision ont été déclarées sans objet.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP LBG & COLLABORATEURS

7 novembre 2025• 3ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2300983

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de Mme C... visant à être déchargée de sa responsabilité solidaire pour le paiement de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux de 2019 et 2020. L'administration fiscale ayant partiellement fait droit à sa demande en prononçant la mainlevée de 8 209 euros pour les prélèvements sociaux, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette partie. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions comme irrecevables, car la demande en décharge fondée sur l'article 1691 bis du code général des impôts était prématurée, n'ayant pas respecté le délai de six mois prévu à l'article 382 ter de l'annexe II du même code. Les conclusions relatives à la mainlevée de la saisie et à l'octroi de délais de paiement ont également été jugées irrecevables, faute de réclamation préalable obligatoire et d'incompétence du juge de l'impôt.

Avocat : COLLANGE

6 novembre 2025• 5ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2203381

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., propriétaire d'une péniche endommagée par la chute d'une branche d'arbre appartenant à la région Bretagne. Le tribunal a écarté la responsabilité pour faute de la région, estimant que le gestionnaire du domaine public fluvial n'a qu'une obligation d'entretien et non de sécurité, et que les risques liés à la présence d'un canal incombent aux usagers. Il a également rejeté la responsabilité sans faute pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public, sans préciser dans l'extrait la solution finale sur ce point. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 2124-11 du code général des propriétés des personnes publiques.

Avocat : LAVILLE COLLOMB

6 novembre 2025• 6ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506800

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Drôme. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen, estimant que la décision était signée par une autorité habilitée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation du requérant. Il a jugé que le préfet n'avait pas méconnu les stipulations de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ni les dispositions des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les décisions attaquées ont été validées.

Avocat : COLLANGE

4 novembre 2025• 5ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2105850

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme E..., adjointe administrative, qui contestait son compte-rendu d'entretien professionnel pour l'année 2020. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure (l'entretien n'ayant pas été conduit par son supérieur hiérarchique direct) et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation comme inopérant, les décisions d'appréciation de la valeur professionnelle n'étant pas soumises à l'obligation de motivation. Il a également rejeté les autres moyens, considérant que la requérante n'apportait pas la preuve que l'entretien n'avait pas été mené par son supérieur hiérarchique direct et que l'appréciation portée n'était pas entachée d'erreur manifeste. La décision s'appuie sur les articles 17 de la loi du 13 juillet 1983, 55 de la loi du 11 janvier 1984 et 2 et 4 du décret du 28 juillet 2010.

Avocat : CABINET COLL

4 novembre 2025• 11ème chambre, JU
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504115

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 541-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme A... d'une demande de provision de 2 000 euros à l'encontre de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) pour non-paiement d'une prime de transition énergétique. L'ANAH ayant émis un ordre de paiement de cette somme le 17 octobre 2025, le juge a constaté que les conclusions à fin de provision étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. En application de l'article L. 761-1 du même code, l'ANAH a été condamnée à verser 800 euros à Mme A... au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET ENARD-BAZIRE-COLLIOU

3 novembre 2025
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400054

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme D..., éducatrice spécialisée, qui contestait la décision de l’établissement public de santé mentale de la Guadeloupe de lui appliquer un jour de retenue sur traitement pour absence non justifiée le 8 septembre 2023. La requérante invoquait un accord local sur le temps de travail lui permettant d’organiser ses 35 heures sur quatre jours, mais le tribunal a jugé qu’aucun texte réglementaire ne lui conférait un droit à cet aménagement, relevant d’une simple pratique d’équipe. Constatant que Mme D... ne s’était pas présentée le vendredi et que son planning ne démontrait pas l’accomplissement de ses heures de service ce jour-là, le tribunal a estimé que le service n’était pas fait au sens des articles L. 711-1 et L. 711-2 du code général de la fonction publique. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sans application des frais de justice.

Avocat : ALBINA-COLLIDOR

28 octobre 2025• 1ère Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2204128

Le Tribunal administratif de Melun rejette la demande indemnitaire de Mme C..., conseillère principale d'éducation, qui sollicitait 150 000 euros en réparation des préjudices résultant de l'illégalité de son placement en disponibilité d'office et du refus de prolongation d'activité, ainsi que d'un harcèlement moral. Saisi en plein contentieux, le tribunal estime que la requérante n'apporte pas d'éléments démontrant l'illégalité de la décision de disponibilité d'office, prise en application du décret n°85-986 du 16 septembre 1985. Il écarte également les autres moyens invoqués, faute de preuves suffisantes. La solution retenue est le rejet de la requête, sans condamnation de l'État.

Avocat : CABINET COLL

28 octobre 2025• 6ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300386

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 30 novembre 2022 par laquelle le ministre de l’intérieur avait rejeté la demande de naturalisation de Mme C..., ressortissante zimbabwéenne. Le ministre s’était fondé sur l’irrégularité de la situation matrimoniale de l’intéressée, en raison du mariage de celle-ci avec un homme encore marié au moment de leur union. Le tribunal a jugé que ce motif, reposant sur des faits anciens et imputables à l’époux, était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation, au regard des articles 21-15 et 21-24 du code civil. Il a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de six mois et a condamné l’État à verser 1 200 euros à Mme C... au titre des frais de justice.

Avocat : BAILLY-COLLIARD

15 octobre 2025• 5ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505110

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 28 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte excessive à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également rejeté les moyens dirigés contre la décision fixant le pays de destination et l'interdiction de retour de six mois, cette dernière étant fondée sur l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : BAILLY-COLLIARD

13 octobre 2025• 3ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2402522

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C..., gardien de la paix, qui contestait le refus de sa mutation à Perpignan. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre un prétendu retrait de mutation, faute de preuve de l'existence d'une décision initiale d'affectation à Perpignan. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, le refus de mutation n'étant pas une décision défavorable soumise à cette obligation. Il a également estimé que l'administration avait procédé à un examen particulier de la situation de la requérante, notamment au regard de l'article L. 512-19 du code général de la fonction publique. En conséquence, l'ensemble des conclusions de Mme C. ont été rejetées.

Avocat : COLL

10 octobre 2025• 3ème chambre
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-23NT01794

Avocat : COLLET

7 octobre 2025• 5ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505753

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 15 avril 2025 retirant sa carte de résident et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le retrait était légalement fondé sur l'article L. 432-5-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de faits de faux et d'usage de faux commis par l'intéressé. Elle a également écarté les moyens tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et de l'erreur manifeste d'appréciation, confirmant ainsi l'ensemble des décisions contestées.

Avocat : COLLANGE

7 octobre 2025• 3ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307834

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 23 octobre 2023 par laquelle le préfet de la Drôme avait refusé le regroupement familial de M. B... avec son épouse et ses deux enfants. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en estimant que les ressources de M. B..., bien que suffisantes, n'étaient pas stables en raison de la nature saisonnière de ses contrats de travail. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois.

Avocat : COLLANGE

7 octobre 2025• 6ème Chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2300540

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B... demandant l'annulation du certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Dunières pour un projet de deux maisons. La requérante soutenait que les travaux de raccordement aux réseaux ne constituaient pas une extension nécessitant l'application de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme. Le tribunal a estimé que le maire avait fait une exacte application de ces dispositions, en considérant que les travaux nécessaires à la desserte du projet relevaient d'une extension des réseaux publics. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : SCP COLLET DE ROCQUIGNY

2 octobre 2025• Chambre 2
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2100819

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme E... d’un recours en plein contentieux visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2008 à 2012, assorties de pénalités. Les requérants contestaient la régularité de la procédure, notamment au regard de l’article L. 50 du livre des procédures fiscales (LPF) pour les années 2008-2009, et contestaient le bien-fondé des impositions liées aux bénéfices non commerciaux de la société C... E... Ltd, ainsi que l’application de la majoration pour activité occulte. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, jugeant irrecevables les conclusions relatives aux prélèvements sociaux faute de réclamation préalable, et non fondés les autres moyens. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du LPF et de la convention fiscale franco-américaine.

Avocat : SELARL SHUBERT COLLIN ASSOCIES

2 octobre 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402782

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de M. A..., qui contestait la suspension de sa pension de retraite et le titre de perception émis pour récupérer un trop-perçu. Le tribunal a constaté que le certificat de suspension du 23 septembre 2022 avait été retiré et remplacé par celui du 4 octobre 2022, rendant sans objet les conclusions dirigées contre le premier. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur, du vice de forme, de l'erreur de fait et de l'erreur de droit concernant la prescription triennale prévue à l'article L. 93 du code des pensions civiles et militaires de retraite. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A..., y compris celles relatives au titre de perception.

Avocat : SELARL ENARD BAZIRE COLLIOU

30 septembre 2025• 3ème Chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500023

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, a examiné le recours de M. C... contre le refus du département de Vaucluse de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". Le requérant invoquait une erreur d'appréciation et de droit, se prévalant de ses difficultés de déplacement liées à une prothèse de genou et à l'usage d'une canne. Le tribunal a rejeté l'exception de nullité soulevée contre le mémoire en défense, la signataire disposant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, le jugement a rejeté la requête en considérant que les éléments fournis ne justifiaient pas l'attribution de la carte, en application des dispositions du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017.

Avocat : CABINET ENARD-BAZIRE-COLLIOU

30 septembre 2025• Pôle contentieux sociaux
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2201310

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par la SCI PEG d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté préfectoral du 2 février 2022 déclarant d’utilité publique le projet d’aménagement de la ZAC République à Cournon d’Auvergne et la cessibilité des immeubles, dont celui de la requérante. La société invoquait une erreur manifeste d’appréciation et une méconnaissance des articles L. 314-1 et L. 314-2 du code de l’urbanisme. En cours d’instance, la SCI PEG s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a clos l’affaire sans examiner le fond.

Avocat : SCP COLLET DE ROCQUIGNY

26 septembre 2025• Chambre 1