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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

657 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

657

Décisions totales

383 581

Ordonnances

249 888

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : CONSEffacer tout
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2402412

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C... qui contestait le rehaussement de ses impôts sur le revenu et prélèvements sociaux pour les années 2018 à 2021. Le litige portait sur la déduction de travaux réalisés dans un immeuble détenu via une SCI, que l'administration avait requalifiés en travaux de reconstruction, non déductibles des revenus fonciers. Le tribunal a validé cette requalification, estimant que les travaux, incluant le remplacement de la charpente et la modification de la distribution intérieure, constituaient une reconstruction au sens de l'article 31 du code général des impôts. Il a également confirmé l'application de la majoration de 40% pour manquement délibéré, en application de l'article 1729 du même code, et rejeté les demandes de décharge et de frais de justice.

Avocat : SELARL MLA CONSEIL

28 novembre 2025• 3ème chambre
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506887

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant vietnamien, qui demandait une injonction sous astreinte pour obtenir un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant d’avoir démontré avoir relancé les services préfectoraux depuis le dépôt de sa demande en septembre 2025. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL BONACORSI AVOCATS CONSEILS

27 novembre 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303138

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la demande de Mme B..., professeure des écoles, qui sollicitait 10 000 euros de dommages et intérêts de la part de l'État suite à une agression par un élève. La requérante invoquait un refus de protection fonctionnelle et une faute dans l'organisation du service. Le tribunal a jugé que l'administration avait rempli son obligation de protection en prenant en charge les soins et en réorganisant la classe de l'élève, et qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'était établie. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 134-5 et L. 134-6 du code général de la fonction publique.

Avocat : AD CONSEIL AVOCAT

27 novembre 2025• 4ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207811

Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a rejeté la requête de M. A..., avocat, qui contestait des rappels de TVA et pénalités pour la période 2018-2020. Le tribunal a jugé régulière la procédure de taxation d'office, estimant que les revenus de M. A... dépassaient le seuil de la franchise de TVA. Il a également écarté les moyens relatifs à la violation du secret professionnel, à l'absence de motivation de la pénalité de 10% et à la double imposition, confirmant ainsi les rectifications fondées sur les articles 256, 266, 267, 283 et 287 du code général des impôts.

Avocat : SELAS ABOCAP CONSEIL

24 novembre 2025• 7ème Chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303084

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la SAS La Boutique nouvelle et de Mme B... qui demandaient la condamnation de la commune de Confolens et de l'État à les indemniser pour les préjudices subis suite à l'effondrement d'un plafond dans leur local commercial. La juridiction a estimé qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de la commune ou de l'État n'était établie, le maire ayant pris les arrêtés de mise en sécurité prévus par le code de la construction et de l'habitation, et la préfète n'ayant pas à se substituer à lui en l'absence de carence caractérisée. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des conclusions indemnitaires et des frais de justice.

Avocat : ACALEX AVOCATS CONSEILS ASSOCIES

20 novembre 2025• 2ème chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2301864

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par la communauté d’agglomération de Haguenau pour obtenir la condamnation in solidum des sociétés Couvrest (étanchéité), Ixo (maîtrise d’œuvre) et Qualiconsult (contrôle technique) au titre de la garantie décennale, en raison d'infiltrations d'eau affectant une salle multi-activités. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la communauté d'agglomération, estimant que les désordres, consistant en des infiltrations de faible ampleur, n'affectaient ni la solidité de l'ouvrage ni ne le rendaient impropre à sa destination. Il a également écarté la responsabilité contractuelle subsidiaire des constructeurs, la réception de l'ouvrage faisant obstacle à une telle action. En conséquence, les conclusions indemnitaires et les frais d'expertise ont été rejetés, et la communauté d'agglomération a été condamnée à verser 1 500 euros à la société Couvrest au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL CDM (CONSEIL DÉFENSE MÉDIATION)

20 novembre 2025• 2ème Chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2301292

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi d’un recours en plein contentieux par Mme A... et son assureur, la société MATMUT, afin d’engager la responsabilité du département de Meurthe-et-Moselle pour défaut d’entretien d’un ouvrage public. Ils soutenaient que Mme A... avait chuté dans les locaux du département en raison de câbles au sol, et demandaient réparation de divers préjudices corporels et matériels. Le département a contesté sa responsabilité, arguant notamment de l’absence de preuve de la matérialité des faits et d’un défaut d’entretien, ainsi que d’une faute exclusive de la victime. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que les requérants n’apportaient pas la preuve du lien de causalité entre l’ouvrage public et la chute, et que le département n’avait pas commis de défaut d’entretien normal. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d’entretien des ouvrages publics, sans application spécifique d’un texte autre que le code de justice administrative.

Avocat : SELARL CALLON AVOCAT & CONSEIL

18 novembre 2025• Chambre 1
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306994

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de l'EURL MHD SOL et de M. et Mme A... contestant des rehaussements fiscaux. La société soutenait ne pas être soumise à l'impôt sur les sociétés, tandis que les époux contestaient la qualification de revenus distribués et l'application de pénalités pour manquement délibéré. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que l'EURL était passible de l'impôt sur les sociétés et que les rectifications et majorations étaient fondées. Les décisions s'appuient sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : TAX TEAM ET CONSEILS SOCIÉTÉ D'AVOCATS

13 novembre 2025• 3ème Chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2306771

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de la société Descotes, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés. Le litige portait sur la qualification des opérations de la société (vente de biens ou prestation de services) et le régime d'exigibilité de la TVA applicable, ainsi que sur la prescription du droit de reprise de l'administration. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la société, considérant que l'administration avait correctement requalifié les opérations en ventes de biens, rendant la TVA exigible à la livraison, et que le droit de reprise n'était pas prescrit. En conséquence, la demande de décharge des impositions supplémentaires a été rejetée, de même que la demande de frais de justice.

Avocat : CABINET CONSTANT AVOCATS

13 novembre 2025• 6ème chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401285

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la société Chevillard et Fils qui contestait les pénalités de retard infligées par l’Office auxerrois de l’habitat (OAH) pour la levée tardive des réserves sur le lot n°10 « peintures-tentures ». La société n’a pas apporté la preuve que l’ensemble des réserves avait été levé dans le délai imparti au 27 mars 2023, et l’ajout ultérieur de réserves par le maître d’ouvrage n’a pas eu d’incidence sur l’application des pénalités. Le tribunal a également jugé que la société n’établissait pas que le retard était imputable à d’autres entreprises ou au maître d’ouvrage. La solution retenue s’appuie sur les stipulations du CCAP et les principes généraux de la commande publique.

Avocat : AARPI SYSTHEMIS CONSEIL

12 novembre 2025• 3ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2301392

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a annulé les rappels de TVA notifiés à la société Camusat Holding pour la période de 2017 à 2020. Le tribunal a jugé que l'administration ne pouvait refuser le droit à déduction de la TVA au seul motif que les prestations de services facturées aux filiales n'avaient pas été payées et donc non imposées, le droit à déduction naissant dès l'exigibilité de la taxe chez le fournisseur. Rejetant la substitution de base légale proposée par l'administration, fondée sur l'obligation de régularisation prévue à l'article 271 III b du code général des impôts, le tribunal a accordé la décharge des rappels et le rétablissement du crédit de TVA demandé.

Avocat : LAMARTINE CONSEIL

7 novembre 2025• 1ère chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404475

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. B... d’une demande de condamnation de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) pour défaut de prise en charge d’une fracture du scaphoïde aux urgences de l’hôpital Bichat. L’AP-HP n’a pas contesté le principe de sa responsabilité, mais a soutenu que le taux de perte de chance devait être partagé avec d’autres établissements. Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute de l’AP-HP, appliquant les principes de responsabilité hospitalière et le code de la santé publique, et a fixé l’indemnisation des préjudices de M. B... en fonction du taux de perte de chance retenu. La CPAM de Paris a également été indemnisée pour ses débours, conformément au code de la sécurité sociale.

Avocat : CABINET CALLON AVOCAT & CONSEIL (SELUR)

7 novembre 2025• 6e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500986

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par l'association Groupe SOS Solidarités d'un recours de plein contentieux contestant les décisions de l'Agence Régionale de Santé (ARS) d'Île-de-France fixant la dotation globalisée commune pour 2024 à 47 093 974,12 euros. L'association demandait une réévaluation à 49 774 667,23 euros, invoquant des surcoûts liés à l'inflation (énergie, alimentation, transports), aux revalorisations salariales, aux charges financières et à la reprise d'un dispositif médico-éducatif. Le tribunal a rejeté la requête, considérant qu'aucun des moyens soulevés n'était fondé, sans préciser de textes spécifiques dans le dispositif de rejet.

Avocat : CABINET ACCENS AVOCATS CONSEILS

7 novembre 2025• 6e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501077

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de l'association Groupe SOS Solidarités contestant les décisions de l'Agence Régionale de Santé (ARS) d'Île-de-France fixant le prix de journée 2024 de la Maison d'Accueil Spécialisée (MAS) « Bois Doré ». L'association demandait la réformation de ces décisions et la fixation d'un prix de journée plus élevé, en contestant notamment les abattements opérés par l'ARS sur les dépenses des groupes 1, 2 et 3, ainsi que le rejet de certaines charges. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, considérant que l'ARS avait légalement justifié ses décisions en se fondant sur les dispositions des articles L. 314-7 et R. 314-22 du code de l'action sociale et des familles, notamment pour assurer la compatibilité des dépenses avec les dotations limitatives de financement. La demande de l'association tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.

Avocat : CABINET ACCENS AVOCATS CONSEILS

7 novembre 2025• 6e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501078

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de l’Association Tutélaire Social Mandataire 77 (ATSM 77) qui contestait l’arrêté préfectoral fixant sa dotation globale de financement pour 2024. L’association demandait la réintégration de certaines dépenses dans le report du résultat comptable de 2022, notamment des frais de restaurant et diverses indemnités. Le tribunal a estimé que ces dépenses n’étaient pas justifiées par les nécessités de la gestion normale de l’établissement, au sens de l’article R. 314-52 du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la demande, confirmant ainsi la décision du préfet de la région d’Île-de-France.

Avocat : CABINET ACCENS AVOCATS CONSEILS

7 novembre 2025• 6e Section - 1re Chambre
TA86Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302385

Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par M. B... d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la régularisation ou la résolution du lot n°10 du sous-traité d’exploitation de la plage de Vallière, conclu par la commune de Saint-Georges-de-Didonne. Par un acte enregistré le 4 septembre 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de son instance. Par ordonnance du 6 novembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, M. B..., considéré comme partie perdante, a été condamné à verser 1 200 euros à la commune au titre des frais exposés.

Avocat : LAVALETTE AVOCATS CONSEILS

6 novembre 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2206565

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A... et M. C..., propriétaires d’une maison en bordure de la route nationale 88, qui demandaient la condamnation de la commune de Quins à réparer les préjudices matériel et moral résultant d’infiltrations d’eau. Le tribunal a rejeté leur demande, jugeant que la responsabilité de la commune ne pouvait être engagée, car l’entretien et la gestion des eaux pluviales de la route nationale 88 relèvent de la compétence du département et non de la commune. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de la voirie routière.

Avocat : CLAMENS CONSEIL

5 novembre 2025• 2ème Chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2200359

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. et Mme B... d'une demande de réduction de leurs impositions (impôt sur le revenu, contribution exceptionnelle et contributions sociales) au titre de 2017, à la suite de la mise en œuvre d'une clause de garantie de passif et d'une révision du prix de cession de leurs actions de la société Atlante Construction. Le tribunal a partiellement fait droit à leur demande en accordant un dégrèvement, mais a rejeté le surplus de leurs conclusions, notamment en refusant la prise en compte de certains frais de cession non justifiés et en appliquant un abattement forfaitaire pour les frais d'acquisition. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, en particulier l'article 150-0 D, pour déterminer le calcul de la plus-value nette imposable après les événements ayant affecté le prix de cession.

Avocat : SELARL ARTHEMIS CONSEIL

3 novembre 2025• 1ère chambre
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2505422

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de la requête de HAUTS-DE-SEINE HABITAT. Le requérant demandait initialement une réduction de 233 000 euros de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023, en raison de travaux d'accessibilité pour personnes handicapées. Aucune solution au fond n'a été retenue, le désistement mettant fin à l'instance. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET ALTRA CONSULTING (SELAS)

31 octobre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2101697

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de l’association AMMRA visant à obtenir la décharge de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2019 et 2020. Le tribunal a substitué le fondement légal de l’article 1384 C du code général des impôts à celui de l’article 1384 A, initialement retenu par l’administration, concernant l’exonération pour les logements acquis à l’aide de prêts sociaux locatifs. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge estimant que l’association ne remplissait pas les conditions d’exonération prévues par les textes applicables.

Avocat : AVOCONSEIL

30 octobre 2025• Président 4 : Mme ALLIO-ROUSSEAU - R. 222-13