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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 591 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 591

Décisions totales

383 581

Ordonnances

249 421

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : CONSEILEffacer tout
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2306066

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de la société Hôtelière Séjour Beaubourg (HSB) qui contestait une décision de l'OFII du 22 septembre 2022 lui infligeant une contribution spéciale de 15 040 euros pour avoir employé deux salariés étrangers sans titre de travail. La société soulevait des moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de disproportion de la sanction. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était légale et a également rejeté la contestation du titre de perception émis pour son recouvrement. La solution s'appuie sur les articles L. 8251-1 et L. 8253-1 du code du travail.

Avocat : CABINET BIZOUARD CONSEIL

7 octobre 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300717

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de propriétaires indivis demandant l’annulation du refus d’Enedis de déplacer des lignes électriques et l’indemnisation de leurs préjudices. Le tribunal a jugé que la convention de servitude de 1994, bien que contestée pour défaut de consentement de tous les indivisaires, était opposable en raison de la connaissance acquise de l’ouvrage par les requérants et de l’absence de contestation pendant 29 ans. Il a estimé que l’ouvrage public ne constituait pas une emprise irrégulière et que son déplacement porterait une atteinte excessive à l’intérêt général. Les demandes indemnitaires ont été rejetées, faute de préjudices certains et directs. La décision s’appuie notamment sur les articles 815-3 du code civil et les dispositions du code de l’énergie.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : PY CONSEIL SOCIETE D'AVOCAT

7 octobre 2025• 3ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301496

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SNC Le Paradis Blanc, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour un chalet à Morzine au titre de 2022. La société soutenait que le bien, proposé en location meublée saisonnière, n'était pas à sa disposition personnelle. Le tribunal a rappelé que, selon les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, le propriétaire d'un logement loué saisonnièrement est redevable de la taxe s'il en conserve la libre disposition au 1er janvier de l'année d'imposition. La solution retenue est que la société n'a pas démontré une chaîne ininterrompue de locations ou un engagement contraignant l'empêchant de disposer du bien, justifiant ainsi le maintien de l'imposition.

Avocat : LEGI CONSEILS BOURGOGNE

6 octobre 2025• Juge unique 7
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2207489

Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de la société Concurrent High Performance Solution Europe, qui contestait des rappels de retenue à la source et la remise en cause de ses déficits reportables pour les exercices 2017 à 2019. L'administration fiscale avait estimé que la société procédait à des transferts indirects de bénéfices à sa société mère américaine, en application de l'article 57 du code général des impôts, et avait appliqué un taux de marge de 3,7% pour redresser ses résultats. Le tribunal a pris acte de l'erreur de calcul admise par l'administration, qui a ramené le déficit reportable à -3 211 679 euros, et a rejeté le surplus des conclusions de la société, notamment sa demande de fixer le déficit à -3 637 772 euros et de décharge des retenues à la source. La solution retenue repose sur les dispositions du code général des impôts et la convention fiscale franco-américaine du 31 août 1994.

Avocat : SELARL CATED CONSEIL

6 octobre 2025• 5ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302646

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir visant l’annulation du procès-verbal du conseil municipal de Saint-Bonnet-du-Gard du 1er juin 2023, en tant qu’il approuvait le règlement du lotissement « Les Cades ». Le requérant invoquait notamment l’absence de signature du procès-verbal et l’illégalité du vote. Toutefois, M. B... s’est désisté de sa requête par un acte enregistré le 18 septembre 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté les conclusions de la commune présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET ABP CONSEILS

3 octobre 2025• 3ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506061

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. E... qui demandait d'enjoindre à la Ligue de tennis de Nouvelle-Aquitaine de statuer sur l'encadrement sportif de son fils. Le juge a estimé que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence et d'utilité suffisant, et que les mesures sollicitées ne relevaient pas d'une mesure conservatoire ou provisoire. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du sport et les règlements de la Fédération française de tennis.

Avocat : SELARL CDES CONSEIL

2 octobre 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2206985

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B..., qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2014 pour un montant de 6 522 euros. Le tribunal a constaté que l'administration fiscale avait déjà accordé un dégrèvement de 6 522 euros à la suite de sa réclamation, et que ce montant avait bien été déduit du solde dû. Il a également écarté le moyen tiré de l'absence de réponse à ses réclamations, la réclamation de 2019 ne portant pas sur l'année 2014. La décision s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

Avocat : SELARL THEMIS CONSEILS

1 octobre 2025• 5ème Chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2300118

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de la SAS Bakir, qui sollicitait la condamnation de la commune de Saint-Denis à lui verser 6 096 000 euros pour le préjudice économique résultant d'une prétendue obstruction à son projet de centre commercial. Le tribunal a jugé que la responsabilité de la commune ne pouvait être engagée, dès lors que les refus d'agrément de vente et de permis modificatif, bien qu'illégaux, n'étaient pas constitutifs d'une faute de nature à engager sa responsabilité sans lien direct de causalité avec le préjudice allégué. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute en droit administratif, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur l'application spécifique du code de l'urbanisme.

Avocat : AVOCATS ET CONSEILS REUNION

1 octobre 2025• 3ème chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2107700

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A... et Mme D... contestant l'emprise irrégulière de canalisations et regards d'eaux usées et pluviales sur leur propriété. Les requérants demandaient l'enlèvement ou la neutralisation des ouvrages, ainsi que des indemnités, en l'absence de titre valable et en invoquant la violation de l'article L. 152-1 du code rural et de la pêche maritime. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant que la présence des ouvrages était fondée sur des promesses de servitude et que le moyen tiré de l'article L. 152-1 était inopérant. En conséquence, la requête a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune et à la communauté urbaine au titre des frais de justice.

Avocat : AVOCATS DEFENSE ET CONSEIL

30 septembre 2025• 1ère Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2203547

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A..., agent de la fonction publique hospitalière, qui contestait le refus du Carrefour d’accompagnement public social (CAPS) de lui accorder un congé de longue durée pour syndrome dépressif. Le tribunal a jugé que les courriers des 20 septembre, 28 octobre et 25 novembre 2022, par lesquels le CAPS l’informait de la procédure de mise à la retraite pour invalidité, ne constituaient pas des décisions faisant grief et étaient donc irrecevables. En conséquence, la demande d’annulation a été rejetée, de même que les conclusions accessoires. Les textes appliqués sont le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.

Avocat : CABINET D'AVOCATS AUDIT CONSEIL DEFENSE

30 septembre 2025• Chambre 2
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2202986

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de la SCI Louis, qui demandait l’annulation du refus de permis de construire un chalet à Gérardmer, au motif que le projet empiétait sur une zone humide et méconnaissait le plan local d’urbanisme (PLU). La juridiction a écarté les moyens d’incompétence, d’irrégularité de la procédure d’adoption du PLU et d’erreur manifeste d’appréciation, en se fondant sur les articles L. 153-21, L. 153-31 et R. 153-21 du code de l’urbanisme. La solution retenue confirme la légalité du refus municipal, sans faire droit à la demande subsidiaire d’illégalité du PLU.

Avocat : CABINET D'AVOCATS AUDIT CONSEIL DEFENSE

30 septembre 2025• Chambre 1
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2202607

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de la société Jacques Carlet, qui demandait l’annulation de la décision du 10 octobre 2022 par laquelle le ministre du travail l’avait mise en demeure d’évaluer les risques psychosociaux et d’élaborer un plan d’action. La société invoquait notamment la méconnaissance du principe du contradictoire, un défaut d’impartialité de l’inspectrice du travail et une erreur de fait. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en application des articles L. 4721-1 et suivants du code du travail.

Avocat : AUDIT-CONSEIL-DEFENSE

30 septembre 2025• Chambre 3
CAA54Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-25NC01384

Avocat : AUDIT-CONSEIL-DEFENSE

29 septembre 2025• Juge des référés
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2117635

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Tiburs, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour 2012. Le tribunal a jugé que la substitution de la proposition de rectification du 14 juin 2018 à celle du 21 décembre 2015, fondée sur l’abus de droit par fraude à la loi (article L. 64 du livre des procédures fiscales), était régulière et intervenue dans le délai de reprise. Il a estimé que le transfert du siège social au Luxembourg était artificiel et exclusivement motivé par un but d’évasion fiscale, sans justification économique réelle. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions et des pénalités pour abus de droit, en application de la convention fiscale franco-luxembourgeoise et du code général des impôts.

Avocat : CABINET GL CONSEILS & ASSOCIES

29 septembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300379

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, assistante familiale, qui contestait le retrait de son agrément prononcé par le département de Maine-et-Loire. La requérante invoquait une irrégularité de procédure et contestait le bien-fondé de la décision. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que les faits reprochés, notamment une suspicion d’agression sexuelle sur un enfant accueilli et un comportement inadapté, justifiaient le retrait d’agrément sur le fondement des articles L. 421-2, L. 421-3 et L. 421-6 du code de l’action sociale et des familles.

Avocat : AVOCATS CONSEILS REUNIS

26 septembre 2025• 12eme chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2114620

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société Cuisines de France, qui contestait une amende administrative de 1 900 euros infligée pour non-respect des durées maximales de travail quotidienne et hebdomadaire, ainsi que de la durée minimale de repos. La société soutenait que les temps de trajet avaient été comptabilisés à tort comme du temps de travail effectif et que les déclarations des salariés étaient frauduleuses. Le tribunal a jugé que les temps de déplacement ne constituent pas du temps de travail effectif au sens des articles L. 3121-1 et L. 3121-4 du code du travail, mais a estimé que la société n'apportait pas la preuve de l'inexactitude des décomptes qu'elle avait elle-même transmis à l'inspection du travail. En conséquence, la décision de la directrice régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi a été confirmée, et les conclusions de la société au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : AVOCATS CONSEILS REUNIS

26 septembre 2025• 12eme chambre
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504036

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Côtes-d'Armor. Le tribunal a jugé que les articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à l'admission exceptionnelle au séjour pour motifs humanitaires ou métiers en tension, ne sont pas applicables aux ressortissants tunisiens, dont la situation est régie par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. En conséquence, le tribunal a substitué d'office le pouvoir de régularisation discrétionnaire du préfet comme base légale de la décision attaquée, et a rejeté la requête de M. B.

Avocat : BETWEEN 2 AVOCAT MEDIATION ET CONSEIL

26 septembre 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206808

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société Anjou Bâtiment, qui contestait une amende de 750 euros infligée pour défaut de présentation de cartes d'identification professionnelle valides pour trois salariés lors d’un contrôle sur un chantier. Le tribunal a jugé que la société ne démontrait pas que les salariés disposaient de cartes en cours de validité au moment du contrôle, comme l’exige l’article R. 8292-3 du code du travail. Il a également écarté le moyen tiré du « droit à l’erreur » (articles L. 123-1 et L. 123-2 du code des relations entre le public et l’administration), estimant que ce dispositif ne s’applique pas en cas de manquement constaté par l’inspection du travail. La solution retenue confirme la légalité de l’amende administrative fondée sur l’article L. 8291-2 du code du travail.

Avocat : AVOCONSEIL

26 septembre 2025• 12eme chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500012

Le tribunal administratif de la Martinique a été saisi par Mme A..., professeure, d’une demande d’annulation du refus de la rectrice de reconnaître l’imputabilité au service d’une agression subie le 29 avril 2024. L’administration avait rejeté sa demande pour tardiveté, estimant que la déclaration d’accident n’avait pas été faite dans les délais réglementaires. Le tribunal a jugé que le certificat médical du 3 mai 2024, établi dans le délai de deux ans prévu par l’article 47-3 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, rendait le délai de déclaration non opposable. En conséquence, il a annulé les décisions de la rectrice et lui a enjoint de réexaminer la demande de Mme A... dans un délai de deux mois.

Avocat : SELARL AVOCATS CONSEIL & DEFENSE

25 septembre 2025• 1ère Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502599

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par la SCI IMM1 d’une demande de suspension de la décision du maire de Mirecourt d’installer des panneaux devant son local commercial. Le juge constate que les barrières litigieuses ont été enlevées le 29 août 2025, après l’introduction de la requête, ce qui rend les décisions attaquées caduques. En conséquence, il prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction, et rejette les demandes de frais et dépens.

Avocat : SELARL LORRAINE DEFENSE & CONSEIL

24 septembre 2025