368 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
368
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 671
Avec résumé IA
Avocat : LE CORRE
Avocat : BORGES DE DEUS CORREIA
Avocat : SCP DECOSTER - CORRET - DELOZIERE - LECLERCQ
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de saisine de la commission du titre de séjour, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière. S'agissant de la commission du titre de séjour, le juge a rappelé que sa saisine n'est obligatoire que pour les étrangers justifiant d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ce que M. A... n'a pas démontré faute de documents pour les années 2015 à 2021. La décision s'appuie sur les articles L. 432-13 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le recours de Mme C... contre le refus du président du conseil départemental du Pas-de-Calais de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le tribunal a d'abord jugé que la décision initiale du 27 avril 2023 était irrecevable car elle avait été remplacée par la décision du 14 septembre 2023 prise sur recours préalable obligatoire. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête, estimant que l'état de santé de la requérante ne justifiait pas l'attribution de la carte au regard des critères fixés par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017.
Avocat : SCP D'AVOCATS DECOSTER, CORRET, DELOZIERE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la clinique FSEF-Sceaux visant à annuler le refus de l'inspecteur du travail d'autoriser le licenciement pour motif disciplinaire d'une éducatrice spécialisée protégée. La juridiction a jugé que la décision de l'inspecteur du travail était suffisamment motivée et que le moyen tiré d'une insuffisance de motivation de la décision ministérielle était inopérant. Sur le fond, le tribunal a estimé que les faits reprochés à la salariée, notamment concernant l'organisation d'un voyage à New-York, n'étaient pas d'une gravité suffisante pour justifier son licenciement, compte tenu de l'absence de preuve d'une faute caractérisée. La décision s'appuie sur les articles L. 2411-1, L. 2411-3, R. 2421-5 et R. 2421-8 du code du travail.
Avocat : SUTRA CORRE ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à l’annulation de titres exécutoires émis par la trésorerie hospitalière de Lille pour le recouvrement de pensions alimentaires dues à un EHPAD. En cours d’instance, l’EHPAD a annulé les titres contestés et la trésorerie a confirmé l’absence de créance, rendant la requête sans objet. Faute pour M. A d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, il est réputé s’en être désisté en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Le tribunal donne acte de ce désistement et statue sur les demandes accessoires.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C A d’une requête en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur du 9 août 2022 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. En cours d’instance, le ministre a retiré cette décision et rétabli la validité du permis, rendant les conclusions à fin d’annulation sans objet. Le tribunal constate donc, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il rejette la demande de frais de justice présentée par le requérant, l’État n’étant pas la partie perdante.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de la commune de Vernaison, qui sollicitait la condamnation de la société Pilliot Assurances à l’indemniser à hauteur de 96 285,40 euros pour manquement à son obligation d’information et de conseil dans le cadre d’un marché public d’assurance. Le tribunal a jugé que la société Pilliot Assurances, en tant que courtier et gestionnaire du contrat, n’avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité, dès lors qu’elle n’était pas tenue d’une obligation d’information sur la solvabilité de l’assureur CBL Insurance Europe, et qu’elle avait informé la commune dès la survenance des difficultés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code des assurances, notamment les articles L. 511-1 et L. 520-1, ainsi que sur les principes régissant la responsabilité contractuelle des intermédiaires d’assurance.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d'une demande d'exécution d'un précédent jugement, assortie d'une astreinte. Après que la préfète de la Savoie a justifié avoir exécuté la décision en délivrant une autorisation provisoire de séjour, M. A s'est désisté de ses conclusions en exécution. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 450 euros à M. A au titre des frais de procès.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d’une demande de liquidation d’astreinte pour inexécution d’un jugement du 17 décembre 2024. Ce jugement enjoignait au préfet de l’Isère de délivrer à Mme A une attestation prévue à l’article D.512-2 du code de la sécurité sociale pour la période du 13 janvier 2020 au 12 janvier 2023. La préfète soutenait avoir exécuté la décision, mais Mme A contestait la conformité de l’attestation délivrée, arguant qu’elle mentionnait un titre de séjour fondé sur l’article L.425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, et non sur l’article L.423-23 requis par l’article D.512-2. Le tribunal a constaté que l’attestation produite n’était pas conforme aux dispositions applicables et a donc procédé à la liquidation de l’astreinte.
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi d'une demande d'exécution du jugement n° 2304674 du 2 août 2024, qui enjoignait à la préfète du Rhône de réexaminer la situation de M. A B. Constatant l'absence d'exécution par l'administration, le tribunal a prononcé une astreinte de 50 euros par jour de retard à l'encontre de la préfète, à défaut d'exécution dans un délai de quinze jours. Cette décision est fondée sur les articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'une demande d'exécution d'une précédente ordonnance de référé (n°2403961 du 3 juillet 2024) qui avait suspendu un refus de renouvellement de titre de séjour et enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme D. La requérante demandait le prononcé d'une astreinte pour assurer l'exécution de cette ordonnance. Par un mémoire du 6 mai 2025, Mme D s'est désistée de sa requête. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et en a donné acte par une ordonnance du 14 mai 2025, mettant ainsi fin à la procédure.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, salarié protégé, qui contestait la décision de l'inspecteur du travail du 7 août 2023 autorisant son licenciement pour motif disciplinaire par la société Lidl. Le tribunal a estimé que si la matérialité des faits de contournement des règles de passation des marchés n'était pas établie, M. B s'était néanmoins placé dans une situation de conflit d'intérêts en lien avec l'activité de son épouse, sans en informer sa hiérarchie, ce qui constituait une faute suffisamment grave pour justifier le licenciement. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées et M. B a été condamné à verser 500 euros à la société Lidl au titre des frais de justice.