1 180 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 180
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 377
Avec résumé IA
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
CABINET COUDRAY CONSEIL & CONTENTIEUX
Avocat : CABINET COUDRAY CONSEIL & CONTENTIEUX
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, agent de la commune de Puteaux, qui contestait le refus de la commune d’indemniser ses préjudices liés à une maladie professionnelle et à un harcèlement moral. Le juge a d’abord constaté que la décision du 20 février 2024 ne retirait pas la reconnaissance de maladie professionnelle de 2017, rendant les conclusions en annulation irrecevables. Sur le fond, le tribunal a estimé que les éléments fournis par le requérant ne permettaient pas de présumer l’existence d’un harcèlement moral, et a donc écarté la responsabilité pour faute de la commune. En l’absence de faute établie, la demande d’indemnisation a été rejetée dans son intégralité.
Avocat : CABINET COUDRAY
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a été saisi par Mme A, adjointe technique territoriale, d'une demande de provision de 38 508 euros sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, en réparation des préjudices personnels résultant d'une maladie professionnelle (tendinopathie de l'épaule) reconnue imputable au service et de sa rechute. Si la commune de Rennes ne conteste pas le principe de sa responsabilité sans faute, le juge des référés a rejeté la demande en estimant que l'obligation dont se prévalait la requérante était sérieusement contestable, faute pour les éléments médicaux produits d'avoir été établis contradictoirement à l'égard de la commune. La solution retenue est donc le rejet de la requête, la demande de provision étant considérée comme non fondée en l'état.
Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de Mme C, adjointe technique territoriale victime d'un accident de service reconnu imputable le 17 janvier 2020 et d'une rechute le 18 mai 2022. Le juge a condamné la commune de Rennes à verser à l'agent une provision de 10 000 euros à valoir sur l'indemnisation de ses préjudices personnels, estimant que l'obligation de la commune n'était pas sérieusement contestable dans son principe, mais que le montant réclamé de 17 796 euros était excessif au vu des éléments du dossier. La décision applique les principes de la responsabilité sans faute de l'employeur public pour les accidents de service, sans se référer à un texte spécifique autre que le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de M. B, agent de Rennes Métropole victime d'un accident de service le 17 novembre 2020. Le juge a estimé que la responsabilité sans faute de la collectivité était engagée, l'accident ayant été reconnu imputable au service par un arrêté du 4 juillet 2023. Il a considéré que les préjudices personnels invoqués, notamment le déficit fonctionnel temporaire et permanent, n'étaient pas sérieusement contestables dans leur principe, mais a réduit le montant de la provision allouée à 10 000 euros, estimant que le quantum global de 62 756 euros réclamé était incertain et nécessitait une expertise. Les textes appliqués sont les articles L. 822-1 et suivants du code général de la fonction publique relatifs aux accidents de service.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de l'association Espace Khiêton, qui demandait la condamnation solidaire du département d'Ille-et-Vilaine et de l'Agence Régionale de Santé (ARS) Bretagne pour des fautes liées au transfert de gestion de son établissement à l'association AMISEP. L'association soutenait que le département n'avait pas respecté les formalités de fermeture et de dévolution prévues par le code de l'action sociale et des familles, ce qui l'avait privée de la possibilité de transférer son actif immobilier et l'avait contrainte à rembourser des annuités d'emprunt. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'association ne justifiait pas de la qualité de sa représentante pour agir en justice, rendant la demande irrecevable. Aucune condamnation n'a été prononcée, et la demande de l'association sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en formation de 5ème chambre, était saisi de deux requêtes en excès de pouvoir dirigées contre l'arrêté du 9 septembre 2024 par lequel le maire de Ploemeur a incorporé au patrimoine communal des parcelles présumées sans maître, sur le fondement des articles L. 1123-1 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques. Les requérants, se prétendant propriétaires, contestaient la légalité de cette incorporation sans procédure d'expropriation. Le tribunal a joint les deux requêtes et a jugé que la contestation sérieuse de la propriété des parcelles soulevait une question préjudicielle relevant de l'autorité judiciaire. Par conséquent, il a sursis à statuer et a imparti aux parties un délai de deux mois pour saisir le juge judiciaire de cette question de propriété.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. et Mme F I, propriétaires voisins, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Saint-Malo pour l'extension d'une maison individuelle. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le dossier de demande était suffisamment complet pour permettre à l'administration d'apprécier la conformité du projet, et a rejeté les moyens fondés sur la méconnaissance des articles UE7 et UE11 du plan local d'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, sur la base des articles R. 431-10 du code de l'urbanisme et des dispositions du PLU.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C et de M. et Mme E, voisins immédiats, qui demandaient l'annulation du permis de construire délivré le 12 janvier 2024 par le maire de Pornic à la SAS Procivis Ouest Promoteur pour la construction de deux immeubles de 42 logements, ainsi que du permis modificatif du 9 décembre 2024. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés était infondé, dès lors que le maire avait régulièrement délégué sa signature à M. B par des arrêtés des 1er octobre 2020 et 18 juillet 2024. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions des requérants, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés, et le tribunal a appliqué les dispositions du code général des collectivités territoriales relatives aux délégations de signature.
Avocat : SARL THOUVENIN COUDRAY GREVY