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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 793 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 793

Décisions totales

383 581

Ordonnances

251 920

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : COUREffacer tout
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503883

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a enjoint à l’État de reloger Mme B et son époux, reconnus prioritaires par la commission de médiation de Paris le 18 avril 2024, mais n’ayant reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. La solution retenue se fonde sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, qui impose au juge d’ordonner le logement ou le relogement d’urgence lorsque la carence de l’État est établie. L’injonction est assortie d’une astreinte, dont le montant et les modalités seront précisés dans la suite de l’ordonnance.

Avocat : LECOUR

31 juillet 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2305511

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de la SAS Aydan, qui exploitait l'établissement "La Follia" à Thionville, et a confirmé la légalité de l'arrêté du 25 juillet 2023 du préfet de la Moselle prononçant une fermeture administrative de 45 jours. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, la sous-préfète disposant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a jugé que les faits d'emploi d'une salariée étrangère sans titre de séjour l'autorisant à travailler et l'absence de déclarations préalables à l'embauche pour plusieurs salariés étaient établis, justifiant la mesure de fermeture en application des articles L. 8272-2 et L. 8211-1 du code du travail. La durée de la fermeture n'a pas été jugée disproportionnée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL COSSALTER, DE ZOLT & COURONNE

29 juillet 2025• 5e chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302413

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B C, qui contestait la décision de la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL) du 23 février 2023 refusant de réviser le taux d'invalidité de 55 % retenu pour le calcul de sa pension d'invalidité. La requérante, admise à la retraite pour invalidité, soutenait que l'administration avait commis une erreur d'appréciation en ne prenant pas suffisamment en compte ses troubles de l'humeur et sa détresse psychologique. Le tribunal a jugé que le moyen n'était pas fondé, sans ordonner l'expertise sollicitée, et a appliqué les dispositions du décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 et du décret n° 68-756 du 13 août 1968.

Avocat : LESCOURET

29 juillet 2025• Juge unique chambre 5
TA67Ordonnance

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505757

Le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté la demande de suspension de la délibération du 19 décembre 2024 de la communauté de communes Haut Chemin Pays de Pange fixant la grille tarifaire de la redevance d’enlèvement des ordures ménagères pour 2025. Les requérants, plusieurs communes et élus, invoquaient notamment un défaut d’information des élus et une rupture d’égalité. Le juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, faute d’éléments sérieux sur les effets néfastes et irréversibles allégués, et a relevé le délai de plus de trois mois pour saisir le juge. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL COSSALTER, DE ZOLT & COURONNE

28 juillet 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309528

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la demande d’indemnisation de M. A... C..., qui sollicitait 12 000 euros en réparation des préjudices subis faute de relogement après avoir été reconnu prioritaire par la commission de médiation le 27 avril 2022. Le juge a estimé que la carence fautive de l’État n’était pas établie, car le logement de 40 m² pour quatre personnes n’était pas suroccupé et le loyer de 650 euros n’était pas disproportionné au regard des ressources mensuelles du foyer (1 500 euros d’aides sociales). La solution s’appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article R. 822-25 du même code.

Avocat : LECOUR

25 juillet 2025• 1ère Chambre (J.U)
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2506306

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était suffisamment motivée. Il a également considéré que le refus était légal, car M. A avait présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile, ce qui constitue un motif de refus prévu par le CESEDA. Enfin, le tribunal a jugé que l'OFII avait procédé à une évaluation de la vulnérabilité du requérant, conformément aux articles L. 522-1 et L. 522-3 du même code.

Avocat : MARICOURT

25 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2512726

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C... épouse B.... Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé, en raison d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté et sa sûreté. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour bénéficier des mesures de sauvegarde d'une liberté fondamentale, n'était pas satisfaite, faute pour la requérante d'apporter des éléments concrets justifiant une urgence à très bref délai. La requête a donc été rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : AZINCOURT

23 juillet 2025
TA20Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200886

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait une décision implicite de rejet de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) relative à la prime de transition énergétique. Le juge a considéré que la décision de rejet explicite du 21 février 2022, devenue définitive le 21 juin 2022, n'avait pas été attaquée dans les délais. La nouvelle décision implicite de rejet, née du second recours gracieux du 20 avril 2022, n'était qu'une décision purement confirmative, insusceptible de recours. La solution est fondée sur l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative et l'article 9 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020.

Avocat : MARICOURT-BALISONI

18 juillet 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505190

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi en référé pour demander la suspension de la décision du 27 mai 2025 prolongeant le placement à l'isolement de M. B, détenu à la maison d'arrêt de Strasbourg. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intérêt public lié à la sécurité de l'établissement pénitentiaire justifiait l'exécution immédiate de la mesure. Aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'a été retenu, les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, absence d'avis médical, erreur d'appréciation) étant écartés. Cette décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code pénitentiaire, sans faire droit aux demandes de suspension ou de frais de justice.

Avocat : MAUCOURT

17 juillet 2025
CAA31Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-23TL01426

Avocat : SCP COURRECH & ASSOCIES - AVOCATS

17 juillet 2025• 4ème chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2500476

Refus de renouvellement de carte de résident pour menace à l'ordre public. Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant la décision du préfet de Corse-du-Sud du 21 janvier 2025. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur d'appréciation, estimant que les condamnations pénales de l'intéressé justifient le refus sur le fondement de l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MARICOURT-BALISONI

17 juillet 2025• 1ère chambre
CAA31Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-23TL01264

Avocat : SCP LACOURTE RAQUIN TATAR

17 juillet 2025• 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412189

**Résumé de la décision** Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par le syndicat mixte pour l'aménagement et de la gestion de l'île de Miribel-Jonage (Symalim) et la société Segapal d'une demande d'expertise judiciaire, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer les causes et conséquences de désordres (infiltrations) affectant un centre de pédagogie. La société Sens architecture et la société Terideal Tarvel s'opposaient à cette mesure en invoquant la prescription de l'action en garantie décennale. Le tribunal a rejeté cette exception, jugeant que le délai de la garantie décennale n'avait commencé à courir qu'à compter de la levée des réserves de réception des travaux, intervenue le 8 décembre 2014, et que la demande d'expertise, introduite le 6 décembre 2024, n'était donc pas prescrite. Estimant la mesure utile, le tribunal a fait droit à la demande d'expertise.

Avocat : COURTEAUD PELLISSIER

16 juillet 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2201602

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires de l'immeuble 23, rue Cardinale à Aix-en-Provence, qui demandait l'annulation de l'arrêté de non-opposition à déclaration préalable du 30 avril 2021, concernant une modification de façade au 21 rue Cardinale, ainsi que le refus implicite de retrait de cet arrêté. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables comme tardives les conclusions dirigées contre l'arrêté initial, en se fondant sur les articles R. 600-2 et R. 424-15 du code de l'urbanisme, après avoir constaté que l'affichage régulier sur le terrain avait fait courir le délai de recours contentieux à partir du 30 juillet 2021. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : COURANT

15 juillet 2025• 4ème Chambre
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406758

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. A et autres d’un recours en excès de pouvoir visant l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Mougins à la société Batigere Habitat. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la société Batigere Habitat tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.

Avocat : COSSALTER, DE ZOLT & COURONNE

15 juillet 2025
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2506158

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet d’une demande de titre de séjour formée par M. A. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant, titulaire d’un visa étudiant, ne justifiant pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : BAISECOURT

15 juillet 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2423728

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 3 300 euros à M. C pour les troubles dans ses conditions d'existence résultant de l'absence d'hébergement, malgré une décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire et une injonction du tribunal. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation en raison de sa carence fautive à exécuter la décision de médiation. Le préjudice a été évalué pour la période postérieure au 14 décembre 2023, M. C vivant avec sa compagne et leur enfant dans un hôtel géré par le Samu social.

Avocat : COURTOIS

11 juillet 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500336

**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande des consorts C. Cette mesure vise à déterminer la date de consolidation de l’état de santé de Mme Mélina C, née en 2004 avec une insuffisance rénale suite à une prise en charge au centre hospitalier de Nevers. La mission de l’expert, confiée à un néphrologue, est strictement limitée à l’évaluation postérieure au rapport d’expertise de 2016 et ne peut remettre en cause la responsabilité déjà établie par un arrêt définitif de la cour administrative d’appel de Lyon. La demande de frais de justice des requérants a été rejetée. La décision est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : COUBRIS, COURTOIS ET ASSOCIES

11 juillet 2025
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA00086

Avocat : AZINCOURT

11 juillet 2025• 4ème chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305781

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par plusieurs requérants d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler une autorisation d’occupation précaire et révocable délivrée par la Ville de Paris à la société Seqens. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité les requérants à confirmer le maintien de leurs conclusions, faute de quoi ils seraient réputés s’être désistés. Aucune confirmation n’étant intervenue dans le délai imparti, le tribunal a donné acte de leur désistement par ordonnance.

Avocat : CABINET SCP LACOURTE RAQUIN TATAR (SCP)

11 juillet 2025