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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 249 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 249

Décisions totales

383 581

Ordonnances

252 520

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : COUREffacer tout
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501057

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise à la demande de Mme C..., propriétaire d'un immeuble mitoyen du lycée Ozenne. La requérante invoque des désordres matériels (dégradation de la toiture, infiltrations) causés par les travaux de rénovation de la façade du lycée, réalisés sous maîtrise d'ouvrage de la région Occitanie. Le juge a considéré que la mesure était utile pour déterminer l'origine, l'étendue des désordres et les responsabilités en vue d'un éventuel litige de plein contentieux, et ce malgré l'existence d'expertises amiables non contradictoires. La solution retenue est l'organisation d'une expertise judiciaire, sans préjudice des responsabilités, les parties ne s'y étant pas opposées sous réserves.

Avocat : BOULET-GERCOURT VÉRONIQUE

28 janvier 2026
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401186

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. B... contestant la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le ministre, considérant que la décision contestée du 24 octobre 2023 n'avait pas été retirée. Sur le fond, le tribunal a annulé cette décision au motif que l'administration n'avait pas démontré que M. B... avait été informé des retraits de points successifs, en méconnaissance des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Il a enjoint au ministre de restituer les points illégalement retirés et de rétablir le permis de conduire de l'intéressé.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LACOUR AVOCATS

28 janvier 2026• 1ère chambre JU
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405881

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant la décision 48SI du 14 février 2024 du ministre de l’intérieur constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré du défaut de notification des décisions de retrait de points, cette notification n'affectant pas leur légalité. Il a également écarté les moyens d’insuffisance de motivation de la décision 48SI et de défaut d’information préalable, estimant que les obligations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route avaient été respectées.

Avocat : LACOUR AVOCATS

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403587

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par l’association Commission des Locataires et des Familles d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de rappel à l’ordre du président de Grand Lyon Habitat visant un de ses membres. L’association soutenait l’irrégularité de la décision faute de procédure contradictoire préalable. En cours d’instance, l’association s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant fin à l’instance sans examiner le fond du litige.

Avocat : COURTIN

27 janvier 2026• 4ème chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400889

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant seul, a annulé la décision "48 SI" du 30 avril 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur avait constaté l'invalidité du permis de conduire de M. B... pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas apporté la preuve qu'elle avait satisfait à son obligation d'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour deux infractions constatées sans interception du véhicule, privant ainsi le requérant d'une garantie essentielle. En conséquence, la décision attaquée a été annulée pour vice de procédure.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LACOUR

27 janvier 2026• Magistrat statuant seul
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2501974

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné les recours de Mme A... contre deux permis de construire tacites accordés par le maire de Thionville à la SNC IP1R pour un projet immobilier. La requérante soulevait de nombreux moyens, notamment des vices de procédure, l'insuffisance du dossier de demande, l'illégalité de la convention de projet urbain partenarial, et la méconnaissance du plan local d'urbanisme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens invoqués, considérant qu'ils n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l'urbanisme applicables. En conséquence, les demandes d'annulation des permis de construire et des décisions rejetant le recours gracieux ont été rejetées.

Avocat : SELARL COSSALTER, DE ZOLT & COURONNE

26 janvier 2026• 8e chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2405380

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... qui contestait la décision « 48 SI » du 14 novembre 2023 constatant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que cette décision, envoyée par courrier recommandé, avait été régulièrement notifiée le 4 décembre 2023, date de présentation du pli, et que le recours gracieux formé le 26 avril 2024 était tardif. Par conséquent, les conclusions dirigées contre la décision initiale et le rejet implicite du recours gracieux ont été déclarées irrecevables.

Avocat : LACOUR AVOCATS

26 janvier 2026• 1ère chambre - Juge unique
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500178

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme A... pour le préjudice résultant de l’absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation du 5 février 2020 la reconnaissant comme prioritaire et une ordonnance du 5 février 2021 enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de la reloger sous astreinte. La requérante, hébergée chez sa fille dans un logement inadapté, justifiait ses refus de propositions de logement par des motifs légitimes liés à son état de santé. La solution retenue engage la responsabilité pour faute de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : LECOUR

26 janvier 2026• Pole Social (JU)
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501668

Le Tribunal administratif de Nancy annule l'arrêté du 17 avril 2025 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B..., ressortissante tunisienne. Le tribunal estime que ce refus porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa communauté de vie avec son mari, titulaire d'une carte de résident, et de la naissance de leurs deux enfants en France. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer à Mme B... une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale ».

Avocat : SELASU AURORE DELCOUR AVOCAT

23 janvier 2026• Chambre 2
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536532

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative par M. E..., agent contractuel de l’université Paris Dauphine-PSL, contestant son licenciement pour insuffisance professionnelle. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, car l’intéressé n’établissait pas que ses difficultés financières étaient directement et exclusivement imputables à la décision contestée, ayant perçu l’intégralité de sa rémunération jusqu’à la date d’effet du licenciement et bénéficié d’une indemnité de licenciement. La solution retenue est le rejet de la demande de suspension, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : LECOUR

22 janvier 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507215

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme A..., ressortissante camerounaise, contestant le refus implicite du préfet de police de lui délivrer une carte de résident de dix ans en qualité de parent d'enfant français. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 12 de la convention franco-camerounaise et de l'article L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que Mme A... ne justifiait pas du niveau de maîtrise du français requis (niveau A2) pour l'obtention de cette carte, conformément à l'article L. 413-7 du même code et à l'arrêté du 25 avril 2023. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision implicite de refus.

Avocat : BAISECOURT

22 janvier 2026• 3e Section - 2e Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2305510

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation de la délibération du 4 juillet 2023 par laquelle le conseil municipal de Montastruc-la-Conseillère a approuvé la révision de son plan local d'urbanisme (PLU). La requérante invoquait plusieurs moyens, notamment l'absence de communication préalable des documents aux conseillers municipaux, l'irrégularité de l'enquête publique et une erreur manifeste d'appréciation concernant le classement de ses parcelles. Le tribunal a écarté l'ensemble de ces moyens, jugeant notamment que les vices de procédure allégués n'étaient pas établis ou n'entachaient pas la légalité de la délibération. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales, du code de l'urbanisme et du code de l'environnement.

Avocat : SCP COURRECH & ASSOCIES

21 janvier 2026• 6ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510291

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par MM. D... d’une demande de suspension de trois décisions de préemption urbaine prises par le maire de Guénange. En cours d’instance, la commune a retiré ces décisions, conduisant les requérants à se désister de leurs conclusions à fin de suspension. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a condamné la commune à verser 1 000 euros aux requérants au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL COSSALTER, DE ZOLT & COURONNE

21 janvier 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507824

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 3 000 euros à Mme B..., reconnue prioritaire pour un relogement d’urgence par la commission de médiation en juillet 2021, en raison de la carence fautive de l’administration à exécuter cette décision. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, à compter de l’expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission. Le tribunal a évalué le préjudice subi par la requérante, hébergée chez un tiers sans offre de logement, en fonction de la durée de la carence et des troubles dans ses conditions d’existence.

Avocat : LECOUR

19 janvier 2026• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504852

Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi en référé-suspension par la société Terideal Tarvel contre un arrêté préfectoral du 28 octobre 2025 lui ordonnant, sur le fondement de l'article L. 541-3 du code de l'environnement, d'enlever et traiter 2 145 tonnes de déchets. La société invoquait l'urgence en raison de l'atteinte grave à sa situation financière et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment pour défaut de procédure contradictoire. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société ne démontrant pas une disproportion entre le coût estimé de l'opération et ses capacités financières, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : CABINET COURTEAUD PELISSIER

19 janvier 2026
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2305720

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Guinier génie électrique d’une demande de condamnation de la commune de Neuilly-sur-Seine à lui verser 776 611 euros TTC au titre du solde du lot n°4 « électricité » d’un marché de construction d’un complexe multisport. La société imputait les retards et surcoûts à des insuffisances de conception et à une défaillance de la commune dans le suivi du chantier, notamment en raison du retard du lot « gros œuvre ». La commune a conclu au rejet de la requête et, subsidiairement, à la fixation d’un solde en sa faveur de 214 003,88 euros TTC, compte tenu de pénalités de retard de 270 412,35 euros. Le tribunal a rejeté la requête de la société Guinier génie électrique, considérant que les retards n’étaient pas imputables à la commune et que les pénalités étaient justifiées.

Avocat : SCPA COURTEAUD-PELLISSIER

15 janvier 2026• 3ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2516399

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer M. A..., ressortissant nigérian, afin de lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler, dans un délai de huit jours. Le requérant, victime présumée de logement indigne, avait déposé une demande de titre sur le fondement de l’article L. 425-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, mais l’administration n’avait pas renouvelé son récépissé après expiration. Le juge a considéré que l’urgence était établie et que la mesure sollicitée était utile, en l’absence de production de mémoire en défense par le préfet.

Avocat : BORIE BELCOUR

15 janvier 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509964

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la commune de Faulquemont visant à obtenir l'expulsion de M. et Mme A... d'un logement communal. Le juge a estimé que le bien, donné en location par un contrat de bail de droit privé, relevait du domaine privé de la commune et non du domaine public, ce qui rendait la juridiction administrative incompétente pour connaître du litige. En conséquence, la condition d'utilité de la mesure sollicitée n'était pas remplie, la contestation sérieuse sur la qualification du bien empêchant le juge des référés d'ordonner l'expulsion. La requête a été rejetée, et la commune a été condamnée à verser 1 500 euros aux occupants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL COSSALTER, DE ZOLT & COURONNE

13 janvier 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2213213

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de l'association Le Colombier, qui demandait l'annulation des refus implicites de communication de documents administratifs opposés par le préfet du Val-d'Oise, le département et l'ARS. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, faute pour l'association d'avoir saisi à nouveau la CADA après les communications partielles effectuées en juillet et août 2022, conformément aux articles L. 342-1 et R. 343-4 du code des relations entre le public et l'administration. À titre subsidiaire, il a estimé que les documents non communiqués étaient inexistants, rendant la demande sans objet. Les conclusions accessoires (injonction, astreinte, frais de justice) ont été rejetées par voie de conséquence.

Avocat : SCP LACOURTE RAQUIN TATAR

13 janvier 2026• 6ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508781

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, contestant l'arrêté préfectoral du 9 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation de signature régulière à la date de l'acte. Il a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sa famille pouvant se reconstituer en Albanie. En conséquence, les décisions subséquentes (refus de délai, interdiction de retour, fixation du pays) ont été validées, l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire n'étant pas démontrée.

Avocat : COURTIN

12 janvier 2026• 7ème Chambre