2 855 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 855
Décisions totales
383 581
Ordonnances
250 351
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la saisine de la commission du titre de séjour n'était pas obligatoire, le requérant ne remplissant pas les conditions pour se voir délivrer de plein droit un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 3 de l'accord franco-marocain, ni l'article L. 435-1 du CESEDA, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux intenses et stables en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A....
Avocat : JAIDANE
Avocat : ABITBOL DANA NATAF AVOCATS
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi en référé suspension par M. B..., ressortissant camerounais, contestant le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le requérant invoquait l'urgence liée à la rupture de son contrat de travail et des moyens tirés du défaut de motivation, de l'absence d'examen de sa situation, d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH et article L. 423-7 du CESEDA) et d'une erreur d'appréciation de la menace à l'ordre public (articles L. 432-1 et L. 412-5 du CESEDA). Le juge des référés a fait droit à la demande, suspendant l'exécution de la décision implicite de refus et enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... sous un mois, en s'appuyant sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : FOURDAN
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour du préfet du Nord. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, ne maintenant que sa demande de frais irrépétibles. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 800 euros à son avocat en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Avocat : FOURDAN
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite d’une demande de regroupement familial. En cours d’instance, le préfet d’Ille-et-Vilaine a accordé le bénéfice du regroupement familial, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces demandes. Il rejette toutefois la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : DANET
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension de la décision de l'ambassade de France à Addis-Abeba refusant un visa de long séjour à un mineur éthiopien au titre de la réunification familiale, au motif que le lien familial avec sa sœur, réfugiée en France, n'était pas établi. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'âge du demandeur (16 ans) et de sa situation d'isolement en Éthiopie. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en relevant que l'administration n'avait pas examiné si la requérante disposait de la tutelle légale de son frère, conformément aux articles L. 561-2 et L. 434-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de la décision de refus de visa et enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande dans un délai de huit jours.
Avocat : DANET
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de visa de long séjour opposé à M. B... par la commission de recours contre les décisions de refus de visa. Postérieurement à l’introduction de la requête, le visa sollicité a été délivré le 30 avril 2025, rendant les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. En application de l’article L. 761-1 du même code et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 500 euros à l’avocate de M. B..., sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.
Avocat : DANET
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... C... qui demandait la délivrance d'un titre de séjour ou d'un document provisoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, le requérant ne justifiant pas d'une situation particulière nécessitant une intervention dans les 48 heures, malgré les difficultés administratives liées à l'obtention d'un rendez-vous en préfecture. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge rappelant que les refus de rendez-vous peuvent être contestés par un recours pour excès de pouvoir ou un référé-suspension.
Avocat : ABITBOL DANA NATAF AVOCATS
Avocat : DANA
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait d'enjoindre à la rectrice de lui faire trois propositions d'admission en master 1. Le juge a considéré que la mesure sollicitée, visant à obtenir des propositions d'admission précises, présentait un caractère définitif et non provisoire, ce qui la rendait irrecevable dans le cadre d'une procédure de référé. Il a également estimé que l'urgence n'était pas suffisamment établie, la requérante n'ayant pas démontré que la situation actuelle compromettait gravement son projet professionnel. Enfin, la mesure n'a pas été jugée utile, le rectorat ayant déjà effectué de nombreuses sollicitations et justifié de l'organisation de commissions d'accès aux études.
Avocat : DANDAN
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » à une ressortissante chinoise de 78 ans. Le tribunal a estimé que ce refus méconnaissait l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la présence en France de ses quatre enfants et de sa petite-fille, de son hébergement et de sa prise en charge par eux, ainsi que de l’absence d’attaches dans son pays d’origine. Il a enjoint au préfet de lui délivrer le titre de séjour dans un délai de trois mois et a condamné l’État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Avocat : DANTON
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme E..., ressortissante marocaine, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 3 janvier 2026 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. La requérante contestait notamment le défaut d’examen de sa situation personnelle et familiale, l’absence de prise en compte de circonstances humanitaires, et une violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a annulé l’arrêté attaqué, estimant que le préfet n’avait pas suffisamment motivé sa décision au regard des critères de l’article L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et qu’il avait commis une erreur manifeste d’appréciation en ne prenant pas en compte l’évolution récente de la situation familiale de l’intéressée.
Avocat : SAIDANI
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A... d'une demande visant à assortir d'une astreinte une précédente ordonnance de référé du 17 avril 2025, laquelle enjoignait au préfet du Nord de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le requérant s'est désisté de ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte après que le préfet a pris un arrêté de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Par ailleurs, M. A... a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et une somme de 500 euros a été mise à la charge de l'État au titre des frais de justice, sous réserve des conditions prévues par la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : FOURDAN
Le Tribunal administratif de Caen annule la décision implicite de rejet du préfet du Calvados concernant la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant tunisien, en qualité de conjoint de français. L’annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de cette décision implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai d’un mois et condamne l’État à verser 1 200 euros à son avocate au titre des frais d’instance.
Avocat : AARPI CONCORDANCE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a examiné la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant le refus implicite de titre de séjour et l’arrêté préfectoral du 12 juin 2025 l’obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de M. B..., jugeant que les décisions attaquées étaient légales au regard des textes applicables, dont le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : AARPI CONCORDANCE AVOCATS
Avocat : WOLDANSKI
Avocat : WOLDANSKI
Le Tribunal Administratif de Lille (2ème Chambre) a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet du Nord du 8 août 2024. Ce refus de renouvellement de titre de séjour pour raisons de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire français, a été jugé légal. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure devant le collège de médecins de l'OFII était régulière. Il a également considéré que le refus ne méconnaissait ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 425-9 et L. 423-23), ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DANSET-VERGOTEN