249 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
249
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 377
Avec résumé IA
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de M. A, ressortissant camerounais, contestant le refus du préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A, qui avait sollicité le renouvellement de sa carte de séjour après son expiration, ne pouvait bénéficier de la présomption d'urgence applicable aux seuls renouvellements. Il n'a pas démontré de circonstances particulières établissant une précarité immédiate résultant de la décision contestée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Lille, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Nord refusant un titre de séjour et obligeant M. A à quitter le territoire, a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Montreuil. Cette transmission est fondée sur l’article R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, car M. A a été placé en rétention administrative à Bobigny, dans le ressort de Montreuil. Le tribunal a ainsi appliqué les règles de compétence territoriale en matière de contentieux des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait un arrêté du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait des moyens de légalité externe, notamment l'insuffisance de motivation et la méconnaissance du droit d'être entendu. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que Mme B avait été mise à même de présenter ses observations avant son édiction. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour. Par un mémoire, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction), désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. Sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 200 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle partielle déjà accordée.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’intéressée s’est vu délivrer une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2028, rendant sans objet ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces demandes. Il condamne en revanche l’État à verser 800 euros à son avocate au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La juridiction a constaté que le recours, enregistré le 11 janvier 2025, avait été introduit après l'expiration du délai de quarante-huit heures prévu par l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour les étrangers placés en rétention. Cette irrecevabilité manifeste, non susceptible d'être couverte, a conduit au rejet de la demande sur le fondement du 4° de l'article R. 922-17 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant le refus implicite du préfet du Nord de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la fixation d’un rendez-vous ne constitue pas une décision faisant grief et que le silence gardé sur une telle demande ne vaut pas décision implicite de rejet. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et celles fondées sur les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été rejetées. Le tribunal a également retiré le bénéfice de l’aide juridictionnelle à M. B, la procédure étant jugée manifestement irrecevable.