266 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
266
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 470
Avec résumé IA
Avocat : DE FROMENT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur la demande de l'Association Santé Pluridisciplinaire Argenteuil (ASPA), a rejeté sa requête visant à suspendre la décision de l'Agence Régionale de Santé (ARS) suspendant immédiatement l'activité de son centre de santé. Le juge a estimé que l'association ne justifiait pas d'une situation d'urgence particulière au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, compte tenu de la priorité accordée à la sécurité des patients et de la possibilité pour l'association de remédier aux manquements constatés. La solution retenue est fondée sur le code de la santé publique et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme A, agent territorial, qui demandait la condamnation de la commune de Lagny-sur-Marne pour harcèlement moral subi entre 2014 et 2019, sollicitant 300 000 euros de dommages et intérêts. La requérante invoquait un déclassement professionnel et un blocage de carrière, mais le tribunal a estimé que les éléments fournis ne permettaient pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 (repris à l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique). La commune a démontré que les décisions contestées étaient justifiées par des considérations étrangères à tout harcèlement, et les préjudices allégués n'ont pas été établis. En conséquence, le tribunal a rejeté l'intégralité des demandes de Mme A et l'a condamnée à verser 2 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C D, agent contractuel de la commune de Bondy, qui contestait un titre de recettes de 521,89 euros émis pour le recouvrement d’un trop-perçu de rémunération. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que le titre mentionnait lisiblement l’auteur de l’acte et que le bordereau était signé, conformément à l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, et que la signataire disposait d’une délégation de signature régulière. Il a également rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que le titre indiquait suffisamment les bases de la liquidation de la créance. Enfin, sur le fond, le tribunal a considéré que la commune était fondée à récupérer les sommes indûment perçues par M. D pendant son congé maladie, sans que la rétroactivité du recouvrement ne soit illégale.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société GCD Patrimoine d’une demande d’annulation d’un titre de recette émis par la commune de Moret-Loing-et-Orvanne pour un montant de 1 944 euros. La commune a informé le tribunal avoir annulé ce titre de recette le 9 août 2024, rendant la requête sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur la requête. L’ordonnance prononce donc un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de Mmes A et D, qui contestaient le refus implicite de la commune de Couzeix de les indemniser suite à l'exercice d'un droit de préemption urbain sur un bien qu'elles souhaitaient acquérir. Les requérantes soutenaient que la décision de préemption du 11 juillet 2018 était illégale, leur causant une perte de chance et des préjudices. Le tribunal a jugé que l'illégalité de la préemption n'était pas établie, car la commune avait agi dans un but d'intérêt général suffisant, conformément aux articles L. 210-1 et L. 213-11 du code de l'urbanisme. En conséquence, la responsabilité de la commune n'a pas été engagée, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
Suspension d'un agent territorial par le maire de Bondy. Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de Mme A contre l'arrêté du 17 octobre 2022. La suspension est une mesure conservatoire, non une sanction, et n'exige pas la communication préalable du dossier. Les faits de propos injurieux sont jugés vraisemblables et suffisamment graves pour justifier la mesure, fondée sur l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique.