360 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
360
Décisions totales
383 581
Ordonnances
250 270
Avec résumé IA
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa rejetant le recours de M. A... contre le refus de délivrance de visas de long séjour à ses trois frères mineurs. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, en l’absence de preuve d’une situation de vulnérabilité particulière des enfants en Guinée, où ils vivent avec leur mère, et en raison du délai de saisine du tribunal par le requérant. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet du Morbihan rejetant une demande de regroupement familial, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif du lieu de résidence du requérant, soit Pontivy (Morbihan), dont le ressort est celui du tribunal administratif de Rennes. Par ordonnance, le président du tribunal a transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Loire-Atlantique du 2 mai 2022 déclarant irrecevable sa demande de titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet a enregistré la demande de titre de séjour de l’intéressé le 12 novembre 2025. En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction. Il a toutefois condamné l’État à verser à M. A... une somme de 500 euros au titre des frais d’instance.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de visa de long séjour pour sa fille. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa, conformément aux articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Malgré une demande de régularisation du tribunal, Mme A... n'a pas produit la décision de cette commission ni la preuve de son saisine. L'ordonnance a donc été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nantes a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions en annulation et injonction, après que le préfet de la Loire-Atlantique lui a délivré une carte de résident de dix ans en cours d’instance. Le tribunal a condamné l’État à verser 800 euros à son avocate sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un recours pour excès de pouvoir contre des refus de visa de long séjour pour des membres d’une famille, dans le cadre d’une demande de réunification familiale. Le tribunal a constaté que les visas pour deux des requérants avaient été délivrés avant l’introduction de la requête, rendant celle-ci irrecevable sur ce point. Pour la troisième requérante, ayant renoncé à rejoindre sa mère en France, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 800 euros à l’avocate des requérants.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A... B... contre un arrêté du préfet de la Vendée l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge constate que, depuis l'introduction de la requête, l'intéressé a été libéré du centre de rétention d'Olivet et assigné à résidence dans la commune des Herbiers (Vendée). En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent. Il transmet le dossier au Tribunal Administratif de Nantes, dans le ressort duquel se situe le lieu d'assignation à résidence.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B... Marquis et M. D... Marquis d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer des visas de long séjour pour réunification familiale. Postérieurement à l’introduction de la requête, les visas sollicités ont été délivrés le 27 août 2025, rendant les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sans objet. Par ordonnance du 31 décembre 2025, le tribunal a constaté ce non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de visa de long séjour opposé à M. C... par l’autorité consulaire française à Tunis. Postérieurement à l’introduction de la requête, le visa sollicité a été délivré le 14 août 2024, rendant sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné l’État à verser 500 euros aux requérants au titre des frais de l’instance, en application de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance d’un visa de court séjour à M. B... par l’autorité consulaire à Dakar. Par un mémoire du 18 juillet 2025, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 22 octobre 2025. Aucune question relative aux dépens ou à l’article L. 761-1 du même code n’a été tranchée.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme C... d’un recours contre le refus implicite de délivrance d’un visa de long séjour pour conjoint de Français, opposé par la commission de recours contre les décisions de refus de visa. En cours d’instance, le visa sollicité a finalement été délivré le 9 juillet 2025, rendant sans objet les conclusions principales en annulation et injonction. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions et a rejeté la demande de frais de justice.