3 508 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 508
Décisions totales
383 581
Ordonnances
251 520
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante sénégalaise, contestant l'arrêté préfectoral du 25 avril 2025 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et a écarté l'ensemble des moyens soulevés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Avocat : DIARRA
Le Tribunal Administratif de Pau annule la décision du 28 août 2023 par laquelle le préfet des Pyrénées-Atlantiques a rejeté la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. B., ressortissant algérien. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait légalement fonder son refus sur l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, inapplicable aux Algériens, mais qu’il aurait pu exercer son pouvoir discrétionnaire de régularisation. En l’espèce, le préfet n’a pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en estimant que M. B. ne justifiait ni de considérations humanitaires ni de motifs exceptionnels, et la décision ne méconnaît pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La requête est rejetée.
Avocat : DIALLO
Avocat : DIALLO
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D... C..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 3 avril 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait légalement appliqué l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la production par l'intéressé d'un faux justificatif de domicile. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français, fondée sur ce refus légal, n'était pas entachée d'illégalité. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Avocat : NDIAYE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler la carte de résident de M. C..., ressortissant sri-lankais réfugié. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. C... dans un délai de deux mois, sans lui ordonner la délivrance immédiate du titre.
Avocat : DIAKITE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... épouse D... qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise le 10 juin 2025. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le moyen tiré de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour était inopérant, la requérante n'ayant pas sollicité d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que Mme B... ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans ni d'une vie privée et familiale suffisamment ancrée pour bénéficier d'un titre de séjour, en application de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Avocat : DIALLO
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 24 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation. Il a également jugé que le requérant ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Avocat : ORE DIAZ
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour, fondé notamment sur les articles L. 423-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, désistement dont il a été donné acte par ordonnance. Ses conclusions indemnitaires, visant à obtenir 2 000 euros pour privation de droits sociaux, ont été rejetées comme manifestement insuffisamment précisées, sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Enfin, les frais d’instance ont été rejetés, aucune condamnation n’étant prononcée au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : N DIAYE CATHERINE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 24 mai 2022 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Par un jugement du 17 juin 2022, le tribunal avait sursis à statuer dans l’attente d’une décision de l’autorité judiciaire sur la nationalité française de l’intéressé. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité M. B... à confirmer le maintien de sa requête, ce qu’il n’a pas fait dans le délai imparti. Par ordonnance du 29 janvier 2026, le magistrat désigné a donc constaté le désistement d’office de la requête.
Avocat : DIALLO
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer Mme B... et de lui remettre son titre de séjour déjà fabriqué, dans un délai de dix jours. La requérante, ressortissante sénégalaise, justifiait d'une urgence caractérisée par le risque de perte de son emploi, son employeur exigeant la production du titre. Le juge a également assorti cette injonction d'une astreinte de 50 euros par jour et condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme B... au titre des frais de justice.
Avocat : DIALLO
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait la condamnation solidaire des sociétés Colas Ile-de-France Normandie et AXP Urbicus à lui verser 80 000 euros pour une chute survenue le 19 septembre 2016 sur la place Marcel Cachin à Gentilly. La requérante invoquait un défaut de sécurisation du chantier, mais le tribunal a estimé que les éléments produits (certificat médical et dépôt de plainte) ne suffisaient pas à établir le lien de causalité direct entre l'ouvrage public et le dommage, condition nécessaire pour engager la responsabilité du maître d'ouvrage. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, de même que les appels en garantie formés par la société AXP Urbicus. Les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Avocat : NDIAYE
Avocat : BERRADIA
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. E..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 27 octobre 2025 du préfet des Hauts-de-Seine l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision légalement fondée. Il a notamment considéré que la décision était suffisamment motivée et signée par une autorité compétente, et a rejeté les autres griefs soulevés, dont la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DIALLO
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'accord franco-tunisien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions de refus de séjour, d'éloignement, d'interdiction de retour et de fixation du pays de destination.
Avocat : N DIAYE CATHERINE
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A..., professeur détaché à l’AEFE à Madagascar. Le requérant contestait le refus de renouvellement de son détachement et la fin de sa mission au 1er septembre 2026, invoquant notamment une atteinte à sa vie privée et familiale. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les conséquences alléguées (retour en France, séparation familiale) n’étant pas suffisamment graves et immédiates au regard de l’éloignement de la date d’exécution des décisions. Aucun texte spécifique n’est mentionné comme ayant été appliqué pour fonder le rejet.
Avocat : DIANI
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B..., ressortissant angolais, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne ordonnant son transfert aux autorités portugaises. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Il a jugé que la procédure de détermination de l'État responsable était régulière, les autorités portugaises ayant accepté la prise en charge de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté de transfert.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 13 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pendant trois ans. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'accord franco-algérien était inopérant, l'arrêté ne faisant pas suite à une demande de titre de séjour. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France. Enfin, le tribunal a considéré que l'interdiction de retour n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : FADIABA-GOURDONNEAU
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme E..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Garonne d’autoriser le regroupement familial pour son époux. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence en raison d’une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le préfet avait pu légalement rejeter la demande sur le fondement de l’article 4 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, en raison de la présence irrégulière de l’époux en France, sans que cela ne méconnaisse l’article 8 de la Convention.
Avocat : DIAKITE
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. B..., demandeur d'asile palestinien, d'un recours en excès de pouvoir contre la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 31 décembre 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure et une méconnaissance des articles L. 551-16 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a annulé la décision de l'OFII, jugeant que le motif retenu, à savoir la dissimulation d'un fait par le demandeur, n'était pas établi et que la décision était entachée d'une erreur de fait. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de rétablir M. B... dans le bénéfice des conditions matérielles d'accueil et de lui verser l'allocation pour demandeur d'asile de manière rétroactive, sous astreinte.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI