3 508 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 508
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 721
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du garde des sceaux du 17 novembre 2025 plaçant M. C... au quartier de lutte contre la criminalité organisée du centre pénitentiaire d'Alençon Condé-sur-Sarthe. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas présumée en la matière et que le requérant n'apportait pas de justifications suffisantes pour caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle, malgré ses allégations sur les conditions de détention dégradantes. En conséquence, la requête a été rejetée sans audience publique en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET DIALEKTIK AVOCATS (AARPI)
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Avocat : DIAWARA
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 4 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance du droit à être entendu, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : DIAWARA
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait d’enjoindre à la sous-préfecture du Raincy de le convoquer pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était plus remplie, dès lors que l’intéressé avait déjà obtenu une convocation pour le 2 avril 2026, laquelle le maintenait en situation régulière et l’autorisait à travailler jusqu’à cette date. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur la jurisprudence relative à l’appréciation concrète de l’urgence.
Avocat : DIARRA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution des arrêtés du 7 décembre 2025 par lesquels le préfet de police de Paris a obligé Mme B... à quitter le territoire français et l'a interdite de retour. La juge a estimé que la requête était irrecevable concernant le refus de titre de séjour, cette décision étant inexistante dans les arrêtés attaqués. S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français et de l'interdiction de retour, la demande a été rejetée car la requête au fond, déposée par Mme B..., avait déjà suspendu leur exécution en application de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DIARRA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’assignation à résidence de M. A..., ressortissant russe, prise par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les arguments du requérant relatifs à l’entrave à son activité professionnelle et aux risques en cas de renvoi en Russie étant insuffisants, d’autant que l’audience au fond était imminente. La requête a été rejetée en application de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : DIARRA
Avocat : MAILLIET-WOZNIAK LIDIA
Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du préfet de police du 30 juillet 2025 portant obligation de quitter le territoire français. Le juge retient que la demande d'asile de Mme A... avait été rouverte par l'OFPRA avant l'édiction de l'arrêté, ce qui lui conférait un droit au maintien sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 531-40 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision d'éloignement méconnaît ces dispositions et est annulée. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai d'un mois.
Avocat : VAHEDIAN
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante pakistanaise, qui contestait le refus de l’OFII de lui octroyer les conditions matérielles d’accueil. La décision attaquée était fondée sur l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison du dépôt tardif de sa demande d’asile (plus de 90 jours après son entrée en France). Le tribunal a estimé que l’administration avait procédé à un examen sérieux de sa situation et que la requérante n’apportait pas la preuve de sa vulnérabilité alléguée (syndrome dépressif) pour justifier un motif légitime de retard. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais d’instance ont été rejetées.
Avocat : DIAZ
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral du 6 janvier 2026 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'une insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté mentionnait les considérations de droit et de fait nécessaires, notamment en se fondant sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la préfète avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle du requérant. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande d'annulation de M. A....
Avocat : DIAZ
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. C... pour contester deux titres exécutoires émis par le collège Madame E... afin de recouvrer des frais de demi-pension pour son fils. Le tribunal a annulé ces titres et déchargé M. C... des sommes réclamées (108,90 € et 141,90 €), au motif qu’un jugement du juge aux affaires familiales l’avait dispensé de contribuer aux dépenses d’éducation de ses enfants en raison de son insolvabilité. La décision relève également que les titres exécutoires ne mentionnaient pas les bases de liquidation, en méconnaissance des obligations applicables.
Avocat : DIAZ
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant un arrêté préfectoral du 18 septembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, la signataire bénéficiant d’une délégation régulière, et a jugé la décision suffisamment motivée en droit et en fait. Sur le fond, il a estimé que l’éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l’intéressé, au regard de son entrée récente en France et du rejet de sa demande d’asile, en application de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Avocat : DIANCOUMBA
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par un ressortissant bangladais demandant une injonction pour obtenir un rendez-vous de légalisation de son acte de naissance, nécessaire à l'instruction de sa demande de naturalisation. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu du risque de classement sans suite de son dossier de naturalisation et de l'absence de réponse des services consulaires français au Bangladesh malgré ses démarches. Il a enjoint au ministre de l'Europe et des affaires étrangères de convoquer le requérant à un rendez-vous de légalisation dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : VAHEDIAN
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (12ème chambre) a annulé la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer un titre de séjour "réfugié" à M. A..., ressortissant afghan. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose la délivrance de la carte de résident dans un délai de trois mois suivant la reconnaissance de la qualité de réfugié. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. Les conclusions relatives au refus de renouvellement du récépissé n'ont pas été examinées au fond.
Avocat : VAHEDIAN MINA
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C... qui demandait à bénéficier d'un hébergement d'urgence. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant indiqué à l'audience avoir obtenu un hébergement pour la nuit. Par ailleurs, la demande était mal dirigée, le département de la Seine-Maritime n'étant pas compétent pour l'hébergement d'urgence des personnes majeures isolées, cette compétence relevant de l'État. Aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a donc été caractérisée.
Avocat : BERRADIA NEJLA
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande d'admission au séjour de Mme A..., ressortissante sénégalaise. Le tribunal a jugé que cette décision était illégale en raison du défaut de motivation, la requérante ayant demandé la communication des motifs sans obtenir de réponse, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : NDIAYE
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Seine-et-Marne le 25 octobre 2023. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi qu'aux articles L. 611-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DIALLO
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. C..., ressortissant congolais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C..., fondé sur les articles L. 435-1, L. 611-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DIALLO
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 10 juin 2025 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation, estimant que M. A... ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, condition requise par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A....
Avocat : DIARRA